‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 27 sur 99 · MALEDICTION · texte numérisé non relu

MALEDICTION

Ed altro disse t ma non l'bo a mcntre

Damte.

Et d'autres choses encore; mais je ne Ict ai plus dans I*esprit.

Qu'il erre sans repos, courbé dès sa jeunesse, Un des sables sans borne oà le soleil renaisse

Sitôt qu'il aura lui l Comme un noir meurtrier qui fuit, dans la nuit sombre, S'il marche, que sans cesse il entende dans l'ombre

Un pas derrière lui !

En des glaciers polis comme un tranchant de hache. Qu'il glisse, et roule, et tombe, et tombe, et se rattache

De Tongle à leurs parois I Qu'il soit pris pour un autre, et, râlant sur la roue, Dise : « Je n'ai rien fait 1 » et qu'alors on le cloue

Sur un gibet en croix,

Qu'il pende échevelé, la bouche violette I Que visible à lui seul, la mort, chauve squelette, Hie en le regardant 1

Que son cadavre souffre, et vive assez encore Pour sentir, quand la mort le ronge et le dévore. Chaque coup de sa dent !

Qu'il ne soit plus vivant, et ne soit pas une kme ! Que sur ses membres nus tombe un soleil de flamme

Ou la pluie à ruisseaux !

Qu'il s'éveille en sursaut chaque nuit dans la brume. Et lutte, et se secoue, et vainement écume

Sous des griffes d'oiseaui !

AoAt i 82S.

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