‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 3 sur 99 · DE LA SEPTIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA SEPTIÈME ÉDITION

Ce livre a obtenu le seul genre de succès que Fauteur puisse ambitionner en ce moment de crise et de révolu* tion littéraire : vive opposition d'un côté, et peut-être quelque adhésion, quelque sympathie de l'autre.

Sans doute, on pourrait quelquefois se prendre a regretter ces époques plus recueillies ou plus indifférentes, qui ne soulevaient ni combats ni orages autour du paisible travail du poëte, qui l'écoutaient sans Tinterrompre et ne mêlaient point de clameurs à son chant. Mais les choses ne vont plus ainsi. Qu'elles soient comme elles sont.

D'ailleurs tous les inconvénients ont leurs avantages. Qui veut la liberté de l'art doit vouloir la liberté de la critique; et les luttes sont toujours bonnes. Maio pertculosam liber tatem.

L'auteur, selon son habitude, s'abstiendra de répondre ici aux critiques dont son livre a été l'objet. Ce n'est pas que plusieurs de ces critiques ne soient dignes d'attention et de réponse ; mais c'est qu'il a toujours répugné aux plaidoyers et aux apologies. Et puis, confirmer ou réfuter des critiques, c'est la besogne du temps.

Cependant il regrette que quelques censeurs, de bonne foi d'ailleurs, se soient formé de lui une fausse

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