‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 129 sur 222 · MARQUISE DÉFERRÉE · texte numérisé non relu

MARQUISE DÉFERRÉE

« Un jeune marquis mal aisé, ayant épousé une vieille comtesse fort riche, se divertissait ailleurs à ses dépens et ne la ménageait point du tout, souhaitant même avec impatience qu’elle mourût, parce qu’en vertu de la donation qu’elle lui avait faite de tous ses biens, il aurait été en état de choisir une jeune femme qui lui aurait plu. La vieille ne reconnaissait que trop la faute qu’elle avait faite. Mais les mépris de son époux n’étaient pas ce qui l’alarmait le plus. Elle craignait qu’il ne lui prit envie de se défaire d’elle ; et, venant un jour à se trouver au plus mal, elle dit tout haut qu’elle était empoisonnée.

« — Empoisonnée ! lui dit le marquis en présence de gens; cela pourrait-il bien être? qui accusez-vous de ce crime?

« — Vous, lui répondit la vieille.

« — Ah ! messieurs, s’écria le marquis, rien n’est plus faux. On n’a qu’à l’ouvrir tout à l’heure : on verra la calomnie *. »

i « Htnagiana. •

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