PALAPRAT
L’inséparable collaborateur de l’abbé Brueys restait au Temple, chez le grand-prieur.
Il dit, en manière de confidence, à un de ses amis qui était venu lui serrer la main une dernière fois :
— J’ai voulu prévenir le ridicule que tant de gens se donnent quand ils ont fait fortune, et profiter de mon bon sens, pendant qu’aucune métamorphose ne l’avait encore altéré. Je fis donc un manifeste de précaution. Voici quelques articles : Quand je serai devenu riche, si je me fais descendre des comtes de Toulouse, je mentirai. Si je fais de magnifiques descriptions des charges et des terres qui ont été dans ma maison, autant de faussetés. Si je fais tomber la conversation sur la noble éducation que mes parents m’ont donnée, sur mon gouverneur, sur la somme destinée à mes menus plaisirs : PAS UN MOT DE vrai. Si je soutiens que j’ai dépensé de grandes sommes à servira mes crochets M. de Vendôme :