‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 153 sur 222 · PAGAN1NI · texte numérisé non relu

PAGAN1NI

L’illustre maestro succomba, le 27 mai 1840, à une phthisie laryngée, — laissant plus de quatre millions.

La veille de sa mort qui lui semblait d’ailleurs imminente, il disait à sa servante en lui donnant de Targent pour la dépense du jour :

— Zulietta, j’ai bien envie de manger des pigeons...

— Eh bien, monsieur, ajoutez encore douze sous et vous en aurez.

— Douze sous ! s’écria Paganini avec une affreuse, grimace; douze sous! tu veux donc me ruiner, Zulietta... Allons, tüche,ma pauvre fille, d’en avoir un pour huit... car, vois-tu, mon enfant, il y a beaucoup de petits os dans un pigeon.

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