PONS DE LA CASE DE MIRAMBEAU
De Thon raconte que cet ami de François de Lanoue,
1 « Réflexions sur «s grand» t ouïmes qui sont morts on plaisantant. »
surnommé « Bras de fer », ayant été tué dans un combat, on trouva dans une de ses bottines l’épitaphe suivante, qu’il avait pris soin de composer à l’avance :
» Desine migrantem lugere, viator et hospes.
a Non careo patria, me caret ilia magis. »
( Passant, cesse de pleurer ma mort, plus fatale à mon pays qu’à moi.)
I,A DUCHESSE DE PBASLIN.
Cette duchesse, qui mourut le onze avril 1784, déshérita ses propres enfants, persuadés qu’ils n’étaient autres que les bâtards d’une actrice substitués par son mari à ses enfants légitimes. — Elle légua malicieusement au duc de Praslin le « modèle du cheval de bronze » : on sait qu’on appelait ainsi la statue d’Henri IV sur le Pont- Neuf.
PRÉCAUTIONS D’OUTKK-TOMBE.
Un condamné à mort demande, sur l’échafaud, de quoi se rafraîchir. On lui présente un verre de bière qu’il repousse en disant :
— La bière fait venir la gravelle.
Un Allemand qui se trouvait dans la même situation, fit une réflexion du même genre. Soufflant sur la bière qu’on lui oflrait :
— La mousse, dit-il, engendre la pierre.
Tallemant des Réaux raconte les deux anecdotes suivantes : *
Un extravagant des environs de Fontainebleau, condamné par les médecins, « se couchait de temps en temps dans sa tombe, pour voir s’il y serait à son aise et disait aux ouvriers :
« — Encore un coup de ciseau, cela me blesse à l’épaule. »
« Un autre fit mettre un petit verrou en dedans de sa bière afin d’y être en sûreté. »