‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 20 sur 222 · BOURET (OE LA. COMÉDIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

BOURET (OE LA. COMÉDIE FRANÇAISE

Cet acteur était très-aimé de tout le monde, même de ses camarades qui se cotisèrent pour donner à sa veuve

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une somme de mille francs et 'convinrent 'de pensionner ses enfants jusqu’à Page de vingt et un ans.

« ... De mémoire d’homme, on u’a point vu d’enterrement pareil à celui de Bouret, non à raison de la magnificence de la pompe, mais par l’aflliclion qui régnait sur tous les visages. Tous ses camarades y ont assisté, sauf le sieur Molé qui faisait faire ce jour-là un service pour sa femme, le sieur la llive qui est malade, et le sieur Préville. Tous les divers officiers, suppôts, valets de théâtre de la Comédie, s’étaient fait un devoir de s’y rendre et tous pleuraient et sanglotaient aussi. Le sieur Desessarts s’est signalé par-dessus les autres et a été tellement suffoqué de sa douleur qu’il s’est trouvé mal *. »

Quel contraste avec la façon dont était mort l’excellent Bouret ! — Il afail fait ses adieux à la vie, le verre en main, en compagnie de Carlin, le spirituel bouffon, qui, un jour pressé de raconter comment son père avait fini, s’écria d’un air navré :

— Hélas! le pauvre homme mourut du chagrin de se voir pendre.

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