I.F.S OBIfilNAUX
mes héritiers s’en puissent prévaloir de mon dit bien, ni d’en user avant qu’on n’aie pourvu à ladite impression, qui ne se pourra certes monter à beaucoup, car j’ai vu force imprimeurs, comme il y a à Paris et à Lyon, qui, s’ils ont mis une fois la vue, en donneront plutôt pour les imprimer* qu’ils n’en voudraient recevoir; car ils en impriment plusieurs gratis qui ne valent les miens. Je m’en puis bien vanter, même que je les ai montrés, au moins une partie, à aucuns qui les ont voulu imprimer sans rien, s’assurant qu’ils en tireront bien profit, voire encore m’en ont prié; mais je n’ai voulu qu’ils fussent imprimés durant mon vivant. Surtout je veux que la dite impression en soit en belle et grande lettre, et grand volume, pour mieux paraître, et avec privilège du roy, qui l’octroiera facilement, ou sans privilège. s’il se peut faire. Aussi prendre garde que l’imprimeur n’entreprenne ni suppose autre nom que le mien, comme cela se fait. Autrement je serais frustré de ma peine et de la gloire qui m'est due. »