LE CHEMIN DU PARADIS
Un amateur de bon vin faisait ce joli raisonnement à son confesseur, qui lui reprochait sévèrement d’avoir abusé du jus delà treille et lui déclarait qu’il n’échapperait aux flammes éternelles qu'à la condition de manifester le plus profond repentir :
— Mon père, le bon vin fait de bon sang, le bon sang produit la bonne humeur, la bonne humeur fait naître les bonnes pensées, les bonnes pensées produisent les
bonnes œuvres el les bonnes œuvres conduisent l'homme dans le ciel ; donc le bon vin doit m'ouvrir les portes du paradis.
— Ainsi-soil-il ! dit le pasteur.