UN DERNIER EXPLOIT
Un voleur anglais, allant au supplice, fait arrêter la charrette devant la maison d’un cabaretier et l’appelant
— N’avez-vous pas perdu, lui dit-il, une aiguière d’argent ?
— Oh ! oui, répondit le cabaretier ; il n’y a pas assez longtemps que cela m’est arrivé pour que je l’aie oublié
— Eh bien! faites-moi boire un coup et je vous promets de vous en donner des nouvelles.
On lui verse plusieurs rasades et sa soif étant apaisée :
— C’est moi, dit-il, qui vous ai pris votre aiguière. Soyez tranquille, je vous la rapporterai à mon retour.