‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 8 sur 222 · ARLEQUIN · texte numérisé non relu

ARLEQUIN

Un des médecins renommés du xviii* siècle, Sylva, appelé près d'un malade consumé d’une bile noire :

— Je vous conseille, lui dit-il, d'aller voir Arlequin : c’est la meilleure drogue que je puisse vous faire prendre. Riez et vous serez sauvé.

— Hélas !

— Pourquoi hésiter ?

— Arlequin n’est autre que moi-méme.

Le pauvre Dominique (c’était le vrai nom du bouffon I ne tarda pas à succomber à son inexorable mélancolie.

Page 1