‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 99 sur 222 · HOMMAGE RENDU A LA BOURSE · texte numérisé non relu

HOMMAGE RENDU A LA BOURSE

Un commerçant de Londres qui avait gagné à la Bourse une fortune évaluée à 00,000 liv. sterling, fit un de scs cousins son légataire universel, avec cette clause formelle qu’il serait obligé de se rendre tous les jours à la Bourse à deux heures et de n’en sortir qu’à trois. Rien ne devait l’en dispenser, si ce n’est une maladie bien constatée. Dans le cas où, en parfaite santé, il aurait secoué le joug qui lui était imposé, l’héritage serait passé de plein droit dans des mains désignées et qui ne demandaient qu’à s’en saisir. — Le pauvre diable d’héritier était sous la surveillance d’une police des plus actives. Il vécut plus malheureux qu’un serf attaché à la glèbe. 11 avait la passion des voyages et ne pouvait s’éloigner de Londres que le dimanche. Si l’on enviait ses 60,000 liv. sterling, on n’enviait guère sa position.

Page 1