Vasham en cas de succession
Nombres, V, 5-10. Si un homme ou une femme se rend coupable d'un préjudice à l'égard d'un tiers, c'est une offense envers Yahvé et cette personne a péché {ashama). Il y a lieu à restitution entière augmentée du cinquième. Au cas où la personne lésée aura disparu et n'aura pas laissé de proche parent, l'objet restitué, augmenté du cinquième, reviendra à Yahvé, c'est-à-dire aux prêtres et cela en plus du bélier expiatoire. A ce propos, on pose la règle générale que toute part, prélevée d'après les règles du rituel sur les offrandes, appartient aux prêtres.
11 s'a^'il dans ce paragraphe d'ol)jets d'origine toute dilTérenle, mais l'analogie de la destination suffit à établir le rapprochement. Pour Nombres^ V, 7-8, Vasham est l'objet qu'on s'est indûment approprié — comme pour le hattat, le sacrifice a pris le nom du péché — et dans ce cas, rentre la faute que faillit commettre Abimelek envers Sara, ou celle qui consiste à avoir commerce avec une esclave qui ne vous appartient pas, ainsi que nous l'avons noté plus haut. 11 est un cas particulier prévu par iJvit., X.XII, 14, où le bélier expiatoire ne
1) Bertholet, Levitu..-, j-. .■■',.
2) Celte conviction résultera d'un présage quelconque, ou du fait que l'individu est atteint par la soufrrance ou simplement, comme le suppose Dillmann, parce que sa prière n'aura pas été exaucée.
paraît pas exigé : « Si quelqu'un avait, par inadvertance, mangé une chose sainte, il y ajoutera le cinquième en sus, qu'il donnera au prêtre avec la chose sainte. » 11 n'y a aucune raison de croire que ces prescriptions ou de toutes semblables n'existaient pas avant l'exil. La comparaison que fait Jérémie, II, 3, est suggestive : « Israël est une chose sainle, appartenant à Yahvé, les prémices de sa récolte : ceux (]ui en font leur nourriture sont en faute , il leur arrivera malheur. ;>