ANARCHIE ET PRÉTENDUES CESSIONS DE LA LORRAINE
Il n’est pas douteux qu’en Lorraine le loyalisme dynastique envers la descendance de Charlemagne n’a cessé de se combiner avec la volonté tenace de rester un Etat franc, autonome et distinct.
A ce double point de vue, Gislebert aurait pu, en cas de disparition du souverain légitime, aspirer au principat. Mais Charles le Simple, quoique captif, n’était pas déchu du trône; de là un trouble des esprits, des luttes intestines entre Lorrains, et finalement une anarchie de plusieurs années (923-25) qui ouvrit la porte à l’usurpateur saxon.