Springer-Michaelis, p, 86, lig
3. Michaelis, dans les dernières éditions de son manuel {Handbuch9 , p. 36o), penchait à rattacher inversement la double stoa grecque des temps hellénis-
* tiques au double portique desapadanas. L'hypothèse est nettement contredite par la chronologie; nous connaissons en Grèce des doubles stoas qui remontent pour le moins au milieu du vi' siècle, donc plus haut que les plus
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i" Quant à la forme générale de l'habitation et de l'édifice, les différents peuples de l'Orient ancien procèdent fréquemment de la même manière. Leur méthode de construction a d'évidents rapports avec celle des Cretois ; par contre, elle est en contraste absolu avec celle des Hellènes. Nous pensons en avoir fait la preuve et ne plus avoir à revenir sur ce point. Il faut donc abandonner le point de vue de M. K. Lange qui supposait une transmission des types monumentaux entre l'Orient et la Grèce. Il faut même rejeter toutes les hypothèses particulières qui tendent à établir, d'après des analogies superficielles et fortuites, un rapport de filiation entre la forme du naos grec et celle de tel monument oriental des âges antérieurs.
2° En ce qui concerne spécialement les plans hypostyles, on retiendra que, dans tout l'Orient, l'Egypte seule nous fournit des points de comparaison avec la Grèce. En général l'édifice oriental se développe par la juxtaposition de plusieurs bâtisses, non par l'agrandissement d'une seule au moyen de supports intérieurs. Les Égyptiens cependant ont su tirer de leur habitation primitive, peu à peu développée, le modèle d'une grande salle à colonnes. De toutes les conceptions de l'art oriental, celle-là est la plus digne d'attention. L'hypostyle égyptien répond en somme au même besoin, procède de la même idée que l'hypostyle grec; mais il s'en distingue par ses dispositions essentielles, par sa large façade, son ordonnance périptère ou pycnostyle, par son toit surélevé en forme de lanterneau. C'est une solution entièrement différente appliquée au même problème. On peut dire que ces deux types hypostyles, dont l'un naquit en Grèce, l'autre en Egypte, sont les créations capitales de l'architecture ancienne. Pendant toute l'antiquité nous les retrouverons en concurrence.
anciens palais persans. Cela autorise à renverser le rapport d'influence établi par Michaelis et à supposer une imitation du portique grec par les constructeurs de Persépolis.