Athen., V. 2o5, d
2. Pour le monument circulaire cl'Arsinoé à Samolhrace, construit vers 285 (Springer-Michaelis, p. 357, fig. OgS), la forme curviligne pourrait être encore motivée par ie caractère chtonien du culte kabirique, comme c'est certainement le cas pour le grand télcstérion à abside.
3. Waldslcin, Argive Heraeum, p. 112 et suiv., pi. IX et XII.
LA DESCENDANCE DU MEGARON l85
l'appentis, est commun à toutes les architectures. Le propre des Grecs c'est d'avoir fait avec ce promenoir, au lieu d'une installation secondaire, adossée à d'autres bâtiments, une construction indépendante. On sait déjà comment ils y ont réussi: en lui donnant la même ossature qu'à une salle fermée. La stoa grecque n'est autre chose qu'un mégaron ou qu'un naos très allongé, dont un mur latéral a été remplacé par une colonnade. La preuve en est que, pour l'élargir, on aura recours exactement aux mêmes méthodes que s'il s'agissait d'un temple ou d'une salle close. On placera d'abord une rangée unique de colonnes, dans l'axe de l'édifice, sous le faîtage. S'il en est besoin, on ira jusqu'à deux rangées parallèles. Le plus souvent, on s'en tiendra au premier système, qui n'a pas ici les mêmes inconvénients que dans le cas du temple, puisque la colonnade médiane ne masque plus une statue de culte ou quelque autre motif principal. Mais le plan à deux rangées trouvera plus d'une fois des partisans, par exemple à Mégalopolis, dans la grande stoa de Philippe II i.
Comme autrefois le mégaron, comme maintenant la cella du temple, la stoa ne connaît que trois ordonnances : c'est une construction oblongue, à un, deux ou trois vaisseaux. Nous n'avons pas à entrer ici dans le détail de son histoire et à énumérer les variantes qu'on introduit parfois dans ses dispositions secondaires. Il nous suffira de reconnaître en elle une nouvelle application du bâtiment oblong issu de la maison primitive. Pour l'histoire générale de la grande architecture, elle a moins d'intérêt que d'autres types d'édifices, parce qu'elle ne réussira guère à s'acclimater hors des cités grecques. Les grandes constructions, complètement closes de murs, telles que les arsenaux ou les salles d'assemblées, sont à considérer de plus près, d'abord comme étant beaucoup moins connues, et aussi parce que leur exemple aura dans la suite de bien plus longues conséquences.
I. Gardner, Loring, etc., Excavat. at Mégalopolis, p. Oo et suiv., pi. XV; r«'dirice retrouvé par les savants anglais est bien celui dont parle Paiisanias (Vlll, 3o, 0), comme dédié par Philippe II fils d'Amynlas; les parties hautes ont peut-être été reconstruites au second siècle av. J. G. (cf. Liv., XX.\VIII, 3'i), mais les fondations, où l'on trouve à la fois les deux formes de crampons
M et I 1, semblent bien dater du iv' siècle. Il n'y a donc pas lieu de
supposer comme M. Richards (Excavat. ^ p. io5) que Pausanias a confondu Philippe 11 avec Philippe V.
l86 l'édifice HIPOSTYLE