I. Liv., XXVI, 27, 3, cf. plus loin p
3. Richter, Topogr. d. St. Ftonij p. 196 et suiv.; Jordan, Forma urbis, p. 44; Bull. d. Istit., 1892, p. i34.
mention après lui est le portique du Clivus capitolinus construit en l'année 174'.
Pendant toute la période antérieure au second siècle un seul édifice civil représente, pour l'histoire de l'architecture, autre chose qu'un nom. Mais il a quelque importance et peut avoir exercé une longue influence sur les œuvres monumentales des âges suivants. C'est la Curia ou salle des séances du Sénat. Si la première Curie ne fut pas élevée, comme on le racontait, par TuUus Hostilius, du moins ressort-il de cette tradition qu'on la tenait pour un ouvrage fort ancien et qu'elle en avait l'apparence. Pour toutes les raisons qu'on va voir, il faut se représenter l'édifice, et c'est le point qui nous intéresse, comme un naos grec à front étroit. 11 ouvre la série de ces curiae oblongae, dont parle Vitruvea, qu'on pourrait prendre pour des temples désaffectés. La Curia Julia, édifiée par César pour remplacer l'ancienne salle du temps des rois, est figurée sur des monnaies d'Auguste comme un temple sans péristyle ni prostyle, couronné d'un grand fronton 3. Telle fut encore la Curie que construisit Dioctétien en 3o5 de notre ère, après que la précédente eut été détruite dans un incendie. L'église S. Adriano, on s'accorde aujourd'hui à le croire, recouvre exactement la place et utilise en partie les murs restés debout de la curie dioclétienne. C'est un bâtiment oblong, du type grec, qui présentait vers le Forum son petit côté.
Nous avons déjà vu en Grèce des salles d'assemblées, comme le Phokikon, reproduire exactement le plan et l'ordonnance intérieure du naos classique, issu du mégaron. Pour ce qui est de la Curie romaine, on avait des raisons très particulières de la rendre pareille aux temples des dieux. Elle était, dans toute la force du terme, un édifice consacré. Toute réunion du Sénat débutait par un sacrifice et revêtait le caractère d'une cérémonie religieuse. Pour que le sénatus-consulte fût valable, dit Aulu- Gelle, d'après Varron, il devait avoir été rendu dans un templiim, c'est-à-dire dans un lieu désigné et délimité par les augures V