Perrol-Chipiez, VII, p
2. Perrot-Chipiez, VI, p. O98 et suiv., pi. XII; Dorpfeld, Troja u. Ilion, I, p. 92.
3. Middleton, dans Journ. Hell. Stud.y 1887, p. i65; cf. aussi Joseph, Palâste d. homer. Epos, p. 74 et suiv.
i. Hypothèse réfutée par E. Gardner, dans Journ. Hell. Stud., 1901, p. 298 et suiv.
5. La présence de quatre colonnes autour du foyer n'est pas un argument à faire valoir en faveur du lanterneau. Cf. ci-dessus, p. 49.
LE MÉGARON MYCÉNIEN
Aussi bien peut-on imaginer un dispositif beaucoup plus simple. Certaines urnes-cabanes, trouvées en Italie, ont sur leur toit pointu des sortes de lucarnes, évidemment faites pour servir de cheminées! (Jig. 2U). Elles sont disposées comme de petites mansardes, de manière à présenter leur ouverture dans un plan
FiG. 24.
Urne-cabane italienne.
vertical. Tout comme le lanterneau, mais par un système beaucoup plus simple, elles livraient à la fumée un passage oblique, où ne pouvait pénétrer la pluie. Peut-être avait-on procédé de même pour le mégaron. Une ou plusieurs ouvertures semblables percées dans la toiture au-dessus du foyer pouvaient remplir à moins de frais le même office que le kiosque central restitué par Chipiez et M. Dôrpfeld.
Une autre solution également simple était encore possible, celle dont s'accommodent parfois des paysans et des sauvages d'aujourd'hui. Elle consiste à percer une ouverture, non pas dans la toiture elle-même, mais dans le mur de façade, au haut du pignon, juste au-dessous de la faîtière. La fumée qui monte du foyer central rampe le long des poutres, jusqu'à l'extrémité du comble et y trouve cette issue. Certaines maisons campagnardes de la basse Allemagne (fig. 25), surmontées d'une haute toiture triangulaire, n'ont pour toute cheminée qu'une semblable lucarne 2. Des Indiens du Brésil, qui construisent de grandes huttes à trois vaisseaux, couvertes de la
I. Durm, Bauk. d. Rumer, p. 45, fig. 44; p. 44, fig. 43; Modestow, Introd. à'I'Hist. romaine, pi. XXVIII, a.
'2. Muchau, Pfahlhausbau, p. i84, fig. 29 ; Arcfdv d. \'ereins d.Naturgeschichte in Mecklenburg, «908, i, pi. 4.
même manière, ménagent au sommet des deux pignons deux fenêtres triangulaires clayonnées, par où la fumée s'échappe au dehors k
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FiG. 25.
Maison allemande avec ouverture au sommet du pignon.