‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 41 sur 218 · VI. V éclairage et V aération du mégaron · texte numérisé non relu

VI. V éclairage et V aération du mégaron

Le logis mycénien, comme les vieux bâtiments de Dimini, abritait un foyer central. Par où s'échappait la fumée de ce foyer? On a remarqué que les stucs de Tirynthe, recueillis dans les décombres de la salle principale, n'étaient nullement noircis i. Si les troglodytes, ou les premiers bâtisseurs de huttes, dans la Grèce préhistorique, ont pu se passer de cheminées^ il n'en était certainement plus de même à l'apogée de l'art mycénien.

Gomment une issue pour la fumée était-elle ménagée dans le toit du mégaron, c'est le point qui n'a pas encore été tiré au clair. M. Dorpfeld et Ghipiez imaginent un véritable lanterneau2, un pavillon prenant son point d'appui sur les quatre colonnes qui entourent le foyer, et recouvrant un orifice ouvert au milieu du comble. M. Middleton suppose un dispositif analogue dans sa restitution de la maison homérique 3. C'est ce lanterneau que désignerait chez Homère l'expression non encore expliquée : pûys; [j.cyapsio {Od., XXII, i5i). G'est par cette issue que Mélanthios, acrobate émérite, pénétrerait dans le thalamus d'Ulysse pour y chercher des armes'».

Une telle installation paraît quelque peu compliquée pour l'époque mycénienne. L'architecture classique elle-même n'y aura jamais recours. Le lanterneau est un motif architectonique que les Hellènes semblent avoir longtemps ignoré. G'est encore dans la Salle hypostyle de Délos que nous en trouverons, à la fin du III* siècle, le premier exemple nettement attesté. Nous avons donc quelque motif de mettre un fort point d'interrogation devant la restitution de M. Dorpfeld 5.

elle a été réfutée par S. Reinach (Cultes, mythes, rel., 3, p. 68 sq. ; Peo. archéoL, 1907, II, p. 59 et suiv ). Quand Pindare dit que les Corinthiens ont été les premiers à placer des àsTo-jç sur la façade des temples, le mot doit être pris au sens propre à'aigles et non de frontons.

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