Sotiriadis, Ibid., p. 3o
74 l'édifice hypostyle
colonnade ait entouré une cella, c'est ce qui semble peu probable, puisque les seules fondations retrouvées à l'intérieur de l'ellipse ne peuvent être attribuées, comme le voulait M. Bulle, à la même époque'. Il faudrait donc se représenter l'édifice comme un simple pavillon, ouvert à tous les vents ^. L'existence d'un autel, entre les colonnes, n'est pas suffisamment attestée par le dépôt de cendres qu'ont rencontré les fouilleurs. Les cendres abondent toujours sur l'emplacement des sanctuaires. C'est pour en avoir trouvé dans l'Altis, sur les ruines des maisons néolithiques, qu'on avait confondu deux de celles-ci
Qavec les restes du grand autel de Zeus. Faute de précisions plus grandes, retenons du moins ce fait, qu'un seul des trois bâtiments curvilignes de Thermos, celui du Nord, peut être tenu FiG " ^^^^ vraisemblance pour un héroon. Celui du Sud, où ne subsistait nulle trace de sépulture, paraît de Gonnoi. n'être qu'une habitation ; le troisième, dont il ne reste que la ligne de dalles, semblerait plutôt une construction d'apparat, un temple-baldaquin, sans cella centrale. Si ces trois ruines des premiers temps doriens ont toutes la même forme elliptique, cela ne se peut expliquer que par un recul momentané de l'architecture et un retour général aux plans curvilignes.
Cette conclusion pouvait paraître douteuse il y a encore très peu de temps. Elle est devenue indiscutable depuis qu'on a découvert en Thessalie et en Eubée des édifices» curvilignes identiques à ceux de Thermos et comme eux postérieurs à l'âge mycénien.
En 1 9 1 1 , à Gonnoi, dans la région de Volo, M. Arvanitopoullos a terminé le déblaiement d'un petit temple en forme de fer à cheval (fig. 27)^. L'édicule, plusieurs fois reconstruit sans doute sur ses premières fondations, a subsisté pour le moins jusqu'au iv" siècle. Il était dédié à Athéna Polias comme l'attestent de nombreuses inscriptions. Des restes de chapiteaux très