Ibid., p. 28 et suiv
3. Fimmen, Zeit u. Dauer d. kret. myken. Kultar, p. 18 et suiv.; Noack, Ibid., p. Sa.
4. Sur les ruines de Phylakopi, où apparaît encore le mégaron continental, à la fin du minoen récent 11, cf. plus loin. p. lai et suiv.
LA CUETE I I 7
subit la domination de l'art continental. Le mégaron hellénique est acclimaté en Crète et le labyrinthe minoen ne renaîtra plus de ses ruines. Le (-aractère indigène des monuments crétois ne se marquera plus guère que par des dispositions de détail, des modifications secondaires apportées aux modèles helléniques. Le temple archaïque de Prinia • sera, par exemple, un naos de type grec, dont la porte s'ouvre entre deux colonnes Cretoises. Il faut cependant noter une tendance obstinée des architectes crétois à donner aux temples moins de profondeur ([u'on ne faisait en Grèce, ou même à prendre pour façade le plus long côtéde la cellaa.
Rappelons qu'une discussion, aujourd'hui close, s'est élevée naguère à propos de la date qu'il convient d'assigner, dans la chronologie Cretoise, à l'invasion achéenne et à l'importation en Crète des types d'architecture continentaux. M. D(")rpfeld attribuait aux Achéens la destruction des premiers palais de Knossos et de Phaestos, et croyait reconnaître dans les nouveaux palais l'œuvre au moins partielle des envahisseurs 3. MM. Mackenzie^» et Noack ^ ont très minutieusement et très complètement réfuté cette thèse. 11 ne leur a pas été difficile de montrer que jusqu'à la fin de l'Age minoen récent, l'architecture Cretoise ne modifie aucune de ses méthodes traditionnelles et demeure constamment fidèle au même modèle de construction. Rien ne décèle dans les nouveaux palais de Knossos, de Phaestos, d'ilaghia Triada une influence étrangère. M. Dorpfeld