‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 73 sur 218 · Gournia, p. aS; Oelmann, Ibid., lig · texte numérisé non relu

Gournia, p. aS; Oelmann, Ibid., lig

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d'un fait isolé, mais d'une migration dont la Crète tout entière fut submergée.

Les constructions mycéniennes d'Haghia Triada sont bien connues et depuis longtemps signalées i. Elles comprennent un réseau de murs de terrasse très ruinés, et les fondations d'un édifice oblong, rectangulaire, avec prodomos et thalamos. M. Noack a démontré que ces ruines forment un ensemble à part, nettement distinct de l'habitation Cretoise qu'elles recou- \Tent2, laquelle est contemporaine des seconds palais de Knossos et de Phaestos3. Le grand édifice de type hellénique a dû s'élever quand le premier palais d'Haghia Triada était déjà détruit. Comme la maison de Gournia mentionnée plus haut, il atteste un changement profond dans l'histoire de la ville et son occupation par les Grecs du continent. Quant à la destination de cette salle rectangulaire, précédée et suivie d'une pièce plus petite, l'état actuel de la ruine ne permet guère de la préciser. M. ?soack hésite à y reconnaître une habitation, parce que dans les logis mycéniens le mégaron n'est jamais prolongé delà sorte par une arrière-chambre. On peut lui objecter qu'à Sesklo, à Dimini, et dans la seconde Troie, le bâtiment principal de l'habitation présente cette triple division. Le mégaron prémycénien se prolongeait quelquefois par une arrière -chambre, un thalamos peu profond qui annonce l'adyton ou l'opisthodome du futur temple classique. Sans doute n'est-ce qu'un simple hasard si cette disposition ne s'est pas encore rencontrée dans des ruines de l'époque mycénienne. Peu importe dailleurs que ce bâtiment soit ou non la partie centrale d'un corps de logis. Ce qui nous intéresse et ne saurait être contesté, c'est qu'il ressemble à la maison grecque continentale, autant qu'il diffère des édifices minoens ^.

L'histoire de l'architecture Cretoise proprement dite prend fin au moment où disparaissent les grands palais de Knossos, de Phaestos, d'Haghia Triada. Passé cette date, l'île tout entière

1. Cf. en dernier lieu Noack. Ovalhaus a. Palast, p. 20 et suiv. ; fig. 5. M. Bulle a contesté, à ce qu'il semble sans raisons convaincantes, le caractère mycénien ou achéen des plus récentes constructions d'Haghia Triada (Berl.

phil. Woch.y 1910, col. 1208 et suiv.).

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