‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 76 sur 218 · Noack, Ovalhaus, p. i cA suiv · texte numérisé non relu

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supposait que ces édifices avaient été construits pour les chefs achéens par des architectes indigènes. Ils devraient, dans ce cas, combiner dans des plans d'un caractère hybride des éléments mycéniens et des éléments crétois. Or, on chercherait en vain dans ces édifices les dispositions distinctives du logis mycénien. Par contre, on y trouvera sans exception toutes celles qui nous ont servi à définir dans ses tendances particulières et originelles l'architecture Cretoise. Le prétendu mégaron de Phaestos, que M. Dôrpfeld regardait comme une addition achéenne au palais minoen, a été reconnu par M. Mackenzie pour une sorte à^ propylée. M. Noack, enfin, s'est chargé de démontrer que cette entrée monumentale était de pur style crétois, et n'avait qu'en apparence un rapport avec le porche des palais mycéniens i .

En résumé, voici quelles phases, inégalement difîérenciées, on peut distinguer dans l'histoire de l'architecture Cretoise préclassique, et à quel moment précis intervient l'imitation des œuvres mycéniennes.

1° Période néolithique curviligne, attestée directement par un fond de cabane de Phaestos 2; indirectement, par des tombes à coupoles, des urnes -cabanes et par la maison archaïsante de Chamaizi-Sitia.

2" Période primitive de la construction rectiligne (comprenant la fin de l'âge néolithique et le minoen ancien) : maison néolithique de Magasa, ossuaires de Kastri, vieil édifice de Palaikastro, maisons à Vasiliki.

3" Période des premiers palais de Knossos et de Phaestos (minoen moyen I et II).

4° Période des seconds palais de Knossos et de Phaestos '^ (du minoen moyen III au minoen récent II), palais d'Haghia Triada, maisons à Pseira, à Moklos; maisons à Gournia^ à Phylakopi.

5° Période achéenne ou mycénienne (minoen récent II et au delà), importation du mégaron; édifice d'Haghia Triada, maisons à Gournia, à Phylakopi.

1. Noack, Ibid., p. 4 et siiiv. M. Dussaud (Civil. préhelL, p. 117) conteste qu'il s'agisse d'un simple propylée; mais de toute manière, il faut convenir que cette salle ne pouvait jouer dans le palais crétois le même rôle que le mégaron dans le manoir mycénien. Qu'on en fasse un lieu d'habitation ou un vestibule, on ne lui trouvera pas de pareil dans les ruines du continent.

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