Fl. Pétrie, Tell-el-Amarna, pi. XL
3. Perrot-Chipiez, I, p. 485, iig. 269; Wilkinson, Manners, I, p. 345.
h. Par exemple, le petit temple de Khons à Karnak (Perrot-Chipiez, 1, p. 354 ; Springer-Michaelis, p. ^9, fig. 7:?). Le péristyle est complet à Louqsor et à Medinet-Abou (Perrot-Chipiez, I, p. 377, fig. 217; p. 387, fig. 221, 323).
5. Herod., II, i/jS : « aùXt] 6à ixâ<7Tri TisptcrTuXo; A''0ou Xîuxo-j àptJio(T|j.£vo'j Ta [i(x\i<yzx T> .
6. E. Naville, Deir-el-Bahari, Yl, pi. 169 (Egypt Explor. Fund, 1894-1908); XVIII» dynastie.
7. Mémoires de l'Institut du Caire, VI, p. 1 7 et suiv. ; J.-E. Gautier et G. Jéquier. Fouilles de Licht, p. 17 et suiv.; pi. \IV, essai de restauration, par MM. Dufour, Munier, André.
î5o l'édifice hypostyle
d'offrandes subsiste encore in sita, dans un angle du quadrilatère compris entre les colonnes. Les explorateurs de Licht supposent que cet espace était découvert et que la péristasis supportait un simple auvent. Le fait est probable, mais non certain. Sur les fondations subsistantes on pourrait restituer, aussi bien qu'une cour périptère, une salle périptère avec une toiture de bois recouvrant tout l'espace central i.
Cette variété de temple a sans doute pour prototype une habitation primitive consistant en un simple péristyle. Les maisonnettes en terre cuite de Rifeh nous font connaître un type de logis où les bâtiments se groupent et se superposent d'un seul côté de la cour. Il n'était pas plus difficile, étant donnée leur forme large et peu profonde, de les disposer sur quatre côtés et d'enclore complètement l'espace hypèthre.
Quoi qu'il en soit, le péristyle se montre à nous de bonne heure et à maintes reprises, dans les ruines de la vallée du Nil. Plus généralement, la colonnade à quatre faces est un motif favori des constructeurs égyptiens. Elle comporte deux applications également fréquentes en Egypte, également étrangères à l'architecture européenne : la cour périptère et la salle périptère.
VllI. V éclairage des constructions. Le lanterneau égyptien.
L'agrandissement de l'édifice dans tous les sens obligeait l'architecte à chercher au problème de l'éclairage des solutions nouvelles. Une maison médiocrement spacieuse pouvait s'éclairer par sa porte d'entrée ou par des fenêtres. Dans les constructions de plan complexe et de grande étendue, ce moyen ne valait plus que pour les chambres donnant sur le dehors ; les autres ne pouvaient plus recevoir la lumière que par le haut. Les Cretois avaient recours dans le même cas aux puits de lumière. Les Égyptiens inventèrent un système d'éclairage plus ingénieux et d'une application plus commode, le lanterneau. Une partie du toit, à l'ordinaire la partie centrale, est plus ou moins surélevée,
I. On peut opposer à cette hypothèse, et c'est en effet une très forte objection, qu'une chapelle funéraire, annexe d'une pyramide, devait être une construction durable et toute de pierre; mais il reste à expliquer dans la restitution proposée pourquoi la table d'offrandes est précisément placée dans l'espace découvert.
L ORIENT
de manière à former au-dessus de l'édifice une sorte de pavillon, dont les parois ajourées laissent pénétrer la lumière. Ce système comporte maintes variantes et le lanterneau prend des aspects divers suivant l'espèce de salle qu'il s'agit d'éclairer i . Le principe en est déjà connu dans les maisons en miniature de Rifeh (Fig. UU), Dans les chambres ou les chapelles qui composent la partie arrière du temple, on lui donne une très faible hauteur, et ses ouvertures ne sont souvent que d'étroits soupiraux. C'est
Fig. 5o.
Le lanterneau dans la grande salle de Karnak.
dans les grandes salles hypostyles qu'il prend le plus d'importance et d'élévation (Jig. 50). Il dispense ici de percer des fenêtres dans les hautes murailles, ce qui n'était pas par définition impossible, mais eût altéré au dehors et au dedans le caractère de l'édifice. L'effet produit par la colonnade intérieure, aux fûts énormes et pressés, aux chapiteaux épanouis, serait à coup sûr amoindri, si les cimes de cette forêt granitique n'étaient pas baignées de lumière. Le problème de l'éclairage parle haut étant résolu, c'était ici le cas ou jamais d'en mettre la solution en pratique.
On compare souvent les vaisseaux surélevés des hypostyles ïhébains à ceux des premières basiliques chrétiennes et de nos cathédrales. Le rapprochement n'est pas injustifié, mais il faut prendre garde qu'il concerne seulement le système d'éclairage, nullement l'ordonnance des colonnades. De la présence ici et là d'un grand lanterneau médian il ne faut pas conclure à une