I. Cf. ci-dessous chap. VIII
l'orient 1A9
espace hypèthre, exactement carré, bordé de quatre colonnes sur toutes ses faces ». A Tell-el-Amarna, une grande habitation englobe une cour rectangulaire, pareillement entourée d'un portique continu 2. Une maison plus modeste groupe toutes ses chambres autour d'une salle carrée, avec ciel ouvert et bassin central, toute semblable à l'atrium romain 3. Malgré l'absence de colonnes, ce dispositif se rattache évidemment au même principe que les précédents. C'est une cour périptère, où la faible largeur de l'espace à couvrir a permis de supprimer les supports de l'auvent.
De l'habitation, le motif du péristyle a passé dans la grande architecture. On sait que, parmi les temples de la période thébaine, plusieurs ont une cour bordée sur trois ou quatre côtés par une colonnade simple ou double^. Le péristyle incomplet, en forme de n, où manque le portique antérieur ne fait pas ici une apparition isolée. Nous retrouverons plus tard la même colonnade à trois faces dans des édifices profanes de l'époque ptolémaïque comme le symposion-skéné de Ptolémée 11; du symposion alexandrin, elle passera dans l'œcus de la maison romaine.
En décrivant le Labyrinthe du Fayoum, Hérodote mentionne des cours entourées de colonnes 5. Un sanctuaire célèbre, d'un type particulier, le « Sublime des Sublimes » à Deir-el-Bahari, a pour centre un rectangle hypèthre entièrement bordé de colonnes ^j. Un petit temple funéraire de la XIP dynastie, récemment exhumé dans la nécropole de Licht, nous offre encore un exemple du même plan?. 11 se compose uniquement d'un mur plein, entourant un espace à peu près carré, et d'une péristasis intérieure de gros piliers quadrangulaires. Le monument, qui a deux portes symétriques sur deux côtés opposés, servait de vestibule à la seconde enceinte de la nécropole. Une table
1. Fl. Pétrie, lUahun, Kahun, Gurob, pi. \VI ; Maspero, Hist. anc, I, p. 817; Springer-Michaelis, p. 29, fig". 71.