‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 12 sur 129 · LES TEXTES · texte numérisé non relu

LES TEXTES

La légende se trouve déposée dans trois classes de textes, le texte syriaque, le texte arménien, et les textes grecs.

I. — La langue syriaque a été, comme Eusèbe nous rapprend, la langue dans laquelle la légende a été primitivement rédigée. Elle y porte actuellement le titre de Doctrine d' Addaï, l'apôtre i|«« A * ^,), )U\ <Av>). M. Cureton en a, le premier, découvert et publié en 1864 un texte incomplet1,

1. Ancient syriac documents relat. to the earliest etablishem. of Christianily in Edessa, London, 1864. — M. Cureton étant morl avanl que la publication ne parût, c'est M. Wright qui l'a achevée. Le texte occupe l^s pages 5-23 de la partie syriaque, et les pages 6-23 de la traduction anglaise.

tiré de deux mss. de Nitrie au British Muséum, le ms. addit. 14654, fol. 33, et le ms. addit. 14644, fol. 1-0, le premier peut-être du ve, le second du vr siècle1. M. Phillips, plus heureux, en a découvert dans un ms. de la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, qui paraît être du vie siècle, le texte complet. Il l'a publié en 1876 2. Ce texte est long : il n'occupe pas moins de 53 pages in-8° : mais il représente la même rédaction que les fragments de M. Cureton, car les variantes dans les parties communes sont à peu près insignifiantes.

II. — Nous avons de la Doctrine d'Addaï une traduction arménienne faite au ve siècle. Elle suit assez fidèlement l'original jusque vers la fin, où elle s'en sépare sensiblement. M. J.-R. Émine en a publié le premier une traduction française3 dans la Collection des Historiens anciens et modernes de l'Arménie de M. V. Langlois. 11 a seulement omis d'y comprendre les trois discours de l'apôtre et son éloge ainsi que celui du clergé édessénien, comme ne venant pas directement à l'histoire. Un môchitariste, le P. Alishan, a comblé cette lacune, en publiant, un an plus lard, d'après le même ms., une nouvelle traduction française complète4.

III. — 1° Au premier rang des textes grecs, il faut placer le chapitre 13, liv. I, de Y Histoire ecclésiastique d'Eusèbe3, dans lequel il dit nous donner la traduction d'un document syriaque plus ancien, tiré des archives publiques d'Édesse. Le liv. II, chap. 1,6, 7. contient aussi quelques additions sur le même sujet.

2° Les rédactions grecques indépendantes sont au nombre de deux. — L'une est contenue dans deux mss., le cod. Pain Pour la description des mss., V. Wright, datai, of syr. mss. in (lie. Brit. Muséum acquired since tke year 1 8 o R . t. TU. p. 1081 et Mis::; et Cureton, An<-. syr. doc, p. 117 et 149.

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