‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 3 sur 129 · Assem., Bibl. Or., I, p. 394, u° xiv · texte numérisé non relu

Assem., Bibl. Or., I, p. 394, u° xiv

3. V. B. II. Cowper, Anàleeta Niaaena, 10; Mansi, Sacr. Conc. Collectif}, II, p. 694 et 099. — Sou nom s'écrit de diverses manières. (V. Payne Smith, Thésaurus syriacus, 1, p. 114.)

4. S. Jérôme, Euseb. chronic, lih. II. ad ami. Abr. 2233 : Abgdrus vir sanclus, vegnavit Edessx, ut vult Af ricanas. (V. Routh, Beliquise sacr se, 2e édit, t. «11, p. 307.)

5. Dion Cassius, i.xxvn, 12. Marquardt (Rom. StaatsDerwalt., t. I, 2'' édit., p. 436) place le fait eu 215, d'autres en 216. Denys de Telmahar (Assem., H. <).. 1. p. 423 et p. 388, en note) le place eu l'année d'Abraham 2233 (=217/218). — C est à cette époque probablement qu'il faut rapporter ['Apologie syriaque attribuée fausse ment à Mélitou, et qui parait avoir été adressée à Caracalla, pendant son séjour enOsrhoène, par quelque chrétien de Mabug ou des environs. (V. Pitra, Spicileg. Soles?n., Il, p. xxxvui et suiv.; Curetou, Spicileg. Syriac; Gebhardt et Harnack, Texte und Unlersuchungen zur Gesch. der altckristlichen Liter., I. p. 261 et suiv.

ici d'Abgar VIII, qui régna, suivant Gutschmid ', de l'an 176 à l'an 213, et à la cour duquel Jules Africain séjourna peutêtre quelque temps ".

C'est sous le règne de ce prince qu'eut lieu la fameuse inondation de Tan 201, dont un document presque contemporain, inséré dans la Chronique de la ville, nous a conservé l'émouvant récit3. Entre les édifices victimes du désastre, signalés par les notaires d'Édesse auteurs du document, nous trouvons le temple de l'église des chrétiens. Cette mention d'un monument chrétien, faite par des personnages officiels païens *, indique assez qu'au commencement du nir siècle, le christianisme était à Édesse d'une notoriété publique. Il ne pouvait d'ailleurs en être autrement, le roi étant chrétien ou près de le devenir5.

Il y avait du reste à la cour, vers cette même époque, un homme capable, à lui seul, de donner au christianisme une notoriété, s'il en eût été besoin : je veux parler de Bardesane.

Bardesane (en syriaque Bardaisân)6 était né le 11 Juillet 1547, à Édesse. Ses parents, Nôha'mâ et Nahaschiram8

1. Die Kônigsnamen in den apokryphem Apostelgeschichten, dans le Rheinisches Muséum fur Philologie, neue Folge, xix, 2, p. 171 et suiv. — Cette chronologie n'est pas sans difficulté, mais te n'est pas ici le lieu de la discuter.

2. Le fait est certain si les Kiaxoi sont de Jules Africain. Voir cet ouvrage, ch. 29, dans les Veterum mathemçdicorum opéra, éd. Thévenot, p. 300 et suiv.

3. Chronic. Edess., ap. Assem., B. 0., I, p. 390 et suiv.. D'après Assemani [ib.x p. 392), Le document inséré serait de l'an 217 environ. — Je fixe cette inondation a l'an 201, car elle est du mois de Novembre, an des Grecs 513.

4. La forme de la mention, le, temple de l'église des chrétiens, montre suffisamment que 1rs rédacteurs n'étaient pas eux-mêmes chrétiens.

o. Cet Abgar en effet était un couvert! C'est de lui probablement qu'il est question dans le Livre de la loi des contrées, attribué à Bardesane, mais qui est plutôt d'un de ses disciples (Curetou, Spicil. sgr.. p. 20; Langlois, Collect. des Histor. de l'Arm., 1, p. 92). .

6. C'est-à-dire fils du Daisân. Le Daisàn, en grec ^-/.t'pTiç, te Sauleuf, est le fleuve qui coulé à JÉdesse ; autrefois il traversait la ville. Suivant Bar-Hebraeus (Chron. Ecclesiasl., éd. Abbeloos et Lamy, p. 45 et suiv. . Bardesane aurait reçu ce nom, parce que sa mère l'avait mis au m. nid.' sur les bords du fleuve. Ce nom, en grec, s'écrit de diverses manières. Bap8v)ffâvY)ç, BapSurâw]; nu Lîapor.cr'.a- VT,;. Sur Bardesane v. Hahn, Bardesanes gnosticus Syrorum prim. hymnol., 1819; Merx, Bardesanes von Edessa, 1863; Hilgenfeld, Bardesanes der letzte Gnostilcer, 1864; et l'excellent article de Hort dans le Dict. of christ, biog., 1, p. 250 et suiv.

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