Cod. Vindob
6. Acta Thaddsei {codd. Paris. ,1 Vindob. XLV), le Pseudo-ConstaDtin dans la première tradition qu'il rapporte, Cedrenus, Nicéph. Calliste.
7. Die Edess. Abgs. auf ifire Fortbild. unters., p. î- et i.'i.
nouveau développement. La narration tend ainsi à se rapprocher de plus en plus de la forme populaire ' de la légende de sainte Véronique. Suivant YÉpitre à Théophile* . en effet, Jésus a essuyé non point l'eau mais la sueur découlant de son visage : ajoutons, avec le Pseudo-Constantin 3, qu'il ne s'agit pas d'une sueur naturelle, mais de la sueur de sang de Gethsémani que le Sauveur a essuyée avec un linge présenté par un de ses disciples. Après cela il ne reste plus qu'une dernière confusion à faire : Édesse, dit la Géographie du vartabied Yartan, est Ourrha où l'on apporta l'image de Jésus-Christ qui n'a pas été faite par une main humaine, et qui est la Sainte Véronique *. Hannan rapporte donc à Édesse ses deux trésors, la lettre et l'image5. Mais ce voyage, on le pense bien, ne peut s'accomplir sans quelque prodige. Et puis, une seule image, c'est bien peu pour contenter tout le monde. Aussi \ecod. Yindob. 315 en connaît-il deux dont voici l'origine. Les envoyés d'Abgar (ce manuscrit en compte deux sans en nommer aucun), les envoyés d'Abgar, en revenant à Édesse, s'arrêtent aux portes d'une ville nommée Hiérapolis, dans une tuilerie, et cachent entre deux briques le portrait de Jésus-Christ. Au milieu de la nuit, une colonne de feu s'élève dans le ciel à cet endroit. Le gardien de la ville, qui aperçoit la lumière, appelle à grands cris, et les habitants, découvrant l'image, veulent se l'approprier. Mais ils trouvent qu'une copie s'en est reproduite sur une des briques qui la cachaient. Ils prennent donc la copie, et laissent les deux hommes continuer leur route avec l'original. A un mille environ d'Edesse ceuxci rencontrent un paralytique : l'attouchement de la sainte face le guérit. Sa guérison est annoncée au roi qui envoie au devant de la relique. — L'histoire de la brique est aussi
1. Je dis <• populaire », car toutes ces circonstances ne se trouvent pas dans les anciens textes : Y. par exemple l'écrit intitulé Mors Pilati dans Tischendorf. Èvang. apocr., lre édit., p. 433.
2. Il faut y joindre Ordericus Vitalis, Bar-Hebraeus et le ms. arabe 51. Les deux derniers ne parlent pas expressément <le sueur [cum facîèm siuun tergeret).