GAULE AQUITAINE
Limoges. — Saint Martial, des soixante-douze disciples, l'apôtre de l'Aquitaine. Il serait l'enfant présenté par le Sauveur comme modèle d'humilité.
Bordeaux. — Saint Martial et ses disciples.
Agen. — Saint Martial et ses disciples.
Poitiers. — Saint Martial.
Angoulêœe. — Saint Ausone, disciple de saint Martial.
Mende, — Saint Sévérien, disciple de saint Martial.
Rodez. — Saint Amantius, disciple de saint Martial.
Cahors. — Zacliée le Publicain, sous le nom de saint Amadour. Le pèlerinage de Roc-Amadour lui devrait son origine.
Saintes. — Saint Eutrope, disciple de saint Pierre.
Périgueux. — Saint Front, des soixante-douze disciples.
Auch. — Saint Sévérien , disciple de saint Martial.
Bourges. — Saint Ursin, des soixante-douze disciples, serait Nathanaël, chargé par Notre-Seigneur de faire la lecture à la dernière cène. Envoyé en Gaule par saint Pierre, il aurait apporté du sang de saint Etienne, premier martyr.
Némossus (Clerœont-Ferrand). — Saint Austremoine, disciple de saint Pierre.
Anicium (le Puy). — Saint Georges, des soixante-douze disciples.
La Liniagne. — Saint Nectaire, disciple de saint Pierre.
Autun. — Saint Amator, serviteur de la sainte Vierge et disciple de saint Denys l'Aréopagite.
GADLE BELGIQUE.
Trêves. — Saint Materne, saint Euchaire et saint Valère, celui-ci des soixante-douze disciples, envoyés par saint Pierre.
Strasbourg. — Mêmes origines.
Metz. — Saint Clément, disciple de saint Pierre et plus tard l'un de ses successeurs.
Toul. — Saint Mansuet, disciple de saint Pierre.
Verdun. — Saint Sanctin, disciple de saint Denys l'Aréopagite.
Cambrai. — Saint Géry ou Gaugeric, frère de saint Taurin d'Évreux et comme lui disciple de saint Denys.
Tournay. — SaintPiaton, disciple de saint Denys l'Aréopagite.
Arras. — Saint Géry.
Reims. — Saint Sixte et saint Sinice, disciples de saint Pierre.
Soissons. — Mêmes origines, puis saint Crépin et saint Crépinien, disciples de saint Denys l'Aréopagite.
Ghâlons. — Saint Memmie, envoyé par saint Pierre.
Beauvais. — Saint Lucien, disciple de saint Denys l'Aréopagite.
Senlis, — Saint Rieul, disciple de saint Jean Tévangéliste et de saint Denys l'Aréopagite.
Amiens. — Saint Firmin, disciple de saint Martial.
Les prétentions de ces Églises s'expliquent et se comprennent aisément : nous accordons très- volontiers que les récits légendaires qui leur servent d'excuse ont un charme auquel le cœur et l'imagination se laissent facilement entraîner. Non-seulement ces traditions nous montrent saint Pierre et saint Clément environnant les Gaules d'une sollicitude toute particulière, mais il semble que, pour composer la gerbe de nos apôtres, la divine providence ait moissonné la fleur de l'Évangile et du livre des Actes, réservant, pour évangéliser notre pays, les noms les plus
doux et les plus vénérés : l'hôte de la sainte Famille en Egypte (1); le serviteur de l'enfant Jésus et de la sainte Vierge à Nazareth (2) ; Lazare avec ses sœurs Marthe et Marie; Nathanaël; Zachée, l' aveugle-né; Simon le Lépreux (3); l'enfant béni par Notre-Seigneur; le fils du Cyrénéen; l'homme de la dernière cène; un domestique du cénacle ou un ami de la maison, qui aurait emporté la nappe eucharistique (4); douze ou quinze des soixantedouze disciples, sans parler de Joseph d'Arimathie, qui passa par les Gaules lorsqu'il porta dans la Grande-Bretagne le saint graal ou vase sacré qui contenait le sang précieux de' Jésus, recueilli par une main pieuse pendant que r Homme-Dieu était attaché à la croix : peut-être est-ce là l'origine de la relique du précieux sang, conservée de temps immémorial à Fécamp ; à coup sûr, cette légende s'empara de toutes les imaginations au moyen âge. Quel cycle poétique, parmi ceux qui ont inspiré les trouvères, fut plus intéressant et plus fécond que l'ensemble des chants qui se rapportent au saint graal ?
Ce n'était pas assez : le grand Apôtre des nations aurait lui-même annoncé l'Évangile dans une de nos principales
(1) Longueval, Hist, de l'Eglise gallicane, t. I, liv. i, p. 70.
(2) J. Severiius, Chronologia Mat. arch. Lugd., in-fol. Lugduni, Kigaud, 1628. m pars, p. 1, Episc. August. séries chronol. « Amalor ilhixit vif tanla; vocis, qtii famulus virginis malris et niilrilius Chrisli, ad Gallias iransfreiant, eremum pelens. »
{3) J. Severiius, id. p. î>0. Episc. Cœnom. « S. Julianus a divo Petro in Gallias missiis... crediiur fuisse Simon ille Leprosus Judœus Hlerosolymilanus liospes Chrisli unico paslu. » .
(•4) Id. p. 193, Archiep. Vienn. « Zacharias Crescenlis successor, nalione Galilœus, a D. Pelro missus... qui Viennensibiis Christicolis aiiuleral niappam, seu linleum sacrum, super qua Servalor Ilierosolymis in uliimo paslu, corpus suum vi divina consecraverat. »
provinces; saint Luc aurait porté la bonne nouvelle dans la vieille Armorique , au pays de Rennes (1) , et certaines traditions racontent que saint Pierre et saint Philippe se seraient avancés jusque sur le territoire de la Gaule méridionale. Après eux vinrent leurs disciples les plus illustres : Denys l'Aréopagite, Sergius Paulus, TropWme, Crescent, Lin, Clément, qui tous, d'un commun accord, auraient regardé nos contrées, récemment soumises à la domination romaine, comme la terre la mieux disposée à recevoir les premiers germes du christianisme.
Ah! certes nous ne pouvons nous défendre d'aimer ces légendes ; elles flattent nos oreilles et remuent doucement notre co^ur, comme un écho mélodieux des chants qui ont bercé notre enfance. Certains trouvent très-naturel que pour l'édification des fidèles on chei'che à les conserver dans les Églises où elles sont reçues; la piété, disent-ils, peut s'en nourrir ; nous ajouterions : et notre amourpropi-e national y trouver son compte. Mais ces traditions sont-elles vraiment destinées à laisser dans l'esprit une conviction ferme et sincère? Peut-on dire que toutes s'appuient, sinon sur la vérité, du moins sur la vraisemblance? Si, dans un ouvrage sérieux, on les admet sans une sévère discussion , n'est-il pas facile de prévoir qu'elles porteront bientôt la critique à étendre le doute et l'incertitude aux faits les plus constants et les mieux établis ?
En réalité, nous ne pensons pas que l'on puisse, avec
quelque apparence de raison, mettre en doute la question
de savoir si , du temps des apôtres, la religion chrétienne
a été prêchée dans les Gaules. Nous apportons ici autre
(1) D. Lobineau, Eisi. de Bretagne, liv. i, p. 3.
chose que de simples conjectures. Les monuments les plus authentiques de l'antiquité sont trop explicites pour qu'il demeure dans l'esprit qui les a étudiés la plus légère hésitation sur ce sujet. Avant tout autre témoignage, il convient de citer l'Évangile de saint Marc, disciple de saint Pierre, assurant que (1) , a partis de Jérusalem, les apôtres prêchèrent partout, et que le Seigneur agissait avec eux et confirmait leur parole par les prodiges qui l'accompagnaient. » Saint Paul, écrivant aux Romains, ne déclare-t-il pas (2) « que la voix des apôtres a retenti dans louiela terre et que leur parole est parvenue aux limites du monde »? Si nous consultons les Pères les plus anciens, saint Justin entre autres, en 139, alléguait à Tryphon (3) « que la nation juive avait exercé dans le monde une influence assez limitée, tandis qu'il ne restait aucune classe d'hommes, ni chez les Grecs, ni chez les barbares, où l'on n'invoquât Dieu par le nom de Jésus-Christ. »
Ces textes sont un peu vagues, par cela même qu'ils embrassent tous les peuples en général; mais voici des expressions plus nettes et plus précises, concernant les Gaules en particulier. Saint Irénée, en 170, invoquait contre les hérétiques l'union des fidèles dans la profession d'un même symbole, et il ajoutait (4) : « Quoique situées dans des pays où l'on parle des langues diverses, toutes les Églises ont partout la même foi : dans les Germanies on ne croit pas autrement que dans les Espagnes, que
(1) Marc, XVI, 20.
(2) S. Paul, ad Rom. x, 18.
(3) S. Justin, Dial. cum Tryplion, 8.
(4) S. Iren. , adv. Hœres,, 1. I, c. 10. « Ojte oà h r£p;j.av:a!; iop'j;jisvat i/.y.}j\GioLi aXXw; 7:£-taTEU7.aat, oute sv Taî; 'I6rjp(a'.;, o\>zi hi RcXtoîc... ».
parmi les Celtes, qu'en Egypte, que dans la Lybie. » TertuUien, à la fin du second siècle, s' adressant aux Juifs et leur montrant que le roi qu'ils attendaient était déjà venu, énumérait les nations qui adoraient Jésus- Christ, et citait de ce nombre les divers peuples des Espagnes, de la Gaule, et les habitants de la Grande-Bretagne, où les Romains n'avaient pas pénétré (1). A ces témoignages nous joindrons celui de saint Épiphane, qui, au quatrième siècle, croyait à la mission de saint Luc parmi les Gaulois : « Le ministère de la parole divine, dit-il, ayant été confié à saint Luc, il l'exerça particulièrement dans la Gaule (2). » Mais ici notre tâche devient difficile et périlleuse. Ces textes, assez clairs pour ne laisser aucun doute sur la prédication de l'Évangile dans les Gaules au premier siècle du christianisme, ne le sont plus quand il s'agit de fixer l'établissement d'une Église en un point particulier, sur les bords du Rhône, de la Saône, de la Garonne ou de la Seine. Le champ le plus vaste demeure ouvert à toutes les conjectures, et, la crédulité aidant, il faut avouer que l'on ne s'est nullement embarrassé pour s'y donner largement carrière. Il ne nous reste guère, pour nous diriger dans nos investigations, que les traditions locales et les légendes dont nous parlions tout à l'heure; mais au lieu de nous éclairer, ces documents ne font souvent qu'augmenter nos incertitudes, et devant eux s'épaississent encore les ténèbres qui
(1) Terlul. adv. Jud. c. 8 : « Gelulorum varieiales, et Maurorum multi fines, llispaniarum omnes termiiii, el Galliarum tliversaî naliones, el Britannorum inaccessa Romanis loca, Clirisio vero subdita. »
(2) S, Epiph. Hœres. li. — Le P. Peiau, expliquant ce passage de saint Épiplianc, pense qu'il s'agit de la Gaule cisalpine, d'où l'évangéliste aurait gagné la Dalmatie pour se rendre en Grèce,
enveloppent le berceau de nos Églises. Peut-on sérieusement tenir compte des récits qui, pour fournir des missionnaires aux différents peuples de la Gaule dès le premier siècle de l'ère chrétienne, vont faire de saint Aphrodise, de Béziers, l'Égyptien qui aurait recueilli la sainte Famille en Egypte; de saint Ainator, d'Autun, le serviteur de la sainte Vierge à Nazareth; de saint Saturnin, de Toulouse, le fils d'Egée, roi d'Achaïe, et de Cassandre, fille de Ptoléaiée, roi des Ninivites? Que penser des auteurs qui ont envoyé saint Martial à Limoges, saint Euchaire à Trêves, saint Clément à Metz, saint Front à Périgueux, en donnant à tous le bâton de saint Pierre, qui leur sert à chaQun à ressusciter son compagnon, ici saint Georges du Velay, là saint Domitien, puis saint Materne et saint Austri^ clinieiî (1) ? Comment réprimer un sourire devant celui qui le premier eut la malencontreuse idée, égaré par la ressemblance du nom, de présenter comme le philosophe stoïcien, ami deLaeliuset de Scipion, et converti au christianisme, le Panœtius qu'il donnait pour second successeur, sur le siège du Mans, à saint Julien, autrement Simon le Lépreux (2) ?
Et pour nous borner aux traditions qui regardent spécialement l'Église de Paris, nous devons dire qu'elles ne sauraient, eu égard d'abord à leur divergence, fournir aucune certitude à l'opinion qui veut faire remonter aux
(1) Longueval, Histoire de l'Eglise gallicane, t. I, dise. prél.
(2) Severlius, Ckronol. Cœnoman. — « Sioicus quondam philosoplnis dicUis Panœlius junior, Africani minoris prœcepior, génère Rhodius, Nicagoraî filius, qui landem vêtus admodum jetate videlur pervenire potuisse, conversus ad fidem usque ad hoc sœculum, et ad sacram Cœnomanensium prœfecturam missus ab Oriente. »
tempy apostoliques la prédication de l'Évangile à Lutèce et dans leParisis. Celles-ci reconnaissent en saint Denys, notre premier évêque,rAréopagite converti par saint Paul, placé par l'Apôtre sur le siège d'Athènes, conduit à Rome parmi mouvement de l' Esprit-Saint, et de là envoyé, dans un âge très-avancé, à Lutèce par saint Pierre ou par saint Clément. Celles-là distinguent dans l'apôtre de Paris un saint Denys différent de l'Aréopagite, mais à qui saint Clément aurait, à la fin du premier siècle, donné mission d'évangéliser les Parisiens. Enfin, un manuscrit que l'on dit n'être pas sans valeur, récemment découvert à Rome dans la bibliothèque de là Minerve, attribuerait la fondation des Églises d'Arles à saint Trophime, disciple des apôtres, de Narbonne à saint Paul, de Toulouse à saint Saturnin, de Paris à quatre disciples des apôtres, dont les noms sont passés sous silence (1),
Quelle créance accorder à ces traditions diverses, surtout si l'on songe qu'elles ne s'appuient que sur des documents d'une authenticité très-douteuse et d'une véracité fort suspecte, dont les plus anciens ne sont pas antérieurs au septième siècle? Dans les âges qui précèdent, et nous espérons le confirmer par les preuves les plus sérieuses, le sentiment qui place l'établissement de l'Église de Paris et la mission de saint Denys au troisième siècle était seul répandu à Rome, en Italie, en Grèce et dans les Gaules. Telle était principalement la croyance des Églises de la
(1) JJamachi, Origines et Antiquitates chrislianœ, t. II, p. 239. « In Galliis civiias Arelatensis discipulum Aposlolorum S. Trophimum habuit fundalorem ; Narbonensis S. Pauliim ; Tolosana S. Salurninum ; Yalensis S. Daphnum, Parisiensis quatuor Aposlolorum discipulos. i>
Gaule Belgique, dont le plus grand nombre vénéraient dans leurs fondateurs des compagnons ou des disciples de saint Denys. Or les actes particuliers de ces saints fixent le martyre de douze au moins d'entre eux au temps de la persécution de Maximien, si cruellement exercée dans la région septentrionale de notre pays par le préfet d'Amiens, Riccius Varus.
Il ne saurait entrer dans notre esprit de repousser par système et sans exception toutes les traditions qui se rapportent à l'origine des Églises de la Gaule ; mais nous ne pouvons non plus, et comme de parti pris, les accepter sans distinction , alors surtout qu'elles nous paraissent heurter de front et renverser les monuments les plus respectables de l'iiistoire et de la critique. Si nous croyons devoir admettre que l'Évangile a, dès les temps apostoliques, éclairé de sa douce lumière les pays situés au delà des Alpes, il ne s'ensuit pas que le christianisme se soit immédiatement répandu sur toute la surface de ces vastes contrées, et qu'il ait, dès son apparition, couvert d'Eglises non-seulement la Narbonnaise depuis longtemps soumise aux Romains, mais encore les trois provinces récemment créées par l'empereur Auguste pour organiser les conquêtes de César. Nous pensons, au contraire, que le progrès de l'Évangile s'est opéré lentement, sans précipitation, à pas comptés, pour ainsi dire, et avec poids et mesure, comme tout ce qui doit durer.
Au moment de la nouvelle division de la Gaule par Auguste, l'Aquitaine, la Celtique et la Belgique étaient partagées entre trois cents petits peuples, propriétaires de leur territoire particulier;. de ce nombre, c'est à peine si
l'on compte un tiers qui ait vu sa capitale devenir le centre d'une Église proprement dite, gouvernée par un évêque et constituant la tête d'un diocèse. 11 n'est pas aisé, nous le confessons franchement, surtout en ce qui . touche la Gaule Celtique, de déterminer les pays qui ont été les premiers visités par les missionnaires : les croyances anciennes, les traditions locales, les légendes populaires, les Actes des martyrs, les récits des différents historiens s'entremêlent et s'enchevêtrent, se contredisent et se démentent si bien qu'à chaque instant le fil conducteur échappe aux mains de la critique, et au milieu de tous les guides qui s'offrent à la conduire, elle demeure non moins embarrassée que le poëte de Florence, pour se tenir dans le droit chemin durant sa course à travers les dédales de ce monde légendaire.
De plus, ne semble-t-il pas de prime abord que nous devions nous renfermer dans l'histoire de l'Église de Paris et nous borner seulement à l'étude de ses origines? Mais la fondation de cette illustre Église se relie à l'établissement de plusieurs autres chrétientés dans les Gaules; le tableau des premières années de leur existence nous les montre dès le berceau associées étroitement dans l'épreuve, dans la lutte et dans le triomple ; leurs apôtres se tiennent unis par des rapports trop intimes et trop multipliés pour qu'il soit possible de les séparer. Ainsi les limites de notre sujet s'ouvrent devant nous naturellement et par la force même des choses. De ces hauteurs et dans ces larges horizons, la vérité nous paraît avoir tout intérêt à démêler les faits certains, incontestables, des hypothèses qui reposent sur des conjectures ou des vraisemblances ; elle doit sur-
tout repousser avec énergie toute donnée fausse, bizarre, étrange ; écarter avec fermeté toute preuve qui se présente destituée de pièces solides : on n'édifie pas avec de pareils matériaux. Une crédulité excessive scandalise les faibles et finit toujours par diminuer le respect pour ce qu'il faut maintenir à l'abri de la critique. « L'Église est sage et discrète, disaient de leur temps Adon et Usuard ; elle aime mieux avouer avec piété qu'elle ignore, que d'enseigner comme certain ce qui est apocryphe ou frivole (1) . »
(1) « Magis eligit sobrielas Ecclesise cum pielate nescire, quam aliqiiid frivolum et apocryphum tenendo docere. » S. AJo, Libellus de Festiv. S S. Apost. Idus septembris, F. ti ad calcem. — Usuard, XVIII kalend. seplembris. — Baronius, notes sur le marlyrologe romain XVIII kalend. sept.