chez Rougé
DE ZOSIR A SNOFROU 315
la maison royale », cf. Heknen à Meïdoum (ci-avant, même §, B, 4), puis « ami de la maison royale, la grande du
fluide sa ' », cf. |' Y S chez Khafriankh à Gizeh {LD II, 9, 10, 11); puis « chef de Tintérieur du mater », litre inexpliqué déjà vu chez Rahotep; puis « chef du trône », titre très clair que nous rencontrons pour la première fois : notons sa présence chez lounofir, à Dahchour% où il est
question du ' ' Fi pa khendit que nous reverrons dans
un instant chez Khouhotep lui-même.
Vient ensuite le titre connu « prophète de Bastit » déjà rencontré chez Nofirmat à Meïdoum et, antérieurement, sur un vase du temps de Khasekhmoui provenant d'Abydos (ci-avant, chap. III, § II, B) ; puis un autre titre sacerdotal moins connu, sam ouisit (?) ; puis le titre fréquent,
mais encore imparfaitement expliqué [| ^ ^ )^; puis hon ka^ « prêtre funéraire » ; puis khent pa khendit, « chef de la salle du trône», qui marque peut-être un avancement en grade sur le titre similaire de la deuxième colonne; puis enfin « prophète de Khnoumou », suivi du nom propre Khouhotep.
Voilà tout ce qu'on sait de la niche du fond de la chambre. Y a t-il une stèle disposée comme à Meïdoum et chez Amten? Nulle part encore, le manque de renseignements ne s'est fait sentir à nous d'une manière aussi fâcheuse. Quoi qu'il en soit, les éléments de la titulature qui précède sont nettement en relation avec ceux de Khoutaa à Abousir et ceux des diverses titulatures de Meïdoum, ce qui vérifie l'indication chronologique fournie par les caractères architecturaux et place le tombeau à l'époque de celui de Rahotep. A Saqqarah même, il est certainement
1 . Dans la deuxième série de titres, le mot ^^=» fait défaut et Ton a sim-
plement ' ' '^SMf''» ce sont deux essais, encore imparfaits, de l'expression ^00011^ CnH des époques suivantes.
2. Barsanti, Rapport sur la fouille de Dahchour, dans Ann. du Service, III, pp. 198-201 et pi. I, II.
II» ET m» DYiNASTIES ÉGYPTIENNES
postérieur d'un assez grand nombre d'années au tombeau de Khabiousokari, dont la niche centrale de la chambre, seule, est encore en pierre.
Observons, pour finir, que le tombeau de Khouhotep est probablement identique au tombeau de Thothotep à Saqqarah dont parlent Maspero {Hist. ancienne, \.'^ éd., p. 56; éd. de 1904, p. 55) et, d'après Maspero, Wiedemann {Geschichte, 1884, p. 170)'.
F. — Fragments de tombeaux au musée de Bruxelles.
Il ne paraît pas imprudent de ranger à cette place trois fragments inédits provenant de deux chambres funéraires différentes, actuellement au musée du Cinquantenaire à Bruxelles. Ces tombeaux ne sont certainement pas antérieurs à l'époque de Meidoum, et d'après certaines des
expressions qu'on y rencontre, notamment le titre % *^~^ il y a beaucoup de chances pour qu'ils ne descendent pas jusqu'au règne de Khephren.