Pelirouiiofir
Tombeau découvert et copié à Saqqarah par Nestor Lhôte; inédit, mais étudié par Maspero dans Etudes Égyptiennes, II, p. 246-272. Maspero donne, p. 246, un croquis du plan de la chambre en pierre, qui était évidemment encastrée dans la masse d'un édifice en briques, et ce plan est exactement celui des chambres cruciales de Rahotep et d'Amten. Étant donné que ce type de plan disparait ensuite, cela crée tout d'abord une grande probabilité pour que le tombeau soit à peu près contemporain de celui d'Amten, et l'on doit remarquer que Maspero n'a jamais éprouvé à cet égard le moindre doute.
Abstraction faite de la similitude de plan, il y a en effet de grandes analogies, chez Pehrounofir et Amten, en ce qui concerne la disposition sur les murailles des tableaux et des inscriptions, toutes terminées à la partie inférieure par la représentation du défunt debout, dans la tenue habituelle. Rien de purement ornemental; des scènes d'offrande, des défilés de domaines avec leurs noms, une longue liste de titres dont les éléments souvent étranges ne se retrouvent, dans beaucoup de cas, ni chez Amten, ni chez Merab, ni ailleurs. La stèle encadrant la niche qui forme le fond de la chambre a sa moitié supérieure détruite, comme tout le reste de la chambre, de sorte que le tableau carré est perdu, et aussi la formule du « don d'offrande » qui pouvait se trouver dans le voisinage. Dans la liste des titres, qu'une des parois au moins a conservée
intacte, on remarque l'appellation réitérée q o, pour désigner le fonctionnaire attaché à un service ; cette expression archaïque, dont nous avons étudié plus haut les origines et l'évolution ultérieure (v. ci-avant, chap. III, §, 1, B, à propos de la statue D. 94 de Leyde), n'apparaît plus sous cette forme que très exceptionnellement, une fois passée la période de Meïdoum.