Meri
Il s'agit de la chambre funéraire dont trois fragments, B 49 «, è, c sont au musée du Louvre, et dont nous avons étudié plus haut (même chap.,§ IV, C) le grand linteau supérieur {a) avec tableau car/'é an centre. Nous avons constaté que ce tableau carré présentait les plus remarquables analogies avec ceux de la période de Meidoum, notamment avec celui de Nofirmat; il ne s'en éloigne que par un détail de rédaction de la pancarte quadrillée, détail qui l'apparente avec certaines rédactions memphites postérieures, au tombeau de Merab entres autres, et par la coiffure lisse du défunt, telle que les représentations l'ignorent jusques et y compris la période de Meidoum. On serait fort tenté, cependant, de considérer Meri comme contemporain de Nofirmat, si son tableau carré n'était pas encadré symétriquement par deux panneaux en façade d'édifice du type habituel de l'époque de Khephren, disposés, par rapport au tableau et par rapport aux bords de la pierre, exactement comme dans les organes similaires de Shiri, dont
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on vient de parler, et du Teti de Gizeh à' Auswahl VIII. Certaines dimensions sont curieusement voisines t 0",54 et 0'°,60 de hauteur pour les grands linteaux à tableaux carrés de Sheri, 0'°,58 pour celui de Meri ; sur cette hauteur, chez Sheri, 0",25 de largeur, pour chaque panneau en façade d'édifice^ 0°,24 chez Meri. Ces panneaux décorés sont en outre, dans le détail, d'exécution absolument identique, de sorte qu'ils paraissent en somme fournir un argument prépondérant pour placer le tombeau de Meri à côté de ceux de Sheri et de Teli, ce dernier si heureusement daté par ses mentions du nom de Khephren. Nous ne croyons donc pas avoir, jusqu'à nouvel ordre, à enregistrer d'exemple pour l'époque de Meidoum du décor en façade d'édifice, et nous pouvons continuer à considérer ce décor comme caractéristique d'une période commençant seulement avec Khephren; mais il nous faut noter par contre, dès lors, la persistance jusqu'à cette époque du tableau carré du type ancien de Meïdoum, à un moment où la composition de ce tableau a déjà subi en général les modifications considérables que nous avons analysées plus haut (même §, A, 3°) et dont on constate le résultat chez Teti de Gizeh et Shiri. C'est un remarquable exemple de la persistance des formes anciennes, bien fait pour engager à la prudence en matière de détermination d'époque, lorsqu'on ne dispose pas de plusieurs moyens d'appréciation indépendants et susceptibles de se contrôler les uns les autres. ♦
En ce qui concerne d'ailleurs le tombeau de Meri, son voisinage avec ceux du règne de Khephren est confirmé par l'examen des autres fragments du Louvre, le montant B 49 c et le panneau de pierre B 49 è, dont la titulature en cinq colonnes, bien que très archaïque d'apparence^ présente des caractères nettement « IV° dynastie », notamment
le titre ^^ *^^^^ 4 11 cm "^""^ T zi ^^ que nous n'avons pas rencontré une seule fois dans nos inscriptions, depuis l'origine jusqu'à la fin de la période de Meidouni;
DE ZOSIR A SNOFROU 33S