‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 18 sur 135 · Wiedemann et Maspero, endroits précités · texte numérisé non relu

Wiedemann et Maspero, endroits précités

3. LD II, 39 a, b, et Aegyptische Inschriften aus deii Kôn, Miiseen zu Berlin^ l, p. 30. Le musée de Berlin possède encore {ih., p. 31) deux autres blocs de facture très analogue, provenant vraisemblablement de la même tombe ancienne, dont les divers fragments connus sont étudiés plus loin, chap. IV, § IV : les plus remarquables de ces fragments sont les grandes dalles bien connues, B 1 et 2 du Louvre.

4. Dans G eschichdlichen Inschriften a. d. Berliner Muséum; Die VerehrungderaltenKônige in der Spatzeit {Zeitschrift, XXXVIII, 1900, p. 114- 123).

DOCUMENTS ULTÉRIKIIUS

trois rois de l'époque ancienne, les deux Zosir et un roi Ati ou Teti. L'intérêt capital de ce monument réside dans le fait que l'un des deux Zosir est nommé avec son nom d'Horus, Noutirkha^ à côté du nom royal, et qu'ainsi l'on acquérait une preuve des plus précieuses de l'identité de Noutirkha avec Zosir : on sait, et nous rappelons plus loin que depuis 1891 la stèle ptolémaïque de Sehel était le seul monument grâce auquel cette identité était connue ; à partir de 1900 on en a possédé un deuxième, et le protocole de Noutirkha-Zosir est devenu une chose acquise. De plus, le nouveau document enseignait, ce qu'on ignorait complément avant son apparition, que des deux Zosir, celui qui a pour nom d'Horus Noutirkha est le premier, celui que la liste de Saqqarah appelle Zosir tout court et la liste d'Abydos Zosir-sa. Les titres du prêtre x\masis où ces noms royaux paraissent sont en effet les suivants :

prêtre du

roi [j^

prêtre du roi

prêtre du roi

Dans le premier cartouche, il faut faire la restitution insignifiante du <.=> à la place de Q 5 ce cartouche renferme le nom complet Noutirkha Zosir, tandis que le

deuxième donne le nom du second Zosir, écrit dans la liste d'Abydos : la métathèse graphique que nous constatons dans l'élément Teti est peut-être une erreur. Quant au troisième nom royal, il est difficile de dire lequel des trois noms voisins il représente, de ceux qui occupent

les2«, 3' et 4« rangs de la liste d'Abydos, ^^, 4"^ Jet S^^. Comme dans le nom de Zosir-teti nous venons de voir

écrit ici ^ q pour ^ ^, il semble que dans le cas du cartouche suivant la même métathèse se soit produite, et

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qu'ainsi nous avions, non point un Ati, mais le Teti que la liste donne comme successeur à alênes*.

La même inscription nous apprend encore qu'Amasis, ainsi que plusieurs de ses ascendants, était prêtre de

2J ,..rt c> ^ I " Imhotep fils de Ptah » ; nous reviendrons sur ce passage (ci-après, § VI) à propos du personnage d'imhotep et de ses rapports avec Zosir.

Le culte d'un roi Zosir, — nous ne savons lequel des deux, — nous est déjà manifesté au temps de la XII= dynastip par la statue à lui dédiée par Sanousrit II-, avec la légende : « De la part du Roi Khakhopirri^ le Fils du Soleil Sanousrit, fait pour son père le Roi du Sud et du Nord

[ V=^ <=>J Zosir, qui lui constitue le [pouvoir de] Donner la Vie, pareil à Ra >>. Brug-sch"* rapproche avec raison ce monument dune autre statue, semblablement dédiée par Sanousrit I à « son père » le roi Nousirri de la V® dynastie*, et nous possédons aujourd'hui une troisième statue, que nous allons citer, également dédiée, au nom du même Sanousrit, à son autre « père » le roi Snofrou.

Avec Snofrou, nous entrons dans la zone historique connue depuis longtemps, et l'intérêt des mentions de ce genre devient pour nous beaucoup moindre. Rappelons cependant que son culte^ observé sous la V dynastie en même temps que celui de ses successeurs Khoufou, Khafri, Menkaouri, Sahouri et Ousirkaf% en même temps que

1. On se rappelle que sur la stèle du Serapeum dont nous avons parlé

plus haut, Ounnofir est prêtre de Menés et prêtre du roi 0 ^c^> apparemment le même roi encore, sous une forme orthographique hybride, intermédiaire entre celles des n°* 2 et 3 de la liste d'Abydos.

2. Brugsch, Sieben bihlischen Jahre, p. 14 (cf. Erman, Màrchen des Papyrus Westcar^ p. 17), et Aegyptische Inschriften aus den Kôn. Museen zv Berlin, III, p. 144 (Berlin n»7702).

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