‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 27 sur 135 · Oublié par le graveur · texte numérisé non relu

Oublié par le graveur

2. Il s'agit de la mère de Khnoumabri. L'ascendance masculine de ce dernier est seule développée.

3. Il y a une faute de transcription de l'hiératique; dans la minute hié-

ratique, le nom était écrit avec tous ses éléments phonétiques, ~*~|[ "^:=*^

\\ mais le — »— et le .a — û hiératiques, tracés rapidement, sont faciles à confondre l'un avec l'autre.

talents médicaux* ; or Asklepios n'est autre que l'Imbolep égyptien, le dieu guérisseur. L'identité du roi Zosir avec Imhotep ressort si nettement de l'affirmation du texte grec qu'il parut nécessaire à Sethe, en 1902, d'y faire une importante correction pour pouvoir continuer à maintenir distincts Imhotep et Zosir-. Lauth, en 18G5, raisonnait exactement de même^; seulement, il ne doutait pas de la correction des renseignements manéthoniens, et admettant, dès lors, que Zosir et Imhotep ne faisaient qu'une seule personne, il était amené à une interprétation des plus étranges du passage précité de la généalogie d'Hammamât. « Le lecteur en chef du roi Zosir, Imhotep », dit la notice relative à l'avant-dernier ancêtre de Khnouma-

bri ; Lauth observe que le titre royal X^ ^st à la fin d'une ligne, que le cartouche royal est en tête des lignes suivantes, et cela lui parait une indication suffisante pour couper différemment la phrase : « Le lecteur en chef du roi, Zaser- Imhotep ». Ainsi se trouvait réalisé l'accord avec Manéthon, par le procédé inverse de celui que Sethe devait proposer plus tard.

Nous reviendrons un peu plus loin sur cette question. Pour le moment, il nous faut quitter les monuments où figure le nom royal Zosir, et porter notre attention sur quelques documents oii le même roi est désigné d'une manière différente. Le nom qu'on y rencontre, nous le savons aujourd'hui, est le nom d'Horus de Zosir ; mais on n'avait aucun moyen de s'en douter avant 1890, et les deux textes que nous allons voir n'ont révélé leurs relations qu'à cette date.

Le premier est celui de la porte intérieure de la pyra-

1. Dans la version d'Eusèbe. Pour les détails de bibliographie manéthonienne, v. les notes qui accompagnent le début du § III ci-avant.

2. Nous parlerons plus loin de Y Imhotep de Sethe, à propos de la stèle apocryphe de Sehel où reparaissent Zosir ot Imhotep, et nous verrons que les corrections que Sethe propose pour le texte manéthonien, probablement abusives, sont en tout cas inutiles.

3. Lauth, Munetho und der Tiirincr Kijnigspapyrus^ p. 144 suiv.

54 Ile ET nie DYxNASTlES ÉGYPTIENNES

mide à degrés de Saqqarah. Au § I du chap. II ci-après, nous étudierons en détail les inscriptions de cette porte ; il suffira de noter, ici, que les montants sont décorés, de

[isi

Nou-

chaque côté, du cartouche d'Horus

tirkha, répété quatre fois en une colonne verticale, tandis

qu'au linteau se développe pareille, vers la droite et vers

la gauche à partir du milieu qu'occupe le signe ]], la

légende : 2^ M^ I ^— => f^^ i — '^^'^ ^^ '^^"^ Noutirkha reparaît encore*.

La seconde inscription qui renferme le même nom est fournie par une petite stèle découverte par Mariette^ au Serapeum, à la porte d'une chambre sur les parois de laquelle les noms de Bocchoris et de Sheshonq IV étaient tracés. La stèle, cintrée, appartient à la XXIP dynastie, et les textes de sa partie inférieure n'offrent aucun intérêt particulier; dans le cintre^ par contre, devant Apis accroupi, on lit la mention que voici et dont la présence à cette place est extrêmement singulière :

Ce texte est exactement, comme on voit, celui du linteau de la pyramide à degrés privé de ses deux derniers signes. L'inscription d'un protocole royal devant la figure d'Apis correspond évidemment à quelqu'acte de culte rendu à un ancien roi, mais il est difficile d'en voir „^ clairement la sigfnification. Mariette voyait dans

cette légende la désignation d'Apis lui-même, et comme on la retrouvait dans la pyramide de Saqqarah, il pensait que ce dernier édifice avait été construit pour

1. Nous donnerons plus loin (chap. V) une bibliographie détaillée de la pyramide à degrés. Pour la décoration de la porte intérieure, on peut se borner à consulter Lepsius, Auswahl^ pi. Vil, ou Denkmnler^ II, pi. 2. ou bien plutôt la belle planche en couleurs de Segato, Atlante Monumentale etc., pi. 37 D, contrôlée par Aegyptische Inschriften ans den Kôn. Miiseen zu Berlin, I (1901), p. 1.

2. Mariette, Le Serapeum de Memphis^ planches. III (1857), 28, n" 1 ; Mariette-Maspero, Le Serapeum de Mcmphis^ texte (1882), p. 181-184.

DOCUMKNTS ULTÉRIEURS 5o

servir de tombeau aux Apis de l'Ancien Empire, singulière théorie qui n'a jamais été reprise depuis lors.

Du jour de la découverte de Mariette on posséda, en somme, deux exemplaires concordants d'un protocole royal où figurait le nom d'Horus Noutirkha et dans lequel le nom royal faisait défaut. Ce nom d'Horus, on ne savait absolument pas où le mettre. 11 était bien certain que la pyramide de Saqqarah était d'époque très ancienne, mais dès 1885 se manifestait Topinion que la décoration et les inscriptions de la chambre intérieure ne remontaient pas au delà du temps de la XXVI^ dynastie * : toute indication probable sur la date de l'Horus Noutirkha s'évanouissait du fait de cette théorie.

L'état de la question n'avait pas changé lorsque se produisit l'événement considérable de la découverte de la stèle apocryphe de Sehel. Découvert par Wilbour, qui le signala à Brugsch par une lettre du 28 janvier 1890, le monument donna lieu à une courte note de Brugsch dans laquelle il signalait l'identité de la titulature royale de la stèle avec celle de la pyramide de Saqqarah ; la titulature de la stèle comportait un cartouche ovale dont Wilbour avait lu le nom Q^ .JL^-. Presqu'immédiatement, SteindorfF apporta la correction nécessaire et indiqua la lecture réelle \-^ ,^--^,le Zosir bien connu des monuments et des listes'. Peu de temps après, en 1891, Brugsch publia la stèle en l'étudiant d'une manière approfondie '.

L'inscription, qui se révèle au premier coup d'oeil comme appartenant à l'époque ptolémaïque, est surmontée d'un tableau montrant le roi faisant l'offrande de

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