Stern, dans Zeitschrift, 1885, p. 90, n
2. Brugsch, Der Kônig Q^^I, dans Zeitschrift, XXVIII (1890), p. 109-111.
3. Steindorff, Bemerkung zu demvorstehenden Aufsatz, ib.j p. 111-112.
4. Brugsch, Die sieben biblischen Jahre der Hungersnoth, 1891. Le monument a été publié, plus tard, en photographies difficilement lisibles et en transcription hiéroglyphique dans le Catalogue des Monuments, I (1894), p, 78-82.
1I« ET llle DYNASTIES ÉGYPTIENNES
l'encens à trois divinités ; au-dessus de la figure royale sont inscrits les noms et titres :
Le texte principal commence par une date et un proto-
fû n
cole complet du roi, rédigés ainsi qu'il suit : j 0'iil!
h L'an 18 de l'Horus Noutirkhal, Roi Noutirkhat, Double- Seisneur Noutirkhat, Horus d'Or Zosir ». L'identité de ce protocole avec le protocole incomplet de la pyramide de
Saqqarali et de la petite stèle du Serapeum est évidente. Si
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nous trouvons | c:^:^ q^ ^ au lieu de ( ^__., c'est que le rédacteur ptolémaïqiie a interprété le nom antique, comme nous le ferions nous-mêmes, en « Corps divin », et qu'il a donné au mot « corps » une orthographe assez détaillée pour que le lecteur ne pût avoir d'hésitation sur le sens. Cette rédaction suffit, comme on voit, à établir que THorus Noiitirkha ne fait qu'un avec le roi Zosir, ou, pour parler plus exactement, avec l'un des deux Zosir qui se suivent sur la liste classique, Zosir-sa = Tosorthros ou Zosir-teti'^- Tosertasis. On sait plus précisément, depuis 1900^ grâce à l'inscription d'époque perse que nous avons vue au précédent paragraphe (p. 36-37) et qui fournit, dans des cartouches ovales, les deux noms de Zosir-teti et de Noutirkha- Zosir, que le nom d'Horus Noutirkha appartient à celui des deux Zosir qui n'est pas Zosir-teti, c'est-à-dire au premier d'entre eux, Zosir-sa. Avant la découverte du monument dont il s'agit, il était assez difficile de faire cette attribution en toute certitude; on avait cependant pour se guider un indice, de valeur assez faible, mais dont il n'est pas sans intérêt, aujourd'hui encore, de suivre les
conséquences : la mise en rapport, dans l'histoire de la stèle de Sehel, de Noutirkha-Zosir avec /w/^o/e;;, alors que dans la tradition manéthonienne c'est à propos de Tosorthros, et non de Tosertasis, que le nom à' Asklépios est prononcé.
La personnalité ancienne d'Imhotep^ le dieu médecin, a été mise en lumière par Sethe dans une remarquable étude ' au cours de laquelle, analysant le rôle que joue Imhotep dans les différents textes où on le rencontre, il a été conduit à modifier l'interprétation jusqu'alors admise pour un important passage de la stèle de Sehel. Ce n'est pas ici le lieu de reprendre en détail l'examen de ce faux sacerdotal typique, que les prêtres d'un sacerdoce de Phila) mirent sous le nom du roi Noutirkha-Zosir; mais nous ne pouvons éviter de porter notre attention sur la composition d'ensemble du document, dont la disposition, comme l'observe Sethe, paraît avoir été jusqu'à ces derniers temps mal comprise.
Le texte est celui d'un décret ou message royal de Zosir, adressé au prince d'Eléphantine, et le discours, placé dans la bouche du roi, est ininterrompu depuis la fin de la ligne 1, où il commence, jusqu'aii bout de la 32^ et dernière ligne de la stèle. Le sens général est le suivant:
L'an 18 du roi Zosir, le seigneur d'Eléphantine, Madir, reçut le message royal que voici (1. 1) : « Sache que j'étais dans la désolation, parce que l'inondation ne s'était pas produite depuis sept ans, et que la misère et la famine régnaient (1. 1-4). Je demandai conseil au lecteur en chef Imhotep, pour savoir où était situé le lieu de naissance du Nil, quelle était la divinité qui s'y trouvait, comment était son image, et si je pouvais compter sur son secours (1. 4-5). — Je m'adresserai[, me répondit Imhotep,] au dieu qui est dans Haït-Sokhit ^ ; j'irai dans la maison des livres
1. Sethe, Imhotep der Asklepios der Aegypter etc., daus Untersuchungen zur Geschichte und Altertumskunde Aegyptens, t. II, cahier 4; 1902.
un des uoms du sanctuaire de Thot à Hermopolis ; v.
Brugsch, Dict. géogr., I, p. 18.
58 Ile ET nie DYNASTIES ÉGYPTIENNES
et les consulterai (1. 5). — Il partit, revint auprès de moi et m'instruisit sur la crue du Nil et toutes choses qu'il avait trouvées là en écrit ; il me révéla les textes merveilleux qui avaient dirigé la conduite des ancêtres ; il me dit (1. 5-6) : Il est une ville au milieu du fleuve » Ici commence un long discours du savant messager, qui décrit au roi la ville et le district d'Eléphantine, la cataracte, les phénomènes de l'inondation, lui apprend les noms de Khnoumou et des autres dieux de la contrée, en y joignant une liste des minéraux et pierres précieuses que produisent ses montagnes. Cette description finit 1. 17, et alors le roi continue : « Je fus comblé de joie par ces renseignements ; je me rendis au temple de Khnoumou, fus introduit en sa présence mystérieuse, procédai à de grands sacrifices aux divinités qui sont dans Eléphantine, et, m'étant endormi (?) (1. 17-18), je vis un dieu devant moi, que j'adorai et qui me parla en ces termes : « Je suis Khnoumou, ton créateur, ton protecteur, etc. (1. 18-20). Je connais le Nil.... (1. 20-21) et le ferai monter pour toi, sans une année d'interruption, pour la prospérité du pays entier, etc. (l. 21-22) ». Dès mon réveil, je rédigeai le décret suivant pour mon père Khnoumou : — Royal don d'offrande à toi, Khnoumou Seigneur de la Cataracte, en récompense des choses que tu as faites pour moi ; je te
fais don de la rive droite et de la rive gauche (suit, de
la 1. 23 à la 1. 31, le long détail de la donation et des dîmes sur d'innombrables objets reconnues à Khnoumou et à son temple ; toute l'histoire qui précède sert simplement d'introduction à cette pièce essentielle).... Que la richesse règne dans ta demeure comme cela existait à l'origine ! (fin de la 1. 31). Ce décret sera gravé sur une stèle, en belle place... Celui qui en médira sera puni... Les fonctionnaires et les prêtres du temple auront à entretenir mon nom, dans le temple de Khnoumou Seigneur d'Eléphantine, à jamais (1. 32). »
Le cadre de cette interprétation diffère, comme on voit, de celui des traductions antérieurement proposées, en ce que nous croyons, avec Sethe, que le grand rapport des
lignes 6 à 17, sur Eléphantine, est fait au roi par le lecteur enchef\mh.o\.eY>, qui est allé prendre ses renseignements dans la bibliothèque de Thot à Hermopolis, tandis que Brugsch, et après lui Maspero, croient comprendre que pour répondre aux questions du roi (1. 4-5),Madirlui-méme s'est mis en route, d'Eléphantine, et que c'est lui qui vient faire cette description de sa principauté. Ce point de détail a de l'importance pour nous, qui voulons savoir à quoi nous en tenir sur le rôle de cet Imhotep dont le souvenir était inséparable de celui de Zosir.
Le passage de traduction controversée est le suivant
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f T — r etc. Brugsch traduit [Sieben Jahre, p. 152) :
« Mon esprit, regardant vers le passé, songe au sauveur qui fut [jadis] à ma place, au temps des dieux, à l'Ibis divin,
1. Et non (g v comme lit Sethe {Imhotep, p. 12, n, 4); c'est le mot
bien connu ^ M^ Ç ^', etc., d'époque ptolémaïque. V,, pour les mots de cette constitution phonétique et le syllabique particulier qui sert à les écrire, W'eill, Le vase MAIOU, dans Sphinx, X, p. 11-34.