‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 3 sur 135 · Lauth, Manetho und der Jùriner Kônigspapyrus · texte numérisé non relu

Lauth, Manetho und der Jùriner Kônigspapyrus

3. Devéria, Aa nouvelle table d'Abydos^ dans Eev. archéologique, 1865 , et Bibl. égjptologique, V, p. 30-34.

4. Rougé, Recherches sur les monuments etc., 186G, p. 12-i<i.

DOCUMENTS ULTERIEURS 3

mais à cette époque, déjà, Rougé reconnaissait ' (jue les deux séries de noms n'étaient réductibles l'une à l'autre que dans certaines régions très limitées. La même constatation eut l'occasion d'être faite, depuis lors^ par de nombreux savants-, et fut certainement la cause déterminante du discrédit où les listes étaient en dernier lieu tombées auprès des historiens. En 1895, Maspero pouvait écrire que les premiers successeurs de Menés « n'ont comme lui que l'apparence de la réalité », que tout ce début de l'histoire doit être pris « pour ce qu'il est, pour un système inventé longtemps après coup, au moyen de combinaisons et d'artifices variés' »; ailleurs, cependant, en une étude à laquelle nons aurons à revenir*, Maspero conférait encore, pour les premières dynasties, la liste manéthonienne avec les listes hiéroglyphiques, et se livrait à une critique pénétrante du document d'Eratosthênes.

Tel était l'état des esprits lorsque les premiers monuments écrits de la période thinite, sortis des fouilles d'Amélineau à Abydos et ensuite de celles de Morgan à Negadah, arrivèrent à la connaissance du public, en 1897, dans de courts articles de Sethe et de Spiegelberg ' et, sous la plume de Morgan et de Jéquier, dans le t. II des Recherches sur les Origines de V Egypte^. Le premier résultat de cette révélation fut de provoquer une sorte de réhabilitation des listes classiques, en faisant voir que sur cer-

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