Ci-après, même chap,, § III, AJet B
ne ET Ilie DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Kl,2.
Inscription sans nulle difficulté d'archaïsme, de caractère tout memphite. On y remarque trois groupes apparemment distincts, formés chacun d'un cartouche d'Horus face à gauche et d'une colonne d'écriture disposée face à ce cartouche, c'est-à-dire de droite à gauche, tout à fait comme, sur le précédent cylindre, le titre de fonctionnaire, face à droite, fait vis-à-vis au protocole royal face à gauche. Ici, le groupe de gauche donne : « L'aimé du roi, celui qui adore, chaque jour, le dieu, l'Horus Noutirkha ». Groupe du milieu : « Le scribe [kher-a) de la forteresse Vaillance des Deux-Terres, celui qui est dans le cœur de l'Horus Noutirkha ». Groupe de droite : « [Le prêtre d'jAnubis d'Outi, de l'Horus Noutirkha ». Peut-être aussi le groupe du milieu doit-il prêter au groupe de droite le titre kher-a, de manière à constituer le même titre de prêtre d'Anubis qu'on a vu au précédent cylindre. On remarque, en tout cas, que dans une rédaction et une disposition graphique de ce genre, le nom royal ne doit pas être considéré comme isolé des titres de fonctionnaire, mais fait partie intégrante de ces titres; au point de vue grammatical, il joue le rôle d'un complément.
Kl, 4.
Inscription remarquablement apparentée avec celles de plusieurs cylindres de Khasekhmoui et de Perabsen. Gomme pour la précédente, séparation graphique en trois groupes, chacun formé d'une colonne d'écriture face à droite et d'un cartouche d'Horus face à gauche, se faisant vis-à-vis.
Au groupe de gauche, le cartouche fait face à la ligure du dieu Hor-Khouti, surmontée de son nom et accompagnée de la légende « Donne sa vie, sa richesse et sa stabilité, à jamais (?) » (c=>i=^^?). Le même groupe du
cartouche d'Horus et d'une ligure divine, séparés par une légende verticale très peu différente, se retrouve, comme nous verrons au paragraphe IV ci-après, sur le bas-relief de Noutirkha au ouady Magharah. D'autre part, Hor-Khouti debout face à droite, avec son nom, vis-à-vis du cartouche royal face à gauche, se rencontre sur un cylindre de Khasekhmoui', un cylindre de Hotepsekhmoui - et deux cylindres de Perabsen% mais dans ces quatre cas, sans la légende verticale ; celle-ci se retrouve, par contre, avec la
Af^
rédaction /ATI» , » séparant la figure divine du cartouche comme sur le cylindre de Noutirkha, dans l'inscription d'un autre cylindre de Khasekhmoui'.
On observe encore la présence de figures divines debout, face au cartouche, sur un cylindre de Perabsen (Isis?)% un cylindre de Khasekhmoui* et un autre cylindre de Noutirkha que nous verrons plus loin (K-, 8, Mahasiia,
1. Pétrie, RT II, 200; meilleur dessin dans Morgan, Recherches, II, p. 243, fig. 816, et Amélineau, Nouv. fouilles^ II, p. 301, no 1.
2. Saqqarah : ^/m«/es rfw Service, 1902, p. 187, et Bulletin de l'Institut Egyptien, 1902, p. 108.
3. Pétrie, RT II, XXII, 178 et 179; cette dernière empreinte est l'une des deux empreintes du bouchon reproduit dans Amélineau, Nouv, fouilles, III, XX, 1 et ».
4. Pétrie, /ÎT II, XXIII, 199, fragment ; empreinte plus complète dans Morgan, loc. cit., p. 244, lig. 819, et Amélineau, loc, cit, II, p, 301, n°3.