LD II, 121; Newberry, Beni-Hasan I, pi. VII
5. Mariette, Mon. divers, pi. 68 a ; Griftith, Siut and Der Rifeh, VII, IX.
6. Weill, Notes etc., X, Le titrée ^, dans Rec. de travaux, XXIX (1907), p. 52-53. La lecture '^^ 1 " -. proposée à plusieurs reprises (Griffith, dans RT I, p. 52 ; Maspero, Bull, de Vlnstitut Egyptien, 1902, p. 108; Naville, Rec. de travaux, XXV, 1903, p. 215-216), a été réfutée par Sethe (dans Garstang, Mahasna, p. 21), qui mit en évidence la lecture véritable.
7. z^OÎ'Xtl'*, qui parait montrer que dans cette expression, le
signe de la tête de profil avait gardé une valeur primitive A ^\ dont
la valeur ordinaire, à l'époque classique, est le redoublement.
uniquement dans les inscriptions des cylindres « de vignobles », mais le fonctionnaire chargé du service du vignoble sacré ne porte pas forcément ce titre ; avec une
fréquence égale il est i=s: du vignoble ou jf du vignoble. Sur les cylindres de l'Horus Den on observe très fréquemment le titre de J du vignoble (n"' 22, 49, 50, 52,
55, 136, 139, 155, 156, 159)' et le titre de i=x du vignoble (46, 49, 54, 55, 56, 153, 154, 161, 163), moins souvent
celui de ^ I : le cyl. 47 appartient à un "^ ji du vignoble et deûQ, les pains et les offrandes liquides, et ce fonctionnaire est d'ailleurs '^11 H ï, « chef des officiers » préposés auxdits services ; sur les cylindres 54 et 163, qui appartiennent à Hemaka, l'officier le mieux connu de ceux qui apparaissent sur les monuments de Den, ce fonctionnaire est '^J, Il 1 I en même temps que r=i du vignoble,
et de plus, dans 163, il est ^ i û Q « chef des pains et des offrandes liquides ».
Pour l'époque très ancienne de l'Horus Zet, on rencontre
une fois p| *^^^— ^ « préposé à la porte » du vignoble {RT, 4),
une fois i — r du même service (6), et une fois <-^ (124), signe et titre inexpliqués particuliers à la première pé-
riode thinite. Chez l'Horus Azab, on note une fois ^ ^ du vignoble (63), et une fois -, — r ^ g (64) ; chez Semerkha, sur le seul cylindre « de vignoble » connu de ce roi (76), |; chez Qa, une fois ^ i (83) et une fois j^^r ^ i i^'') î chez
1. Ces numéros, ainsi que coux qui suivent, se rapportent à la série 'IcB empreintes de cylindres dans Pétrie, Royal toinhs, I et H.
82 Ile ET lue DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Hotepsekhmoui, une fois '^ J, et une fois f [Annales du Service, III, 1902, p. 187, et Bull. Inst. Egyptien, 1902, p. 108); des trois cylindres de vignoble de Perabsen, l'un donne
T — r (178), le deuxième i*^ (179) et le dernier \ (180) ; sur
ceux de Khasekhraoui, enfin, on trouve une fois "^ J, (199) et
une fois y. — ,- (200). En somme, d'un bout à l'autre de la
période de ces cylindres, les titres j, i;::;:^ et ^ J, du vignoble royal apparaissent avec une fréquence égale et semblent être tout à fait équivalents entre eux.
Nous résumerons ce qui précède, au point de vue des relations historiques du cylindre de Noutirkha qui a donné lieu à ces remarques, en disant que sa rédaction est de caractère plus archaïque, plus thinite que celle du cylindre Vin, 2 de Bêt-Khallaf examiné auparavant; que les groupes où figure le vignoble royal l'apparentent avec ceux de la série thinite tout entière, mais que son groupe de gauche, et surtout l'ensemble de la composition, démontrent un voisinage particulièrement proche avec Perabsen et Khasékhmoui (cf. surtout 178, 179, 199 et 200 dans RT II). On se rappelle, d'autre part, que le cylindre Vlll, 1 porte des groupes apparentés avec ceux des inscriptions de Perabsen et Khasekhmoui et d'autres groupes de caractère nettement meinphite, et que le cylindre Vlll, 2 est entièrement de caractère memphite. Dès maintenant, n'eût-on comme documents épigraphiques de Noutirkha que les inscriptions des trois cylindres que nous venons d'étudier, on serait en mesure d'affirmer que ce souverain, proche parent de Perabsen et Khasekhmoui, précède de peu la IV*^ dynastie. En ce qui concerne maintenant les affinités thinites de Noutirkha, les cylindres qui nous restent à voir vont nous donner nombre de renseignements supplémentaires.
MONLMIiiNTS ROYAUX DATÉS
Kl, 5a et 5/-.
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Ces deux cylindres, empreints sur le même bouchon de jarre, portent des inscriptions presqu'identiques. Le cartouche royal, tourné vers la gauche, sépare les uns des autres, dans la disposition déjà plusieurs fois constatée, trois groupes graphiques tournés vers la droite ; celui de gauche ne comprend que le signe des vignes, trois fois
répété; celui du milieu, un nom de lieu, ^ JJ « le Mur »,
dans 5«, 3: y y i « le Mur-Blanc », nom bien connu de Memphis, dans 5Z/ ; le groupe de droite, enfin, est un titre de fonctionnaire ou un nom de service, as (?) zef^ que nous allons chercher à étudier. En somme, dans la version de 56, l'inscription entière est à interpréter : « Service (?) d'approvisionnement des vignobles du Mur-Blanc de l'Horus Noutirkha ».
Une circonstance capitale, au point de vue historique, est que l'inscription de 56 se retrouve, identiquement pareille et identiquement disposée, sur un cylindre connu
84 II« ET nie DYNASTIES ÉGYPTIENNES
depuis longtemps de Khasekhraoui ' : seul le cartouche royal diffère. Ce fait indique que Noutirkha et Kliasekhmoui sont extrêmement voisins l'un de l'autre.
Il reste à expliquer le groupe % ^ (. Le mot zef est
connu ; mais qu'est-ce que le premier signe du groupe, la botte liée avec ligature pendante? Griffith'' et Sethe'
n'hésitent pas à lire || ., { as zef^ considérant le signe à la
ligature pendante comme identique à celui qui sert à
écrire le mot connu ^ ^ ^—^ des inscriptions memphites. De fait, le dessin du signe as, à l'époque memphite, est assez variable* ; mais pas une fois on ne rencontre dans le mot ainsi orthographié le véritable faisceau à ligature pendante qui figure si souvent dans les inscriptions de nos cylindres. L'identification est donc problématique. Notons pourtant, à l'appui, les mentions assez nombreuses de la « place
des approvisionnements », J] ou J] J] ^ \, etc., à l'époque
memphite.
Quant au signe à la ligature pendante, on le rencontre, d'abord, dans le même groupe as (?) zef sur plusieurs
cylindres de Khasekhmoui : f >Z1" ^ (/?ril, 192),]^ /j^
^ (195), 1 % Jj (201), "l ^ avec mention des vignobles de Double (202, 204). Perabsen, ensuite, dont nous avons déjà eu l'occasion de constater les affinités épigraphiques avec Khasekhmoui et Noutirkha, possède deux cy-
lindres qui fournissent fl H ' \ (JZ»., 174, 183). Il est enfin
g 1. Empreinte mauvaise daus Morgan, A'ecAercAe^, il, p, 213, fig. 818, et Amélineau, Nouv. fouilles^ II, p. oOl, n" 2 ; bien meilleure dans Pétrie,
i?rii, xxiii, 193.