‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 40 sur 135 · Dans Garstang, Mahasna, p · texte numérisé non relu

Dans Garstang, Mahasna, p

4. V., par exemple, les formes qu'on trouve aux Mastaba, p, 125 et

MONUMENTS HUYAUX DATÉS 85

un troisième roi, qui paraît pour la première fois clans ces rapprochements, l'Horus Sekhemab, dont les monuments vont se manifester comme apparentés avec ceux de la famille Perabsen-Khasekhmoui-Noutirkha, et dont cer-

tains cylindres donnent : ^ zn 1 •< " (^'^•' 1^5; cf. 195, Kha-

sekhmoui, ci-dessus cité),*! k«^1 |°| (166), *| .J f (167; cf. 174, 183, Perabsen, ci-dessus cités). Voilà tout pour les cylindres, et l'absence complète du même groupe sur ceux des autres Horus d'Abydos est une des manifestations les plus significatives de la situation de parenté exclusive où sont entre eux les quatre Horus Noutirkha, Khasekhmoui, Perabsen et Sekhemab.

Le groupe en question se retrouve pourtant encore sur deux vases en cristal de roche au nom de l'Horus Hotepsekhmoui dont l'un au moins provient de l'édifice qu'on appelle le tombeau de Khasekhmoui ' ; les deux inscriptions, fort grossières, donnent l'une et l'autre :

K(. Obser-

vons, maintenant, que le même signe ij à la ligature pendante, mais sans le groupe complémentaire des deux autres signes, sert à écrire des titres qu'on rencontre dans les plus anciens mastabas de Saqqarah, mais rarement, comme si titre et signes avaient tendu à disparaître

de bonne heure. Le titre le plus fréquent estf (^ « chef de service (?) » ; il figure sur les très anciens panneaux de Hesi {Mastabas, p. 80, 81), chez Rahotep et Nofirmat, à Meidoum (Mariette, Mon. dwers, pi. 18, 20; Mastaba,

1. Morgan, Recherches, II, p. 253, Gg.«51 et Amélineau, Nouv. fouilles, U) ^XI, 6; le second vase daps Amélineau, loc. cit., XXI, 1,

I^ ET nie DYNASTIES ÉGYPTIENNES

p. 487 ; Pétrie, Medum, pi. IX, X, XIII, XIV, XV, XVII), chez Tenti, contemporain de Khephren [Mastabas, p. 88-89), chez Izefa, de la IV*" dynastie [ib., p. 134), chez Noutirousir* au temps de la V^ {ib., p. 174), chez Ati [ib., p. 358), chez Ouashptah (Rougé, Inscr. hiérogl., XCVH). On retrouve le

même titre *§ \]{, chose très remarquable, parmi ceux que porte le chef de l'expédition minière qui se rendit au Sinaï sous le règne de Semerkha ; nous aurons l'occasion plus loin de parler du bas-relief.

D'autre part, au très ancien tombeau de Khabiousokari,

celui-ci est î X B « chef de service (?) des ouvriers (?) « ; Khoutaa, aux inscriptions de son tombeau archaïque (Louvre B 1 et Berlin 15.302), porte le titre plusieurs fois répété

de 3—1 l'I "l, et Rahotep et d'autres, à Meidoum [loc. cit.

et Medum, XII, XVI), sont

en même temps

que IDIJ^. Tous ces exemples montrent quefS n'est pas un titre proprement dit, mais l'objet du titre, le service auquel le titre se rapporte.

Il faut noter enfin la présence du même signe dans l'intéressante inscription de vase mi-memphite, mi-archaïque qu'iVmélineau a publiée {Noin>. fouilles, II, XXII, 8) et qu'on verra plus loin (chap. III, § II, B), ainsi que sur un cylindre qui n'est certainement pas de beaucoup antérieur à l'époque de Noutirkha [Abydos III, X, 24) et donne entre autres titres : « chef du service (?) de la grande porte » (v. ci-après, chap. III, § III, B).

Kl, 6

3JTÏÏTT

uffn

^^Mr4-

fiTTriTTi;

fiïïï^TT

Empreinte très détériorée restituée ainsi, par analogie, par Sethe (dans Maha-sna, p. 22). Le groupe de gauche

serait, d'après cette restitution, celui qu'on rencontre sur le cylindre de Noutirkha XXVI, 8 que nous verrons plus loin, et dont subsistent des vestiges sur un cylindre de Sekhemab (Pétrie, 172) et un cylindre de Khasekmoui [ib., 203); le deuxième groupe est restitué d'après plusieurs cylindres de Khasekhmoui [ib.^ 191, 196, 206, etc.) ; quant au troisième, il est identique, comme l'a vu Sethe,

au groupe -f '"' ^^ des cylindres de Khasekhmoui (iZ>., 202, 204). Il reste seulement à ajouter que ce groupe, écrit à l'intérieur d'une enceinte rectangulaire comme sur l'un de ces derniers cylindres, est loin d'être spécial à l'époque de Khasekhmoui; sous une forme qui se rapproche plus ou moins fidèlement du type central rz — l , avec un sisrne vertical en harpon h crochet unique, paraît sur de nombreux fragments de

cette enceinte vases et pla -

quettes de l'Horus Qa', sur plusieurs cylindres d'Azab% de Semerkha% sur la remarquable stèle de Sabouf dont le

propriétaire, parmi d'autres titres, est \ de ce service', sur un cylindre de l'Horus Ranib'. C'est toutefois sur notre cylindre de Noutirkha que nous voyons, pour la première fois, le groupe hiéroglyphique enclos dans l'enceinte en sortir, simplement accompagné du déterminatif de la ville. Quant à la signification du groupe, elle est des plus obscures; peut-être les inscriptions du tombeau de Rahotep, à Meïdoum, nous mettront-elles en mesure, plus loin

1. Fragments de vases Pétrie, RT \, VIII, 13, 14, IX, 1 h, 3, 10; RT II, VIII, 7; Amélineau, Nouv. fouilles.^ I, VIII; Morgan, Recherches^ II, p. 241, fig. 812; Sethe, dans Zeitschrift, 1897, p. 5. Plaquettes Pétrie, RTU, VIII, 3, XII, 6, et VIII, 2, qui est Ahydos I, XI, 11.

2. Avec les titres royaux et le nom royal Merhap à l'intérieur de l'enceinte; RT\, XXVI, 58, 59, 60.

3. Avec les titres royaux et le nom royal Samsou (?) à l'intérieur de

l'enceinte, et le nom de celle-ci réduit à la rédaction ^ ^^ î ^^ ^t XXVIII, 72.

Page 1