‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 50 sur 135 · Y. les plans RT II, LVIII et LXI · texte numérisé non relu

Y. les plans RT II, LVIII et LXI

Ile KT nie DYNASTIES ÉGYPTIENNES

p>agment. Le cartouche de Sit répété; dans un compartiment vertical, le groupe l| 1 ^, déjà rencontré au

cylindre de Perabsen 174, et que nous verrons tout à l'heure chez Sekhemab, au cylindre 167.

Fragment. « Sceau des apports du Nord ». Un fragment plus endommagé de l'empreinte du même cylindre dans Ahydos III, IX, 1.

Fragment. « Sceau du .... journalier ». Un fragment plus petit d'empreinte du même cylindre dans Ahydos III, IX, 2.

Par analogie avec 184 : « Sceau des apports... ».

187, 188, 189, ne portent pas de nom royal et seront, pour ce motif, laissés de côté provisoirement. 187 paraît être un fragment du cylindre 171 de Sekhemab que nous verrons tout à l'heure.

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Empreinte du même cylindre trouvée antérieurement à la même place, et publiée depuis par iVmélineau, Nouv. fouilles, III, XXVII, 2. D'autre part, un fragment de la même empreinte a été trouvé par Pétrie {RT I, XXIX, 87) dans la cellule 30 des rangées W dont il a été parlé plus haut à propos du cylindre 179 de Perabsen. — Reproduit par Newberry, Scarabs (1906), pi. IV, 12.

MONUMENTS HOVAUX DATES

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On retrouve ici le titre Sezal khit iiib déjà rencontré sur le cylindre 201 de Khasekhmoui, « chargé du sceau de toutes choses ». Les deux groupes verticaux qui viennent ensuite, vers la droite, et reposent sur le signe de l'or, sont difficiles à expliquer; il semble toutefois, à cause de ce qui suit, qu'il faille y reconnaître un nom divin, pro-

bablement celui de Sit, dieu d'Ombos, Noiibti, " J ' \\ des hiéroglyphes ordinaires. Toute l'inscription serait alors à interpréter comme un titre de fonctionnaire du sacerdoce de Sit : « Le chargé du sceau de toutes choses

du dieu Noubti^..., qui a conféré {oad, Jf ^^ q des hiéroglyphes ordinaires) les Deux-Terres à son fils, le Roi

Perabsen ». L'orthographe "^ , pour oud, est intéressante et prête, quant à la structure, à deux hypothèses : ou bien c'est un spécimen très ancien de la forme mem-

phite c.^=^ (Erman, Aegi/pt. Glossar, p. 34), oudd, ou bien le premier signe est syllabicjue pour oud, comme cela se

recontre à l'époque memphite, avec \ pour complément phonétique.

Cette courte inscription, d'explication incertaine en ce qui concerne le dieu Sit, garde peut-être le souvenir d'événements d'ordre religieux auxquels se rapporterait aussi la qualification habituelle de Perabsen, Sil au lieu d'Horus, et dont nous ne savons pas autre chose.

1. Il y a un jeu de mots sur nuuhti répété; le sens est peut-être dieu d'Omhos^ dieu d'Or. Dans la seconde orthographe ligure assez singulièrement un signe de végétal ramilié qui ne peut jouer d'autie rôle, évidemment, que celui d'un syllabique nouh; cf., pour des signes analogues avec cette valeur, d'abord le nom du maillet sacré 'w^'>~^ vj?-^^

Il fl "^^ ■'^ < puis les noms d'arbres vw^aa Q -ww^ i | -^p^ o, etc.

749, 750; Erman, Aeg. Glossar, p. 6i).

(Brugsch, bit t. Itiérogl.^ p. 7i't,

Ile ET llle DYNASTIES ÉGYPTIENNES

Empreintes Daressy.

Quelques bouchons de Perabsen, ramassés par Daressy tout près du h tombeau d'Osiris », comme dit Amélineau, c'est-à-dire du « tombeau » de Perabsen d'où ont été extraites toutes les empreintes qu'on vient d'étudier, ont donné lieu à une note de Maspero {Rev. arcli., 1898, I, p. 307) d'après laquelle, dans ces inscriptions, Perabsen serait non plus SU comme d'habitude sur le cadre rectangulaire, mais Borus-Sit comme Khasekhmoui. Ce détail remarquable ne semble point toutefois avoir été observé exactement, et il est probable, autant que la description de ces empreintes encore inédites permet de s'en rendre compte, qu'elles proviennent simplement des mêmes cylindres que les empreintes 178 ou 179 de Pétrie vues un peu plus haut : Perabsen est iS"«7 comme partout ailleurs et l'oiseau d'Horus qui fait face à l'animal séthien appartient à la légente du dieu debout devant le cartouche royal. Cristal Pétrie, RT\, IV, 7.

Fragment provenant de la « tombe de ]Merneit ;>, Y des plans Pétrie [RTl\, LVIII). Cette disposition du protocole royal, par le nom d'Horus sans cartouche précédé des titres royaux, a déjà été constatée par nous sur des cylindres de Perabsen lui-même, de Khasekhmoui et de Noutirkha, ainsi que dans l'inscription de la porte de la pyramide de Noutirkha; rappelons que sur des monuments d'autre catégorie que les cylindres, fragments de vases des Horus Qa et Noutirni, analogues à celui que nous avons sous les yeux, le nom d'Horus figure également dépouillé du cartouche rectangulaire et précédé des titres royaux. Voir, pour ce qui concerne en général ce mode de rédaction de la titulature royale, ce qui est dit à propos du cylindre de Noutirkha Mahasna VI 11 1.

Empreinte Garstang:, Mahasna, X, 8. f^^A /^--^Û

Nous avons signalé plus haut (même chap., § II) la présence de cette em-

MONUMENTS ROYAUX DATKS H9

preinte de Perabsen dans le tombeau K 1 de Bêt-Khallaf que datent de nombreuses inscriptions de cylindres au nom de Noutirkha, et nous avons fait observer que cette rencontre constitue une preuve de l'antériorité de Perabsen par rapport à Noutirkha.

Stèles d'Abydos, BTU, XXXI.

Deux grandes stèles de syênite de cinq pieds de haut, qui encadraient l'entrée de la tombe P d'Abydos; elles ne portent d'autre inscription que celle du cartouche rectangulaire de Perabsen, en grands hiéroglyphes en relief, surmonté de l'animal séthien face à droite. Les deux inscriptions ne sont point symétriquement disposées, mais identiques, écrites toutes deux de droite à gauche.

Rappelons que les seuls Thinites dont nous possédons jusqu'à présent des stèles royales sont Qa', Semerkha- et Zet, le « roi Serpent^ », tous notablement antérieurs à l'époque de Perabsen,

G. — Sekhemab.

Les seuls monuments actuellement connus de l'Horus

I i ^ Sekhemab sont des empreintes de cylindres qui, presque toutes, proviennent de la même tombe P d'Abydos que celles de Perabsen qu'on vient de voir; Amélineau en recueillit à celte place^ et après lui Pétrie. Une empreinte de provenance inconnue était, depuis plusieurs années déjà, en la possession de Pétrie et a occasionné, comme nous allons voir^ la grosse erreur trop facilement adoptée par de nombreux savants, de l'identification de Sekhemab avec Perabsen. Une dernière empreinte, très intéressante au point de vue de réclaircissement de ce malentendu, a enfin, par ailleurs, été trouvée à Abydos.

1. Granit noir; Morgan-Jéquier, Recherches, II, p. 2o2, et Amélineau, Nouv. fouilles^ I, p. 2'»5.

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