Granit noir; Morgan- Jéquier, Hechei ches^ II, p
3. Calcaire; Morgan-Jéquier, /fecAercAes, II, p. 238 ; Aniéliuoau, Noin\ fouilles, I, p. 244, pi. XLII; souvent publiée depuis.
11^ ET me DYNASTIES ÉGYPTIENNES
IUqdI
Gomme pour les séries précédentes, nous suivrons dans l'examen des cylindres de Sekhemab Tordre de la publication de Pétrie, ^Tll, pi. XXI. Nous ne rencontrerons point de sceaux personnels; comme chez Noutirkha, Khasekhmoui et Perabsen, rien que des sceaux d'office.
Bouchon reproduit par Capart, Bull, des Musées royaux de Bruxelles, 1901- 1902, p. 42. L'empreinte dans Newberry, Scarabs (1906), pi. IV, 13.
« Le porteur du sceau royal du Sud de toutes les écritures, de l'Horus Sekhemab ». Ce cylindre, et un autre cylindre du même roi que nous verrons tout à l'heure, celui de la collection Pétrie, sont les seuls monuments
actuellement connus qui fournissent le titre ^ ^^ *< chancelier royal du Sud ». Vraisemblablement, ce titre marchait de pair, à l'origine, avec le titre symétrique l^Q ^ ou
ST ^ « chancelier royal du Nord « ; mais le premier devait disparaître de très bonne heure, tandis que l'autre, préféré pour des raisons que nous ne connaissons pas, était destiné à se maintenir d'un bout à l'autre de l'histoire égyptienne.
Empreintes également recueillies, dans le même tombeau, par Amélineau, Noui>.
fouilles, III, XXVII, 4, 8. — Reproduit par Newberry, Scarabs (1900), pi. IV, 8.
La nature et les relations de ce groupe
de litres ont été signalées plusieurs fois
précédemment ; cf. Khasekhmoui, cyl, 195,
et ce qui est dit ci-avant, même chap.^ j! H, à propos du
cylindre de Noutirkha Mahasiia IX 5.
Inscription déjà citée à propos de ce jP f f^ me cylindre de Noutirkha Mahasna IX 5. -U=i — ^
mei
Un titre de fonctionnaire détruit.
L'autre mention, celle du a service (?) des approvisionnements du trésor », se rencontre sur les deux cylindres de Perabsen 174, 183, vus ci-avant.
Entre les cartouches, mention difficile à interpréter complètement :
«Celui qui rend bon le... des dieux».
Dans le cartouche, inversion graphique des deux premiers signes, comme au cylindre 170 ci-après.
Entre les cartouches, reste probable du même groupe qui figure au cyl. 167 ci-avant. A droite, vestiges d'une figure divine debout, avec la légende habituelle (v. ce qui est dit à propos du cyl. de Noutirkha Mahasna IX 4.
Mention difficile à expliquer. Dans le cartouche, mélathèse graphique déjà observée au cylindre 168 ci-avant.
Les empreintes les meilleures ont été recueillies dans le même tombeau par Amélineau, Nouv. fouilles^ III, XXVII, 9. « Le préposé au S7noiit[7) ». Le fragment 187, dans RT W, XXII, provient probablement d une empreinte identique.
Le cartouche d'Horus et une enseigne divine posée sur le signe Tffff trois fois répété, sans doute, comme au cylindre vu précédemment de Noutirkha MaJiasiia XXVI, K5, 8.
Ile ET 111' DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Cylindre Pétrie. Pétrie, History I (1899), p. 24).
Cette empreinte, qui porte le même titre de fonctionnaire que le cylindre de Sekhemab 164 vu ci-avant, est de provenance inconnue. C'est elle qui a donné lieu à l'erreur singulière et tout à fait répandue de l'identification de Sekhemab avec Perabsen . Pétrie, en 1899 [loc. cit.), lit le nom à l'intérieur du cartouche Semer-Per-En-Ab-Sen, et considère le roi comme identique avec le Perabsen connu des bouchons d'Abydos ; en 1901 {RTW, p. 31), il corrige la lecture précédente en Sekhemperabsen^ et pense que Sekhemab est le nom d'Horus d'un roi dont Perabsen est le nom de Sit : cela explique que de nombreux bouchons au nom de Sekhemab se trouvent dans le tombeau de Perabsen. Griffith, cependant [RT II, p. 53), n'accepte pas cette interprétation sans réserves; une seule chose lui parait certaine, la présence dans le cartouche du nom de Sekhemab.
L'erreur de Pétrie passe, en 1902, chez Moret [Du caractère religieux etc., p. 36, n. 1) et Budge [History I, p. 213) la réédite en l'aggravant d'une affirmation matériellement inexacte, celle de l'existence des cartouches de IHorus Sekhemab et du SitPerabsen sur un même cylindre. Sethe, en 1902 également [Beitrdge etc., p. 36), considère l'identité de Sekhemab et de Perabsen comme certaine, pour cette raison singulière que dans le tombeau de Perabsen n'ont été trouvées que des empreintes avec l'un ou l'autre des deux noms.
En 1903, c'est le tour de Naville (PZw5 anciens mon. égyptiens, III, dans Rec. de travaux^ XXV, p. 222), -qui, adoptant les arguments combinés de Pétrie et de Sethe, pense en outre que puisqu'on a « pour le môme personnage les deux dieux, les deux emblèmes séparés, il est naturel de
lui attribuer aussi le nom qui les réunit. \ \ », ce qui
donne un roi unique Hotepsekhmoui Sekhemab Perabsen.
Ed. Meyer est bien excusable, en raison de tant de
témoignages antérieurs, lorsqu'en 1904, rassemblant les
MONUMK.NTS KUYAL'X DATÉS
données apparemment acquises sur les premières dynasties, il reprend à son compte la titulature imaginaire « Horus Sekhemab, Sit Perabsea » [Aegypt. Chronologie, p. 133-136). Mais l^s égyptologues devaient pousser plus loin encore le malentendu. Voici, en effet, une dernière empreinte trouvée à Abydos et publiée, en 1904, par les fouilleurs de VEgypt Exploration Fund :
Cylindre Abydos III (1904), IX, 3.
Le nom, dans l'intérieur du cartouche, ne diffère de celui de l'empreinte de la collection Pétrie que par la substitution du
Ci ' 1
iïMiïiï
mot 'P — I "^ au signe de vase mal caractérisé que nous avons vu à la même place. La conviction s'impose, au premier coup d'œil, que la lecture doit être la même dans les deux cas. Or A. Gardiner, étudiantles inscriptions publiées dans le volume, pense au contraire [Abydos III, p. 39) qu'il y a là un Horus Sekhemab dont le nom propre QS,\.Perenmaat^e\(\\iQ ce roi est différent de l'autre Horus Sekhemab qui s'appelle aussi Perabsen.
Il eut été facile, pourtant, de se dégager de cette erreur. Perabsen et Sekhemab n'ont rien de commun dans leurs noms ni dans leurs personnes; il existe un seul Horus Sekhemab, et son nom figure dans le cartouche rectangulaire tantôt sous la forme simple Sekhemab^ tantôt accompagné d'une appellation supplémentaire dont deux cylindres, jusqu'ici, nous ont fourni deux orthographes différentes. Cette addition facultative au nom d'Horus constitue exactement le même phénomène que présentent les inscriptions de Khasekhmoui, et comme nous l'avons rappelé ci-avant à propos du premier étudié des cylindres de ce dernier roi, l'appellation supplémentaire n'est autre chose que le nom royal de THorus. Nous apprenons ainsi quel était le nom royal de 1 Horus Sekhemab.
La lecture' n'est claire que sur le cylindre d'Abydos III.
1. Comme nous l'avons remarque ci-avaut (p. 30), les noms royaux
124 1I« ET nie DY.NASTIKS ÉGYPTIENNES
Si l'on admets comme il parait évident, que le nom est le même sur le cylindre Pétrie, on est conduit à adopter,
pour le dernier signe, une lecture équivalente à ^, et l'on doit se demander alors s'il existe un signe de vase qui possède effectivement cette valeur. Or on en connaît un, celui qui figure en particulier dans les différentes orthographes du mot matiou^ maiou, « granit de Syêne ». Rappelons, sans insister sur les formes du signe aux différentes
époques, la forme ^^ "^ de l'inscription d'Ouni (1. 39,
40, 47), la forme y M- '' ^' □ < ^ m ^ '^ □ du grand papyrus Harris(IV, 1. 9, XXVI, 1. 7) et la forme ptolémaïque
qu'on trouve à Denderah (Mariette, Denderah, pi. 35, col. 15, pi. 38, col. 127 de l'inscr.). Nous avons montré, ailleurs', que ce vase, qui peut avoir un dessin très spécial avec oreillettes retombantes mais ressemble tout à fait dans d'autres cas, au signe ordinaire O, a la
valeur phonétique^^ ^.i Jf à partir du Nouvel Empire, et aux époques anciennes, tout au moins encore à l'époque
memphite, la valeur plus complète ^^ J^ •^ ^. Il est
extrêmement probable que c'est le même signe qu'on rencontre, avec la même valeur, dans l'inscription du cylindre de la collection Pétrie.
Notons, pour terminer, que Sekhemab est antérieur à Perabsen et ne peut être très éloigné de lui chronologiquement, puisque dans le tombeau P d'Abydos, qui est de l'époque de Perabsen, ont été déposées en très grand nombre des jarres scellées sous le règne de Sekhemab-.
de Khasekhmoui et de Sekhemab soûl de ceux que les listes classiques ignorent d'une manière complète.
1. Wcill, Le vase MAIOU, dans Sohinx, X, p. 11-34. où il est exposé que ce signe de vase eutre. eu qualité de syliabique^ dans rorlhographe de plusieurs mots de toute époque.
2. Voir les observations générales qui ont été faites plus haut sur les rencontres de cet ordre, à propos des empreintes de cylindres de la reine
Peut-être aura-t on un jour la preuve que Sekhemab et Perabsen régnèrent immédiatement l'un après l'autre.
Résumé du § lit.
Telles sont toutes les inscriptions actuellement connues que datent les cartouches rectano^ulaires des rois du groupe apparenté avec Noutirka : Sekhemab, Perabsen et Khasekhmoui. Nous réunirons en forme de résumé, comme nous avons fait à la fin du précédent paragraphe, les faits nouveaux rencontrés qui concernent les affinités mutuelles des quatre rois du groupe et leurs relations avec la période antérieure et la période suivante.
I. Parenté dans l'intérieur du groupe Noutirka-Khasehhmoui-Perahsen-Sekheniab, à l'exclusion des autres Thinites : n i ^ d
Le titre | J, .^:—^ sur des cylindres de Khasekhmoui et de Perabsen (à propos de /?ril 201 de Khasekhmoui).
Dans le cartouche rectangulaire de Sekhemab, comme dans celui de Khasekhmoui, le nom d'Horus ou d'Horus- Sit figure tantôt seul, tantôt suivi du nom royal. Ne pas oublier, cependant, qu'il en est déjà de même chez le très ancien Horus Narou (?), roi Mer, et que l'inscription du nom royal à la suite du nom d'Horus, dans le cartouche, reste en usage à l'époque memphite.
Coexistence d'un grand nombre d'empreintes de cylindres de Sekhemab et de Perabsen dans un même tombeau.
II. Relations du groupe avec le début de la période memphite, à l'exclusion des autres Tliinites :
Mention du service ' ' c sur un cylindre de Khasekhmoui {RT II 197), de rédaction très analogue à certaines inscriptions funéraires memphites.
Rien à ajouter, autrement, à ce que nous avons dit à la fin du § II relativement à la situation intermédiaire du groupe entre les autres Thinites, qui le précèdent, et le début de la période memphite proprement dite,
Nimathapi dans des tombeaux du temps de Kliasckhiiioui et du temps de Noulirkha (ci-avant, p. 89-90).
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