‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 52 sur 135 · III. Relations du groupe avec les Thinites antérieurs · texte numérisé non relu

III. Relations du groupe avec les Thinites antérieurs

Présence du titre i ^ sur un cylindre de Perabsen et sur de nombreux cylindres de la période antérieure (à propos du cyl. de Perabsen RT \\ 173).

Analogie d'un vase inscrit de Perabsen (Z??^ I, IV, 7)avec certains vases des Ilorus Qa etNoutirni.

Existence de grandes stèles en pierre aux noms de Perabsen et des Horus Zet, Qa et Semerkha.

Pour terminer l'étude des inscriptions du groupe, il ne nous reste plus qu'à examiner le bas-relief de Noutirkha au ouady Magharah. Nous verrons que Noutirkha n'a pas été seul, de son temps, à laisser un témoignage de son activité dans cette localité du désert, et que les circonstances vont nous obliger à faire entrer un cinquième Horus, à côté de Noutirkha, dans le groupe monumental dont ce dernier fait partie.

Les bas-reliefs de Nourtikha-Zgsir et de son époque AU OUADY Magharah.

Le bas-relief rupestre de Noutirkha au ouady Magharah a été relevé intégralement, pour la première fois, au cours de l'expédition de 1904-1905 de VEgypt Exploration Fiind dans la péninsule sinaïtique, mais il n'a pas encore été publié*. Toutefois, les relevés de 1905 et le dessin exact que nous donnons ci-dessous du tableau, d'après les estampages, permettent d'oublier les recherches antérieures dont nous avons, ailleurs, fait l'histoire, et les publications fragmentaires que nous avons données du monu-

1. The Egyptians in Sinai, publication du Fund qui doit renfermer la collection complète des inscriptions égyptiennes relevées, n'a pas encore paru.

ment d'après d'anciens documents incomplets et imparfaits'. Nous n'y reviendrons pas ici.

Le tableau a une importance bien plus grande que les renseignements antérieurs ne le laissaient croire. Il comprend,, à la suite du tableau royal proprement dit, les noms, titres et représentations figurées de toute une série d'officiers, formant une sorte d'état nominatif d'expédition dont nous ne connaissions auparavant l'imalogue, au Sinaï, qu'à partir de la V^ dynastie.

Les représentations et légendes vont de droite à gauche. Au premier rang, le roi frappant de sa massue l'Asiatique tombé à ses pieds; devant lui, son cartouche d'Horus, Noutirkha [ derrièrelui,une figure dedéesse au nom perdu,

avec la légende verticale /A J, 11 T O -^ l • nous n'avons pas oublié les représentations divines analogues, avec légende vis à vis du cartouche d'fforus, sur les cylindres de Noutirkha lui-même, de Khasekhmoui et de Perabsen (v. ci-avant, même chap., § II, à propos du cyl. Mahasna IX 4 de Noutirkha). Le groupe du roi frappant le prisonnier, très connu à toute époque, se retrouve à Magharah sur le plus grand nombre des bas-reliefs jusqu'au temps de la VP dynastie; quant à la rédaction du protocole royal, réduit au type thinite le plus élémentaire du cartouche d'IIorus isolé, nous rappellerons les exemples analogues qui se rencontrent dans la même localité, avant et après Noutirkha.

En arrière du tableau royal, une figure d'officier debout, avec la canne et une sorte de bâton court appuyé à l'épaule.

Au-dessus de sa tête : S^ "^^^ ^ ^ n «chef de troupe;; :

derrière lui, les mots D o T www « expédition royale », suivis d'une inscription en deux colonnes verticales dont

1. Bibliographie dans Weill, Rec. des inscriptions égyptiennes du Sinaï (1904), p. 99-100 et 102 (n" 4); ce dernier fragment fait partie du tableau de Noutirkha. Cf. ce qui est dit à ce sujet dans Sphinx (Weill, L'Asie etc.), IX, p. 64-65.

0 ajD«i]oOS(\) 0 jr^-i)

O-rr

€ Don

crsGLVr

les signes, ménagés en relief, ont mallieureusement perdu toute netteté de contour par usure lente et sont difficilement lisibles. Le titre de mer mashaou, comme on sait, appartient au chef de l'expédition minière envoyée au Sinaï par Papi l'; quant à la mention de 1' « expédition royale », elle est habituelle sur les tableaux memphites delà même localité, depuis celui de Menkaouhor; nous nous sommes attaché, à propos de celui de Papi 1, à déterminer le sens exact de l'expression apit souten-.

Au-dessus de toute cette partie du tableau, on remarque une légende horizontale qui paraît en être indépendante

et s'appliquer à un autre personnage : <^=:i t — r o^^ -¥-

« Le ^^ du désert Nitankh^ ». On se rappelle qu'Amten également, sur sa stèle, est "^^ " ^.^^^ , en même temps que « chef des chasses ».

Un troisième personnage, plus à gauche encore, est représenté debout, surmonté d'une légende dont subsistent seulement quelques vestiges.

En arrière, les personnages mentionnés ne sont plus figurés. Us sont au nombre de quatre; à chacun d'eux est consacrée une ligne verticale d'écriture, en signes ménagés en relief par ablation du champ, La première légende est difficile à lire et à interpréter, La seconde paraît donner

'M I "^ I 1 X "^^^ H ^''^ Amout [?) Boni, « le préposé aux Asiatiques (?)* Honi ». La troisième donne, à ce qu'il

semble, t (\ V o « le charpentier royal' Merab »; la

Page 1