Ann. du Service, loc. cit., p
et traduit'
MONUMliNTS ROYAUX DATÉS lo9
« Chàleau Bâton des Rekliouitou (?) ». Il faut remarquer, bien que le sens ne s'en trouve pas éclairci, que la mention tlu même service se retrouve sur le cylindre RT II 144 de Den, et qu'à cette dernière place, il est tout au moins certain qu'il n'y a point d'oiseau î'ekh. L'objet dési-
gné par les deux signes dans l'enceinte se re- ï 1 trouve d'autre part, comme on verra ci-après (chap.
IV, §S 11, IV), dans les listes d'offrandes de Rahotep et Nofirmat, à Meïdoum, et de Ivhabiousokari à Saqqarah, où
le nom est écrit \ \:t^ et se présente, chez Khabiousokari,
comme la dénomination générale des deux offrandes ^^
^'^ — ^ "^ et ^^ Q II {Mastaba, p. 79; Murray, Saqqara I,
pi. 1). Sur notre cylindre, il est donc question du service
des offrandes de cette catégorie.
m. — Cylindre sans nom royal : Anii.^ p. 189; Bull., p. 110.
Contrairement à la règle que nous nous sommes imposée, nous reproduisons ici cette inscription qui n'est point datée par un nom royal, pour ne pas laisser de côté le seul cylindre de cette espèce trouvé en même temps que ceux qui précèdent dans les souterrains de Saqqarah. Nous ne nous risquerons pas, d'ailleurs, à interpréter les mentions d'offices de ce cylindre, qui paraît appartenir à un Vils royal nommé Pernib.
Note. — 11 nous faut dire un mot, maintenant, d'un monument qui serait pour le rèyne de Ranib, s'il était certain qu'il appartienne à cet Horus, d'un intérêt bien plus grand que celui des cylindres qu'on vient de voir : nous voulons parler du grand édifice inaclievé que Barsaiili a déblayé, au cours des dernières années, àZaouiet el Aryàn,et dont une première description * a été
1. Barsaati-Maspero, Fouilles de Zaouiet el A.ryân. I, Rapport, par A. Barsanli, dans Ann. du Service, VII (1906), p. 257-28G et 3 pi.
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donnée en 1906. Nous reviendrons, au chap. V ci-après, à la configuration du monument, qui représente la première phase des travaux de construction d'une pyramide du type antérieur à la IV^ dynastie, type caractérisé par ceci que les chambres souterraines et leur couloir d'accès incliné étaient pratiqués en excavation à ciel ouvert, avant de recevoir une voûte capable de porter la superstructure. A Zaouiet el Aryân, le travail fut interrompu avant toute construction proprement dite, et l'on ne voit qu'une énorme excavation carrée, béante, au fond de laquelle on accède par un plan incliné et dont le sol est garni d'un extraordinaire radier de gros blocs de granité sur quadruple épaisseur. De nombreux graffiti à l'encre' portent le nom du souverain auquel le
tombeau était destiné, \^à LJJ, — Nofirka comme au papyrus de Turin, alors que la table de Saqqarah et la table d'Abydos portent l'écriture complète Nofirkari, — le quatorzième des rois de la liste hiéroglyphique résultante telle que nous l'avons établie au § II du précédent chapitre (pp. 13 et 15 ci-avant") ; plusieurs inscriptions nomment en outre la pyramide future elle-même,
\h LJ J I J , r « Étoile ». Or, dans un cas, on trouve ' à la suite du cartouche royal, le groupe ,~;r qui est le nom del'Horus Ranib dont nous venons de nous occuper, et cela peut donner lieu de croire que l'Horus Ranib et le roi Nofirkari sont une même personne. Cette identification, que Maspero serait disposé à acceptées nous paraît douteuse pour les raisons suivantes. En premier lieu, le groupe ra inb, ici, est sans le cartouche
rectangulaire ni l'oiseau d'Horus, et si yû LJ j ® ^"~^ qu'on lit dans l'inscription en question était effectivement une titulature royale, cette titulature serait d'un type entièrement inconnu jusqu'à présent à l'époque ancienne °, de sorte qu'on se demande si ra nib ne pourrait représenter tout autre chose qu'un nom d'Horus. Or ces deux mots, qui aussi bien que « Soleil souverain » du nom d'Horus connu, peuvent signifier « chaque jour », se rencontrent avec ce dernier sens dans les inscriptions de plusieurs objets funéraires de la période thinite", dont ils achèvent