PI. VII
Chapelle du tombeau de Khout-aa
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Berux n 12
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H. Deiiioiiliii, se.
bE ZOSIR A SNOFROli 274
des portes du Sud et du Nord « (même chap., § II, F); dans l'inscription de Noutirkha au ouady Magharali, où l'on
trouve un ^ I o|, « préposé aux Asiatiques » ou(( préposé aux portes» (chap. II, § IV), enfin chez Amten, « chef des gardiens des portes » : pour ce dernier titre, souvent remarqué mais d'interprétation incertaine, v, ce qui est dit plus haut, même chap., § II, F, à propos du titre précité de Khabiousokari. Tous ces titres, nous l'avons observé, ont rapport sous des formes diverses au commandement de la police de la lisière du désert.
La spécialité de certains titres, qui ne sont actuellement connus que dans les inscriptions de ces blocs et celles des pierres Bl et 2 du Louvre, tel le titre énigmatique de « chef des suivants des canaux », semble montrer que les fragments de Berlin proviennent du même tombeau que les autres fragments qui portent, au Louvre, le nom de Khoutaa.
Berlin, statue 14.277'.
Inscription en relief ménagée, d'une manière extrêmement remarquable, à plat sur le tablier qui couvre jusqu'aux genoux les cuisses du personnage assis. Quatre colonnes d'écriture verticales et une horizontale au-dessous, sans traits de séparation et difficiles à délimiter au premier coup d'œil, comme au tombeau de Khabiousokari et sur plusieurs monuments contemporains; facture plus grossière que celle des fragments du tombeau que nous venons de voir, mais l'attribution au même personnage ne fait cependant pas de doute. Le nom est donné par la ligne horizontale du bas : « Le fonctionnaire royal Khoutaa ».
Nous avons expliqué plus haut, à propos du cylindre K 1, 14 de Noutirkha (chap. II, § II), le titre de la première colonne, à gauche : « Celui qui accomplit (qui reproduit en action, seii) ce que dit son dieu, qu'il aime, chaque
1. luscriplioQ publiée, en 1901, dans -ieg. Inscliriftcn etc., I, p. 68; cf. Ausf. Verzeichniss (1899), p. 66. Une photographie de la statue, brisée à hauteur des hanches et dont il ne reste que la moitié inférieure, se trouve au présent ouvrage, pi. VI.
ne ET ni« DYNASTIES ÉGYPTIENNES
jour ». Rappelons encore que des formules analogues se rencontrent dans les inscriptions de Khoutaa vues tout à l'heure (Louvre Bl-2), et sur un cylindre an nom de Khaba examiné en même temps que le cylindre précité de Noutirkha.
La deuxième colonne commence exactement comme la première de l'inscription de B 1-2 du Louvre, jusques et
y compris le titre U ^ ^ )w, réduit ici à rorthographe
^ 11^ ; après quoi l'on trouve, comme ailleurs dans l'inscription susdite, le titre connu « grand du Sud». La troisième colonne ne comprend que des éléments empruntés à là même inscription et pour lesquels on se reportera aux discussions déjà exposées : « ami de la maison [royale] »
(forme très normale ' ' j T), « serviteur de la maison
royale » ; on se rappelle que le titre l appartient à Amten, serviteur de la maison d'une reine. On trouve ensuite « chef du sanctuaire merti ». Dans la quatrième colonne, enfin, on rencontre un titre de la deuxième
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colonne de Louvre B 1-2, « chef du siège du ^ », dont les deux derniers signes semblent avoir été fusionnés, par
une erreur du graveur, avec les deux signes ^-=^^ du titre
suivant, bien connu : 4 r=n | ^ ^^ — ^ , « chef de tous les secrets du roi «. Vient pour terminer, dans la ligne horizontale, le titre général souten iri khit, « fonctionnaire royal », suivi du nom propre.
Ici donc, comme sur les blocs de Berlin vus plus haut, rien que nous n'ayions déjà rencontré dans les inscriptions du tombeau du même personnage au Louvre.
B. — Tombeaux et statues de Meïdoum.
Notre revue sommaire des inscriptions de Meïdoum, bien connues depuis la publication de Pétrie, consistera surtout en une bibliographie précise des différentes parties des monuments, après quoi nous nous attacherons principalement à signaler ce que ces inscriptions ont en commun avec celles déjà étudiées, et ce qu'on y rencontre d'autre part de nouveau au point de vue des titres, des listes d'offrandes et des formules religieuses.
Il est d'abord nécessaire d'emprunter au chapitre suivant quelques détails de construction et de nomenclature architecturale. Le mastaba de Meïdoum est un édifice de plan rectangulaire, orienté nord-sud, parementé, au-dessus du sol, en briques sèches, avec un noyau en limon du Nil ou bien également en briques. Dans l'axe de la plate-forme supérieure s'ouvrent des puits verticaux, soigneusement bouchés, qui donnaient accès, à une certaine profondeur dans le sol naturel, aux chambres de sépulture. Dans la grande face qui regarde l'est, disposées symétriquement dans le voisinage des angles de l'édifice, s'ouvrent deux chambres ménagées dans la masse du noyau, avec parois verticales et toiture en pierres de taille ; la chambre du sud est consacrée au propriétaire du tombeau, la chambre du nord est celle de sa femme. Dans le dispositif arrivé à
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son développement complet, la chambre a la forme d'une croix et s'ouvre au milieu d'une petite façade extérieure semblabiement construite en pierre; d'épaisses chemises de briques superposées dissimulent aux vivants jusqu'à son existence.
Des nombreux tombeaux de cette nécropole, les seuls dont les chambres en pierre conservent encore, en totalité ou en partie, leurs admirables inscriptions en relief, sont ceux de Nofirmat [n' 16 de la nomenclature Pétrie), de Rahotep (n° 6), et beaucoup moins complètement, le tombeau de Heknen (n" 4) et le tombeau dit de Ranofir (n° 9). On les trouvera dans les plans d'ensemble de Pétrie, Medum, pi. I et V.