Ci-avant, chap. II, § II, Kl, 6 de Bêt-Khallàf
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mot \ supprimé, on trouve seulement : « Château [dit] la ville de l'Horus, le Double-Seigneur Semempses ; sur les cylindres de Noutirkha, enfin, le mot « château » a disparu, et l'on arrive presque au titre môme de Rahotep : « [chef duj harpon (?) de la ville d'Horus ». Gela n'est pas à dire que la nature du service royal ainsi désigné soit expliquée; mais au moins la formule qui l'exprime est décomposée en éléments certains et, séparément, intelligibles.
Revenons maintenant à la titulature de Rahotep, qui se poursuit ainsi : « grand de ville (?), ^§de la barque et ré-
gent de château ; grand du Sud ; chef du ( ^ \J ?) et
chef de troupes » ; pour le titre sekhem mat, v. ce qui a été dit ci-avant, même chap., § II, G, à propos des panneaux de Hesi; « chef des recrues », titre memphite bien connu; « chef du sanctuaire inerli », déjà rencontré chez Khoutaa,
v. ci-avant, même §, A; « préposé au | ^ ^ » (cf., également chez Khoutaa, le bloc de Berlin 13.502); « chef
de l'intérieur ((nï 1 ^) ^^ mater \ titre difficile à comprendre — peut-être chef du harem? — que nous retrouverons ci-après chez Khouholep à Saqqarah (même §, D);
« mer, préposé aux Iffll, tandis que Khoutaa est j__j du
même service; « j^ du Nil », A j^;^; '< le fils du roi, de son corps, Rahotep ».
Façade au-dessous. Rahotep assistant aux opérations de construction de barques, de pêche au filet, d'amenée et d'abatage des animaux, d'apport des offrandes; défilé des apports de six domaines, avec leurs noms, représentés comme dans les tableaux connus de la période memphite par des hommes et des femmes en marche, portant des corbeilles.
Gette composition, dont les détails et les légendes
1, Ce titre est le dernier conservé du linteau, dans l'état où l'a trouvé Pétrie.
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n'importent pas ici, est, comme on voit, d'un caractère entièrement inconnu à l'époque antérieure. -> ^
Couloir, côté gauche. Rahotep et sa femme Nofrit, 4 *^^^
(•) ^ , debout face à l'arrivant, assistent à l'amenée des bestiaux et à des scènes de chasse. Le nom de Rahotep est précédé de titres empruntés à la série du linteau extérieur.
Couloir, côté droit. Disposition symétrique, scènes de chasse des oiseaux au filet et de navigation.
Couloir transversal, face antérieure. Est-ce là que Mariette a trouvé la liste de douze domaines qu'il donne dans Mastaba, p. 481, et dont il n'y a pas trace chez Pétrie ? Tous les éléments de cette liste se retrouvent, soit dans les petites listes de six noms de la chambre où nous sommes, soit dans les listes plus étendues de la chambre de Nofrit que nous verrons tout à l'heure.
Couloir transversal, fond gauche. Scènes de transport et de préparation des poissons, de labourage; défilé de six domaines avec leurs noms.
Couloir transversal, fond droit. Amenée des bêtes à cornes, présentation d'offrandes par six serviteurs désignés par leurs noms.
La face du fond du couloir transversal, à droite et à gauche de la niche, et la niche, faces latérales se faisant vis à vis et fond encadrant largement la petite cavité centrale, forment un ensemble qui doit être décrit méthodiquement à partir du centre. On se trouve subitement très loin, ici, de ce qui constitue les représentations memphites ordinaires; presque tout au contraire, dans l'ensemble et dans les détails, procède de la grande stèle du fond de la chambre de la période antérieure.
En haut, d'un bout à Tautre de la chambre, court un grand linteau sous lequel s'ouvre la baie de la niche : en une ligne horizontale, titulature de Rahotep extraite de la série complète du linteau extérieur; nous ne citerons
encore une fois, ici, que "^r, □ ^ ^^, avec un signe du bassin particulièrement détaillé. Sous le linteau, au centre, profondément reculé en arrière, le fond de la niche, que
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nous appellerons la stèle\ aux deux tiers de la hauteur, un linteau droit qui délimite, en haut, le tableau carré, en bas, \ai fausse porte ^ étroite, sorte de fente verticale approfondissant encore, sur un tiers de la largeur, la cavité de la niche; à droite et à gauche de la fausse porte, sous le petit linteau, parois verticales décorées, face au spectateur; en haut de la fausse porte, limité à sa largeur, sous le linteau, le tambour cylindrique.
Remarquons que chez Khabiousokari, le tambour cylindrique couvre encore toute la largeur de la niche, considérée par conséquent comme étant la porte elle-même ; chez Rahotep, la porte s'est réduite à n'être plus qu'une fente étroite au centre de la niche, et elle restera telle tant que durera le mastaba memphite.
Le tableau carré n'occupe pas toute la largeur de la stèle ; il reste, à droite et à gauche, la place nécessaire pour une colonne de titres, tous bien connus maintenant. Quant au tableau carré lui-même, il ressemble d'une manière extraordinaire, par la composition et parles détails, à ceux qui constituent les stèles d'iVbnib, de Tetiankhni et de Nofiir précédemment étudiées ; différemment disposées, d'autre part, mais également apparentées par les détails de rédaction, sont les stèles du tombeau de Khabiousokari. En haut du tableau de Rahotep, une ligne horizontale de titulature ; audessous, le défunt assis devant le repas funéraire, avec les mentions habituelles au-dessus et au-dessous de la table; à droite, la pancarte surmontée des oiseaux divins, si curieusement caractéristique des tombeaux antérieurs à Kheops et dont nousavons étudié en général la constitution à propos de la stèle de Tetiankhni (même chap., § II, B). Ici, la pancarte dit : « Milliers d'étoffes. Étoffes sounou, 1, 2, 4, [etc.] brins au fil*, mille pièces de chaque espèce. Etoffes aa, à 1, 2, 4, 5, 9, [etc.] brins au fil, mille pièces de chaque espèce ». Au-dessous, enfin, petite liste d'objets où nous rencontrons les meubles khit asit, le siège incliné (cf. Khabiousokari et
^n, mot rencontré pour la première fois et discuté ci-avant, même chap., § II, E, stèle de Nofir.
Amten). le chevet bien connu oures, le dossier khit ha (cf. Khabiousokari et Amten), le fauteuil i;o5t> (cf. mêmes tombeaux), puis une substance deben dont nous n'avons pas eu
l'occasion de parler jusqu'ici, et la substance 4 t^ comme chez Amten et Khabiousokari ; au dessous encore, les volatiles et bêtes à cornes habituelles.
Au-dessous du tableau c«/re ainsi composé, le petit linteau droit porte en une ligne horizontale, sur toute la largeur de la stèle, une titulature de Rahotep, d'autant plus concise que nous sommes plus près du centre des représentations. Immédiatement au-dessous, couronnant la fausse porte, le court tambour cylindrique réduit cette titulature au minimum absolu du nom propre. Le fond de la fausse porte est inscrit; on y voit deux colonnes verticales d'écriture, face à droite, dont la première est une titulature sommaire de Rahotep, sans rien de nouveau, et dont la deuxième présente un intérêt exceptionnel en ce qu'elle fournit le premier exemple de la formule de royal don d'offrande qui inscrit obligatoirement la façade des tombeaux de la période suivante. Cette formule, ici, est encore très simple, d'une concision toute embryonnaire, et formée avec le nom d'Anubis, en place de celui du roi, comme intermédiaire chargé de l'accomplissement du ta hotep :
^ '" A 'a! ^ "^ ^ '^ ^ ^ « De par Anubis, don d'offrande, pour qu'il (le défunt) s'en aille en état de vénération vers TOccident ».
A droite et à gauche de la fausse porte, enfin, dans le plan vertical du tableau carré supérieur, figuration en trois registres de six personnages, fils et filles sans doute de Rahotep, tous qualifiés de souten iri khit et désignés par leurs noms.
Telle est la stèle proprement dite, ou paroi du fond de la niche. Les parois latérales de cette niche, qui se font vis à vis et raccordent le fond avec le plan général de la paroi postérieure du couloir transversal, sont très simplement décorées de la figure debout de Rahotep, porteur de la canne et de la massue, surmontée d'une courte titu-
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lature de trois colonnes et une ligne horizontale. Analogie marquée avec la composition de certains panneaux de Hesi.
Voici enfin qu'on pourrait appeler les ailes de la niche, ou portions symétriques de la face du fond du couloir transversal, face au spectateur de part et d'autre de la niche, sous le grand linteau. Chez Rahotep. on s'est servi de ces parois pour loger la grande liste d'offrandes, qui encombre tous les vides du tableau carré chez Nofîr et est mise en ordre pour la première fois, chez Khabiousokari, au-dessous du tableau carré.
A gauche, une première liste de quinze objets ou substances, en trois lignes. La première ligne comprend cinq noms précédés chacun du signe du pain ovale, et tous déjà connus, sauf le troisième, kahen^ par les listes de Khabiousokari : houti, akhi^ défi et nemsit. La deuxième ligne comprend les meubles tesou, le fauteuil haut (cf. Khabiousokari), encore une fois le khit asit (v. tableau carré), puis un meuble inconnu ma, un vase rond hemen et un autre meuble inconnu sahou. Dans la troisième ligne on trouve le siège khendou, le coffre hanou, la tablette ou « sous-main » kher «, tous trois rencontrés déjà chez Khabiousokari, puis des objets spéciaux, un damier sent, en bois, et un autre damier probablement en terre vernissée ou en marqueterie. -./wwv 'i^
Au-dessous, sorte de titre général : ^^ j— -3 ^i!» a biens de la maison éternelle », puis une première liste d'essences, au nombre de six, en deux lignes, qui continue par une seconde ligne de cinq cases en haut du grand tableau symétrique de droite. Dans ces onze cases, il n'y a cependant que six noms distincts d'essences; nous les avons réunis et discutés ci-avant (même chap.,§ II, A) à propos de la stèle d'Abnib et des essences en général à cette époque; nous n'y reviendrons pas.
La liste de droite se continue, sous les essences, par une seconde ligne de cinq cases où sont mentionnés des objets d'argent et d'électrum, cannes, sceptres, vases à laver et autres vases; au-dessous, mention générale en grands caractères : « fards, or, argent et électrum », suivie, en
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symétrie avec l'inscription de gauche, de la mention t^\)
c^ {. Aux six grandes cases de gauche où sont des essences correspondent ici, enfin, six cases pareilles renfermant des noms de vases, de substances diverses, de pierres précieuses; dans la première case on remarque le
no™]f,
déjà rencontré chez Khabiousokari et qui figure, nous l'avons rappelé à ce propos, dans quelques inscriptions de cylindres des périodes anciennes.
Nous ne dirons pas autre chose de la chambre du sud du tombeau de Rahotep. Avant de passer à la chambre du nord nous mentionnerons, cependant, les deux statues célèbres que Mariette trouva dans la chambre de Rahotep, celles de Rahotep et de Nofrit. Toute description serait inutile. Parmi les innombrables publications qui en ont été faites, citons celles de Mariette lui-même, Mon. divers, pi. 20 (belles phot.) et Mastaba, p. 487 (bons dessins), de Maspero, Histoire, I, p. 347 (Rahotep), 363 et pi. 2 (Nofrit), de Woermann, Geschichte der Kunst, I (1900), p. 118 (bons dessins d'après phot.). Les deux statues portent au dossier, comme on sait, face au spectateur, des inscriptions en colonnes verticales, trois colonnes de chaque côté pour Rahotep, une seule de chaque côté pour Nofrit; très bien publiées par Mariette, ces inscriptions ne fournissent qu'une titulature sans rien de nouveau.
Voici enfin deux stèles semblables qui faisaient partie de la décoration de la cour extérieure précédant la chambre du sud. On trouvera, au chapitre suivant, tous les détails de l'aménagement de cette architecture extérieure. En ce qui concerne les deux stèles, Mariette les attribue, fautivement, à un certain tombeau de Ranofir qui s'appuierait contre la face septentrionale du tombeau de Rahotep et aurait possédé, lui aussi, des chambres en calcaire [Mastaba, p. 485-486; v. à ce sujet Pétrie, Medum, p. 16 et pi. V). Leur inscription commune, publiée par Mariette [Mastaba, p 485) et Pétrie [Medum, pi. XII), est à lire
t 2 i "^ ^.w ^^^J '^ Î ^ • Ce No/ir ne peut évi-
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demment pas être le même personnage que le Rahotep du tombeau, et la présence de ces deux stèles à cette place est assez extraordinaire.
Rahotep. Chambre du Nord.
Nous donnons ci-dessous le croquis en plan, comme nous avons fait pour la chambre du sud, en supposant enlevées les deux chemises de recouvrement superposées- La façade extérieure a été laissée nue [Medum, p. 16) ; il n'y a de sculptures et d'inscriptions que sur les parois latérales
de la niche et sur la paroi du fond ^nN\^^;\^;^^^^;^^s^<<\C;-v^ ou stèle. Ces diverses inscriptions, d'ailleurs détériorées et en grand partie détruites, sont décrites exac-
mW4 W/MêM^<. tement par Mariette ( Mastaba , ^ p. 483-484) et réunies par Pétrie sur la pi. XV de Medum.
En haut de la stèle, tableau carré, où l'on voit le défunt et sa femme, en une disposition que nous rencontrons pour la première fois et qui ne devient habituelle, comme on sait, que sous la IV' dynastie, assis vis à vis Uun de Vautre devant le repas funéraire. Deux légendes horizontales divergentes à partir du milieu, au-dessus de leurs têtes, donnent leurs noms et titres sommaires; Nofrit, ici,
est qualifié de^^^^ 4 ^ • La liste d'offrandes sommaire au-dessus de la table ne comprend, outre l'encens, la libation, le vin, l'essence hati et quelques pièces de viande, que les fruits deb., ashed et nehes.
Le reste de la stèle est disposépresqu'exactement comme dans la chambre du sud. Sous le tableau carré, linteau droit occupant toute la largeur de la niche, avec une titulature de Rahotep en une ligne horizontale; au-dessous, au centre, l'étroite fente delà fausse porte, mais sans tambour circulaire, avec une autre titulature de Rahotep en une seule colonne verticale; à droite et à gauche, sur trois registres, les six mêmes personnages, fils et filles de Rahotep, déjà vus à la même place au fond de la chambre du sud.
Les flancs de la niche, à droite et à gauche, sont occupés,
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pour la moitié inférieure, par le défilé des domaines, apportant leurs produits, pour la moitié supérieure, par la grande liste d'ofFrandes. Le défilé des domaines comprend, de chaque côté, sept personnages, hommes ou femmes, sur deux registres, avec leurs noms; en tout, 14 noms (cf. Mastaba, p. 484). De la liste d'offrandes, très mutilée, il ne reste, à gauche, sur deux registres, que la mention d'une substance Çk^ et la liste des essences, que nous avons citée et étudiée plus haut, comparativement avec les listes similaires, à propos de la stèle d'Abnib(ci-avant,même chap., § II, A), de sorte qu'il est inutile d'y revenir.
Tout ce qu'on vient de voir sur les inscriptions du tombeau de Rahotep peut se résumer, au point de vue des con clusions historiques, de la manière suivante. Les titres sont, en grande majorité, apparentés avec ceux des monuments du début de la période memphite précédemment examinés (période des stèles en pierre au fond d'une chambre en briques) et ceux qui appartiennent à Khoutaa, mais plusieurs circonstances des inscriptions et des représentations rapprochent nettement Rahotep de la période des tombeaux memphites ordinaires de la IV' à la VI* dynastie; les plus caractéristiques concernent : 1" le tableau carré de la stèle du fond de la chambre de Nofrit, qui est composé, non à la manière de ceux de la période antérieure (Abnib, Tetiankhni, Nofir, Khabiousokari), mais comme ceux du temps de Kheops; 2° l'apparition de la formule memphite du « royal don d'offrande », ici « don d'offrande de par Anubis ». Ces symptômes de nouveauté sont encore absents, comme nous allons voir, du tombeau voisin de Nofirmat, qui se manifeste, malgré de grandes analogies, comme sensiblement antérieur; chez Nofirmat, cependant, comme chez Rahotep, de vastes parois sont déjà couverles par les représentations, bientôt habituelles, des scènes de la vie ordinaire et de l'apport des offrandes; mais cela ne peut être considéré comme un caractère chronologique distinct de ceux déjà observés, car l'existence de ces tableaux est une conséquence de celle d'une chambre entièrement revêtue en pierre.
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