‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 69 sur 163 · Voir phis haut, p. 129 et suiv · texte numérisé non relu

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2. // Tint., IV. 5 : 2ù Se vfjcps ht Trâat, xcf/oTrâÔTiaov, spYOV TZQ''.i\ao^i eùayysXtaxoî), TTjV Sia/.ovtav aou TrX-fjpocpôpiQffov. — Ce qui est dit ici de Timothée s'applique évidemment aussi à Tite.

3. // Tim.^ I. 12. C'est ainsi que je traduis les mots : xao TrsTrctcrjjiai o-zi ouvxtÔç SŒ-ct T-fjv TCxpaOrjxïiv fzou cpuXdc^aie'.ç szsîvïjv tt^v -fjiJLÉpav. Le dépôt de Paul, ce n'est pas une valeur qui a été déposée par lui, — ce qui n'aurait aucun sens, à moins de viser les mérites que l'apôtre aurait pu s'acquérir en vue du jugement par ses souffrances pour la cause de l'Évangile; idée -absolument contraire à la doctrine paulinienne. Il s'agit du trésor qui a été déposé chez lui, c'est-à-dire de l'Évangile. Paul l'a reçu du Christ et, quel que soit le sort dont il soit menace, il a l'assu-

» le type' des paroles salataires que tu as entendues de moi; » veille sur le bon dépôt avec l'aide du Saint-Esprit qui » habite en toi. » (// 2Ym., i. 11-14.)

Les trois épîtres en entier sont le développement de cette pensée fondamentale de l'auteur ^ Paul a reçu du Christ le dépôt de l'Évangile. 11 est mort avant le retour glorieux du Christ; mais, avant de mourir, il a transmis le précieux dépôt qui lui était confié à son disciple le plus intime et le plus sûr, à son compagnon d'œuvre le plus fidèle, à Timothée, et il l'a préparé à cette tâche glorieuse en lui adressant les instructions qui lui permettront de l'accomplir et les exhortations qui élèveront son âme jusqu'à la hauteur de sa mission. Ces instructions et ces exhortations sont consignées dans les lettres que le rédacteur écrit sous le nom de l'apôtre Paul.

Au milieu des nombreux enseignements qui se disputent la faveur des fidèles, il s'agit, en effet, de distinguer ceux qui sont authentiquement chrétiens, ceux qui remontent vraiment à l'apôtre, fondateur de ces églises asiatiques, et, par son intermédiaire, au Christ. Or, ces enseignements qui, seuls, doivent être reconnus comme salutaires, ce sont ceux qui émanent de Timothée (ou qui sont répandus sous le couvert de son nom), parce que l'apôtre l'a expressément désigné comme son successeur, comme le dépositaire de son

ranee que ce trésor ne périra pas. Cela prépare le transfert de ce dépôt à son disciple le plus intime, au v. 14. — Les mots « jusqu'à ce jour-là » désignent le jour prochain de la parousie; voir dans Holtzmann, O. c., p. 395, les nombreux parallèles des évangiles.

1, 'rTTox'jTCWfftv, c'est-à-dire le modèle, l'original, le type; cfr. / Tim., 1. 16, où la miséricorde du Christ pour l'apôtre pécheur est présentée comme uTroxuTicùfftç de ce qui est réservé à tous les autres qui auront la même foi.

2. La première Ép. à Timothée se termine parla même pensée: « O » Timothée, veille sur le dépôt, détourne-toi des discours creux et profanes » et des objections de la gnose à tort ainsi nommée, dont quelques-uns » font profession, ce qui les a détournés de la foi ! » (vi. 20-21.)

évangile. Aussi rien n'est-il épargné par l'auteur des Pastorales pour bien établir cette garantie essentielle. Timotliée a reçu le don de Dieu, c'est-à-dire l'esprit de force, d'amour et de sagesse, par l'imposition des mains de Paul lui-même et des anciens, en vertu d'une inspiration de l'Esprit^. Il est l'enfant légitime de PauP. Il prêche ce qu'il a entendu enseigner par son maître en présence de nombreux témoins, qui peuvent lui servir de garants'. La science non plus ne lui manque pas; il a été nourri dès sa plus tendre jeunesse do la connaissance des Écritures, et il sait de qui il tient la vérité *. Il a reçu de Paul non seulement la bonne doctrine, mais encore l'exemple de la foi, de la longanimité, de la charité, de la constance dans les persécutions et dans les souffrances ^ Il faut, en vérité, y mettre de la mauvaise volonté pour ne pas s'incliner devant une autorité aussi bien fondée.

1. II Tim., I. 6. « Le charisme de Dieu qui est en toi par l'imposition de mes mains, » et 7; cfr. / Tim., iv. 14, « le charisme qui t'a été » donné par inspiration prophétique avec imposition des mains du )) collège des presbytres » (cfr. i, 18). Les deux passages ne s'accordent pas entièrement. Le second renchérit sur le premier, sans doute par suite de quelque considération ecclésiastique. C^est l'imposition des mains par Paul qui importe ici, puisque c'est la consécration de Timothée par l'apôtre lui-même qu'il s'agit de garantir. — L'imposition des mains dans les Pastorales comme dans les Actes apparaît comme la forme normale et presque nécessaire de la transmission du Saint-Esprit (voir plus haut, p. 51-52). Le cours du Saint-Esprit est déjà canalisé dans ces écrits. A l'action spontanée et libre de l'Esprit qui souffle où il veut, ces auteurs de môme famille substituent son action organique et en quelque sorte hiérarchique, sans doute par opposition à l'individualisme prophétique.

2. / Titn., I. 2 (YVTidttp ikvqj); cfr. 18; // Tim., i. 2, et Tito, i. 4. ' B. II Tim., II. 2; cfr. I Tim., vi. 12: « Il a fait une belle confession en présence de nombreux témoins. »

4. // Tim.., III. 14-15; cfr. / Tim., iv. 6 : « Nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine. »

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