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ïè punissent. Ges punitions ont lieu ici- bas : les âmes des morts sont = sous terre, dans des lieux sombres, menant une vie morne et 0. triste, fort ressemblante au néant. On réussit quelquefois à les évo- 72
quer de là. YŸ a-t-il une différence dans leur sort, selon qu'ils ont. été plus ou moins criminels, plus ou moins innocens? La tendance vers l’idée de récompense et de châtiment d’outre-tombe est bien. plus prononcée chez les Hellènes que chez les Israélites. On mn à :
CE NUNEIN
justice s'exerce IC1- no et que l Hellène se consolera He plus is . D lement des iniquités du monde avec les rêves du Phédon. CET: Israël à donc eu son recueil épique comme la Grèce, dans ce
livre primitif des chants et des gestes héroïques, dont certaines par- N ties, conservées dans les He postérieurs, ont fait la fortune Hittéraire de la Bible. Répondant à un même idéal, la Bible et Homère fie i, ne se sont pas supplantés. Ils restent les deux pôles du monde poétique ; les arts plastiques continueront indéfiniment d'y preber leurs sujets; car le détail matériel, sans lequel il n’y a point d'art,
y est toujours noble. Les héros de ces belles histoires sont des ne. adolescens, sains et forts, peu superstitieux, passionnés, simples A Fet grands. Avec les récits exquis de l’âge patriarcal, ces tn. M
héroïqu du temps des Juges, ont. fait Je de dela Bible. Lés ir narr teurs des époques postérieures, les romanciers hébreux, les | agadistes, même les narrateurs chrétiens, les évangélistes par: tre U exemple, prendront tous leurs couleurs sur cette palette magique: Les deux grandes sources de la beauté inconsciente et imperson- . nelle ont été ainsi ouvertes à peu près en même temps chez les Aryens et chez les Sémites, vers 900 ans avant Jésus - Christ, Depuis, on en a vécu. L’ histoire littéraire du monde est l’histoire | double courant qui descend des homérides à Virgile, des con- . teurs bibliques à Jésus ou, si l’on veut, aux évangélistes. Ces vieux contes des tribus patriarcales sont restés, à côté de l'épopée grecque, le grand enchantement des âges suivans, formés pour l’esthétique d’un limon moins pur.
Arrêtons-nous pour aujourd’hui à cette première étape littéraire d'’Is- …raël. Nous venons de voir les souvenirs légendaires de l’âge patriarcal “et les souvenirs héroïques de la conquête de Chanaan, du temps des + Juges et de la royauté naissante, se fixer, vers 900 ans avant Jésus- ‘Christ, en deux écrits dont nous possédons encore des parties éten- … dues. Ges deux écrits paraissent avoir été rédigés dans les tribus du Nord, probablement en quelqu’une des villes antiques d’Éphraïm. ‘L'un (1) Pneus mythologique de l'humanité primitive, puis celle à d'Isaac, de Jacob, de Joseph; nous le voyons «percer en quelque sortus le texte actuel, souvent alangui, de laGenèse. L'autre était le ZaschMou le livre des Guerres de Iahvé, l'épopée de là nation, expressément chée dans l'Hexateuque et dans les livres dits de Samuel. Ces œuvres exqnises et parfaites, à la manière des poèmes homériques de la Grè@, n’étaient point encore des livres : sacrés. Quoiqu’ils fussent l’érgfente expression du génie d'Israël, | ce n'étaient. pas des livres tell8ent propres à ce peuple que les nations congénères, tels que Moaï@tdom, Ammon, n’en eussent de At semblables. Il y a peut-être eu un $#; ae Milkom, un Sépher milhamot Kamosch, Ammon et Moab ayant eu leurs souve- ke. nirs héroïques comme Isr aël, et ayant eu, comme Israël, l'habitude -.de rattacher ces souvenirs à leur dieu national. Comment ces récits yniques et guerriers d'une petite nation syrienne sont-ils devenus lelivre sacré de tous les peuples? C'est ce qu'il s'agit maintenant .d expliquer. Nous touchons ici au nœud même de l’histoire d'Israël, à ce Qi constitue son rôle à pis à ce, FAC range parmi les unica -de l’histoire de l'humanité... gi) pa] Le *