‹ Les origines de la civilisation [microforme]Chapitre 11 sur 108 · A SN · texte numérisé non relu

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MARIAGE ET PARENTÉ. 73 «effets personnels), et ses parents sont tenus de rem- « bourser les douze dollars; mais on les réclame rare- «ment. Ce mode de mariage est sans contredit celui «qui se rapprcche le plus de nos idées ; les chefs du «pays de Rejang ont formellement consenti à léta- «blir dans tout le pays soumis à leur autorité ct l’'in- «fluence des prètres malais contribuera à faire effi- «cacement exécuter leurs ordres. »

Il est inutile de décrire particulièrement le Jugur.

Les Arabes Hassaniyeh ontune forme demariige extrèmement curieuse, qu'on pourrait appeler le marage « aux trois quarts ; » c’est-à-dire que la femme est légalement mariée trois jours sur quatre, et que le quatrième elle est parfaitement libre de faire ce qui lui plait.

A Ceylan, il y a deux sortes de mariages, le Deega et le Beena. Par le Deega, la femme se rend à la hutte de son mari ; par le Beena, l’homme va habiter la hutte dela femme. En outre, selon Davy, les mariages à Ceylan sont provisoires pendant quinze jours ; à l’expiraton de ce délai, on les confirme ou on les annule (1).

Une coutume fort singulière existe chez les Reddies (2) de l'Inde méridionale : « On marie une jeune «femme de seize à vingt ans à un gamin de cinq ou «six ! Puis, elle s’en va vivre avec quelque autre «homme, un oncle ou un cousin maternel ordinaire- «ment, car il ne lui est pas permis de former une «liaison avec les membres de sa famille paternelle ; «quelquefois mème elle va vivre avec le père de son

(1) Davv, Ceylan, p. 286.

(2) Shortt, Trans. Ethn. Soc., nouvelle série, vol. VII, p. 194,

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