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Langages. Père. Mère.
Minnetarees.. , .,,..,,.,,. tantai, .... Eeka. Choctas (Mississipi). . . . . . . aunkke . . .. iskeh. Caraibes + 4... 0 se 0 0 Dabes. : à, bibi, Uainamben (Amazone) . . ... pai...... ami.
Gobeu es eue ses Dal +. ipeko, Tucano, . .,..,,,..,+. pagui..,,.. Imaou.
PARA à one notée DM + ce “HAN BAMIWAS 4 4 4 0 + Opadlos : + + + nadjo, PAG une 640 0.000 +0 MBA + « MéMi,
Aïnsi donc, puisqu'il est prouvé que les sons les |
plus faciles qu'un enfant puisse prononcer, signifient #
père etmère danslemonde presque tout entier ; quela racine «ba» ou « pa » indique baby aussi bien que père; que dans quelques cas les sons usuels sont renversé, comme, par exemple, dans le géorgien, où « mama » signifie père,etc«dada», mère, et à Tuluva, où camme»4 signifie père, et « appe », mère; qu’en outre chez quel-ÿ ques tribus australiennes les combinaisons du son « mar » se trouvent dans le mot signifiant père, ct} « bar » dans celui signifiant mère ; nous pouvons. je
crois, admettre sans craindre de nous tromper que lel verbe sanscrit « pa », protéger, vient de e pa», pire} et non pas vice versa.
Peu d’études seraient plus intéressantes que celle des dérivations successives de ces racines originelles pour en arriver à nos langues actuelles. Le professeu Max Müller, dans ses « Conférences sur le langagc »} a admirablement traité ce sujet, et je regrette que l'espace ne me permette pas de le suivre dans lousk les développements qu’il lui a donnés. Cependant,il décline d'exprimer une opinion quant à la formatioi
de ce théor n'en.
« NO «pr «lum «Traci «rale ment laines Là est Là, que «1 «par Qau mn cprem «jours « Mais etait Cincap «de l’I Il dit CEt me (quelq «impor «peuve (Cines «Com
(1) Scienc (?) Loc, c (3) Loc, «
Mire.
Eeka.
iskeh.
bibi. ami.
ipako.
, maou.
. naca, . nadjo.
. memi,
e les sons les!
acer, signilient sentier ; que la
bo
[bien que père; sont renversés, 1, OÙ « MAMA»
va, Où camme» ÿ utre chez quelaisons du son ifiant père, cù us pouvons, je!
tromper que lel e «pa», père,
antes que celle nes originelle . Le professett r le langagc 1 e regrette que ivre dans touss * Cependant, à La formation
LANGAGE. 493 de ces racines originelles. Il rejette ce qu'il appelle Les théories (1) pooh-pooh et bow-wow (qui en réalité n'en font qu’une), et remarque que « la théorie que «nous suggère l'analyse du langage, faite selon les «principes de la philologie comparée, leur est abso- «lument contraire. Nous finissons par remonter aux «racines et chacune d'elles exprime une idée géné- «rale et non pas une idée indiviauelle. » Mais comment ces racines furent-elles choisies? Comment certines choses furent-elles indiquées par certains sons ? Là est toute la question.
Là, le professeur Max Müller s’arrête. Il admet (2) que «rien ne serait plus intéressant que de connaitre, «par des documents historiques, le procédé ezxaci «au moyen duquel le premier homme prononça ses «premiers mots, et d’être ainsi débarrassés, pour toujours, de toutes les théories sur l’origine du langage. « Mais cette connaissance nous est refusée. Et s’il en «(taitautrement, il est fort probable que nous serions «incapables de comprendre ces événements primitifs «de l’histoire de l'esprit humain. »
Il dit, cependant, dans son dernier chapitre (3) : (Et maintenant, je crains qu’il ne me reste plus que «quelques minutes pour aborder la question la plus «importante de notre science : Comment les sons Cpeuvent-ils exprimer la pensée? Comment les ra- «anes devinrent-elles les signes d'idées générales ? (Comment l’idée abstraite de la mesure en vint-elle (l) Science of language, p. 378,
@) Loc, cit., p. 346.
(GB) Loc, cit., p. 386,
« à être exprimée « par mà » ? Pourquoi « gà » sieni- « fie-t-il aller; « sthà » se tenir debout; « sad » s'as- « seoir; « dà » donner; « mar » mourir; « char » « marcher; « kar » faire? J'essayerai de réponure « aussi brièvement que possible. Les 400 ou 500 ra- « eines qui resteut comme les éléments constitulifs « des diflrente… fanilles de langues ne sont ni des «interjecti0u:. n° des imitations. Ce sont des types « phonétique: prodvits par un pouvoir inhérent à la « nature humaine. iis cxistent, comme dirait | ;aton, « par nature »; quoique nous devions ajouter avec Pla- « ton que quand nous disons par nature, nous vou-
« lons dire par la main de Dieu. Une loi presque uni- #
« verselle dans presque toute la nature veut que tout «ce qu'on frappe résonne... L'homme, dans son
« état primitit et parfait, avait non-seulement, comme | « l'animal, le pouvoir d'exprimer ses sensations par À « des interjections, et ses perceptions par des ono- | « matopées. Il possédait en outre la faculté de donner 4 « une expression plus articulée aux conceptions nee | « turelles de son esprit. Cette faculté n'était pas son
« ouvrage. C'était un instinct, un instinct de l'esprit, 4 « aussi irrésistible que tous les autres instincts. Le &
« langage, en tant qu’il est la production de cet m- « stinct, appartient au royaume de la nature. »
Cette réponse, quelque éloquente qu’elle soit, ne me $ satisfait qu’à demi. D’un côté il me paraît que nousi avons, pour quelques racines, tout au moins, donné une $ explication satisfaisante. Le professeur Max Müller (1)}
(1) Science of language, p. 363.
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e gà » signi- admet, d'ailleurs, qu'il y a « quelques noms tels que « sad » s'as- «coucou », parexemple, cui proviennent évidemment ir; « char » «de l'in tation d’un son. Mais, ajoute-t-il, les mots de de répondre «cette espèce resse mbient aux fleurs nruficielles, ts | O0 ou 500 ra- «mont :as ‘ic racines. Frappés de stérilité, ils ne s constitulifs «peuvent exprimer que l'objet qu'ils imitent. Si vous » sont ni des 4 « vous rappelez la variété de dérivatifs qu'on a pu nt des types « former avec la racine spac, voir, vous comprendrez inhérent à la «immédiatement la différence qu'il y a entre la fabrilirait | :aton, «cation d’an mot tel que « coucou » et la croissance uter avec Pla- 4 « naturelle des mots.» Nous avons démontré que de re, NOUS VOU- semblables racines, loin d’être stériles, portent au conpresque uni- @4 taire beaucoup de fruits. Il fant toujours nous rapveut que tout peler, d'ailleurs, que le langage des sauvages est ime, dans son 4 «xtrèmement pauvre en termes abstraits. ment, comme À Les vocabulaires des différentes races présentent un sensations par @ sand intérèt, puisqu'ils nous permettent de juger la par des on0- @J sondition sociale de ceux qui les emploient. Ainsi, ilté de donner @ nous nous faisons une triste idée de l'état moral et de bnceptions nèe D à vie de famille des tribus qui n'ont aucun terme était pas son À affectueux. Les Hos de l'Inde centrale, selon le colonel et de l'esprit, @ Dalton (1), ne connaissent pas les termes d'affection. instincts. L°ÆS Le langage des Algonquins, un des plus riches de
PARA «aimer », et quand Elliot, en 1661, traduisit la Bible Ile soit, ne me
A ? ä ' . x ; a rait que nous® liens Tinné, de l’autre côté des montagnes Rocheuins, donné une |
dans ce langage, il fut forcé d'en inventer un. Les In-
“s, n'avaient pas de terme équivalent à «cher » ou
Là | /
que A LA MR E +. de ; Max Müller (L)@ «bien-aimé. » « J'essayai, dit le général Lefroy, de
1} Trans, Ethn. Soc. Nouvelle série, vol, VI, p. 27.
h26 ORIGINES DE LA CIVILISATION,
« rendre cela intelligible à Nanette en supposant une « expression telle que « ma chère femme, ma chère « fille. » Quand enfin elle eut compris, elle me répondit « avec beaucoup d’emphase : « l disent jamais çà; r « disent » ma femme, ma fille.» Les Kalmouks et quelques insulaires du Pacifique n'ont aucun mot pour dire « merci. » Lichtenstein (1) cite, comme un exemple remarquable de l'absence totale de civilisation chez les Bosjemans, le fait » qu'ils n’ont pas de noms pro- « pres et qu'ils ne paraissent pas comprendre qu'il
« leur manque quelque chose pour pouvoir distinguer |
« un individu d’un autre. » Pline (2) cite le même fait chez une race de l’Afrique septentricaale. Freycinet (3) affirme aussi que dans quelques tribus australiennes
les femmes ne portent pas de nom propre. Je suis dis. 1
posé, je le confesse, à douter de ces assertions et à attribuer plutôt l’absence de noms propres aux curieuses superstitions dont j'ai déjà parlé (p.167), superstitions qui empêchent des sauvages de dire leurs vrais noms à des étrangers. Les tribus brésiliennes, selon Spix et Martius, possèdent des mots pour indiquer les différentes parties du corps et les animaux et les plantes qu'ils connaissent bien, mais les termes tels que «couleur,ton, sexe, genre, esprit, » ete., leur font absolument défaut.
Selon Bailey (4), le langage des Veddahs (Ceylan)
« est très-pauvre. Il ne contient que les mots absolu-
@) Vol. 1, p. 119; vol. IT, p. 49.
(2) Nat. Hist., Liv, V. s, vur.
(3) Vol. IT, p. 749.
(4) Trans, Ethn, Soc, Nouvelle série, vol. IT, p. 228, 300.
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Selc Feu n rarem nale u chène.
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‘haque plus de « dur, Mart «les C «idées «idées «sexe, « géné | «des i « dansd Cceptic (avoir
posant une ma chère 1e répondit mais Ch; l uks et quelot pour dire & un exemple À sation chez noms proendre qu'il r disunguer | e même fait rreycinet (J) ustraliennes
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, Je suis disertions et à
res aux Cü- &
p.167), sue dire leurs brésiliennes, s pour indiles animaux is les termes t,» ete., leur
lahs (Ceylan)
mots absolu- À
« ment nécessaires à la description des objets les plus «frappants, qui entrent dans la vie journalière du «peuple lui-même. Leur dialecte est si grossier et si € primitif qu’il faut employer les périphrases les plus | «singulières pour décrire les actions et les objets les «plus ordinaires de la vie. »
Selon les missionnaires, les habitants de la Terre de Feu ne possèdent pas de termes abstraits, On trouve rarement dans les langages de l'Amérique septentrionale un terme suffisamment général pour indiquer un chène. Ainsi le langage des Choctaw possède des mots pour indiquer le chêne noir, ie chène blanc, le chêne rouge, mais aucun pour indiquer un chène et encore moins un arbre.
Les Tasmaniens n’ont pas de terme générique siœifiantarbre, quoiqu'ils aient des mots pour indiquer chaque espèce d'arbre en particulier; ils n’ont pas non plus de termes pour exprimer les qualités telles que «dur, doux, chaud, froid, long, court, rond, » etc.
Martius remarque qu’on «chercherait en vain chez «les Coroados (Brésil) des mots pour exprimer les «idées abstraites telles que « plante, animal, » et les «idées plus abstraites encore de couleur, de ton, de «sexe, d'espèce, etc. On ne trouve chez eux quelque «généralisation d'idées que dans l’emploi fréquent «des infinitifs des verbes « marcher, manger, boire, «danser, voir, entendre, » etc. N'ayant aucune con- «ception des lois générales de la nature, ils ne peuvent «avoir de termes pour Les exprimer (1). »
(1) x et Martivs, Travels in Brazil, vol. Il, p. 253.
à La partie la plus intéressante, peut-être, de l'étude ti
des langages est celle qui se rapporte au système de dk
la numération. Quelle preuve plus frappante, d'ail- ï
leurs, de l’infériorité mentale de tant de races sau- #3
vages que le fait certain qu'ils ne peuvent même pas "
compter les doigts d’une seule main ? LA
Selon Lichtenstein, les Bosjesmans ne pouvaient pas FM | compter au delà de deux; Spix et Martius constatent 1 | le même fait chez les Indiens du Brésil. Les habitants cd | du cap York, en Australie, comptent comme suit : cl Un Netat. he
Cu
Deux Naes.