‹ Les origines de la civilisation [microforme]Chapitre 7 sur 108 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Les traces d’art les plus anciennes qu’on ait encore découvertes, appartiennent à l’âge de la pierre, à une époque si éloignée que le renne abondait dans le sud de la France, et que probablement, quoiqu’on ait quelques doutes sur ce point, le mammouth lui-même v’avait pas encore entièrement disparu de ces régions. Ces œuvres d’art sont quelquefois des sculptures, si on peut s'exprimer ainsi, quelquefois des dessins ou des ciselures, entaillés sur un os ou sur une corne, avec la pointe d’un silex.

Elles offrent un intérèt tout particulier, et, parce que ce sont les œuvres d’art les plus anciennes qui

nous soient connues, plus anciennes qu'aucune des Mslatues égyptiennes, qu'aucun des monuments asyriens, et aussi parce qu'elles indiquent une habicté considérable. IL y a, par exemple, un certain alent dans le groupe de rennes représenté ci-dessous Nig. 1), copié sur un spécimen dans la collection du pnarquis de Vibraye. Le mammouth (pl. I) représenté

ci-contre, quoique moins artistique, est peut-être encore plus intéressant. Il est gravé sur un morceau de défense À de mammouth, trouvé dans la caverne de la Madelaine, £ dans la Dordogne.

Un fait à remarquer, c’est que nous trouvons à d'assez bons dessins d'animaux, datant de l’âge de la pierre, et que ces dessins disparaissent presque enticrement dans la période de l’âge de la pierre polie M et pendant l’âge du bionze, et que, pendant ces deux |

Fig. 1. Groupe de rennes.

dernières epoques, l’ornemeutation consiste uniquement en différentes combinaisons de lignes droites et courbes, et en dessins géométriques. C’est là, je crois, la preuve d’une différence de race dans ka population de l’Europe occidentale à ces différentesk époques. Ainsi, à présent, les Esquimaux sont asse} bons dessinateurs (Voir fig. 2-4), tandis que lLuk Polynésiens, beaucoup plus avaucés sous d’autreshi rapports, et fort habiles pour leur parure et l'orf

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nementetion de leurs armes, ne savent dessiner ni les animaux, ni les plantes. Leurs tatouages, par exemple, et les modèles de leurs armes, sont, comme les ornements de l’âge du bronze, empruntés presque tous à la géométrie. Les représentations d'animaux et de plantes ne manquent pas, il est vrai, absolument; maïs, toutes les fois qu’ils les essayent, soit en dessins, soit en sculptures, elles sont toujours grossitres et grotesques. C'est tout le contraire chez ies Esquimaux. Nous ne trouvons chez eux aucune de ces gracicuses spirales, aucun de ces dessins géométriques, qui caractérisent la Polynésie; mais leurs armes sont souvent couvertes de figures d'animaux et de scènes de chasse, Beechey (1) décrit ainsi les armes des Esquimaux de la petite ile Hotham :

« Ils gravent sur leurs armes et beaucoup d’autres « instruments, une variété de figures d'hommes, de

« bêtes, d'oiseaux, etc., ayant une vérité et un carac-

« tère, qui prouvent que cet art est commun parmi

«eux. Ils représentent ordinairement les rennes en À

«troupeau; dans un de ces dessins, un homme les « poursuit, il porte des souliers à neige; dans un au- «tre, il s’est approché plus près de son gibier, et «tend son arc. Un troisième représente la manière « de prendre les veaux marins avec une peau gon- « flée du même animal comme amorce; cette peau est

« placée sur la glace, et non loin se trouve l’homme, |

« couché sur le ventre, armé d’un harpon et prêt «à frapper l'animal dès qu'il paraîtra. Un autre

(1) Narrative of a Voyage to the Pacific, vol, T, p. 251,

«en trail «enfin, «ment a « dessins « leure id «qu'on « par sigr ques-uns mens prés Ashmoléen

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(1) Tents of the :

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ART ET ORNEMENTS. 39 «en traîneau tire après lui un veau marin; plusieurs «enfin, harponnent des baleines, blessées précédem- «ment avec des flèches. En comparant ainsi ces « dessins l’un avec l’autre, on se fait une bien meil-

NE « leure idée de leurs habitudes et de leurs coutumes

«qu'on ne pourrait s’en faire en les interrogeant « par signes. » Les figures 2-4 représentent quelques-uns de ces dessins; ils sont copiés sur les spéeimens présentés par le capitaine Beechey au musée Ashmoléen à Oxford.

Hooper (1) a vu aussi des dessins chez les Tuski ; il parle surtout « d’une peau de veau marin qui avait «été tannée et parfaitement blanchie, ornée tout

à «entière de peintures représentant des hommes, des

«bateaux, des animaux, une pèche à la baleine, etc.:

Lune grande curiosité, » ajoute-t-il.

Nous pouvons espérer, je crois, qu’on finira par trouver dans nos cavernes des dessins, qui nous permettront de connaitre un peu les habitudes de nos ancétres dans l’Europe occidentaie ; qui nous indiquevont, par exemple, si leurs rennes étaient à l’état domes-

Mique, ou à l’état sauvage. Toutefois on n’a trouvé

jusqu'à présent que de simples figures d’animaux, quine viennent rien ajouter aux preuves que l’on peut rer des instruments eux-mêmes, sur lesquels elles

ont gravées.

Mais bien que nous trouvions des œuvres d’art, ort s'mples, il est vrai, mais fort intéressantes cependant, dans des temps très-reculés et chez des

(1) Tents of the Tuski, p. 65.

peuples très-sauvages, il y 8 aussi d’autres races qui en sont absolument dépourvues.

soient capables de faire de grossiers dessins représentant des animaux, etc, d’autres au contraire, selon

« les représentations artistiques les plus claires. Je « leur ai montré un grand dessin colorié, repré. « sentant un indigène de la Nouvelle-Hollande; l'un

« un, su: une douzaine qu'ils étaient là, qui comprit

« Ils peuvent vrriver à comprendre un grossier des

« plus petites. Ainsi, pour leur donner l’idée d'n « homme, il faut faire la tête démesurément g. nde

Kibalans de Formosa leur montra un exemplaire dk

« les illustrations les plus frappantes, qu’ils ne parair « saient pas comprendre. »

Denham, dans ses « Voyages dans l'Afrique cen trale,» raconte que Pookhaloom, homme cependa ‘ort intelligent, reconnaissait assez facilement le

ures, mais ne pouvait comprendre un paysagt

ne pus, dit-il, arriver à lui faire comprendi 1e représentait la gravure de la tempète de ve

Ethn, Soc., nouvelle série, vol, LIT, p, °27, ', VI, p. 139.

Ainsi, bien que quelques tribus Australiennes |

Oldfied (1), « semblent incapables de comprendre BR

pi

« déclarait que c'était un vaisseau, un autre un Kan-f « garou, et ainsi de suite. Il ne s’en est pas trouvik

« que le dessin avait quelque rapport avec lui-même. bs

es

« sin dans lequel on exagère beaucoup les parties les

Le docteur Collingwood (2) se trouvant chez l«$

l’Z{lustration de Londres, et il nous dit « qu'il lui fil « impossible de les intéresser, en leur montrant mêni

« et de « par le « vure le « positioi «tout à « dre un « représe « grande «— Mer « d'abord « de l'épé «nant les «dre? (1° Les Caf les dessin:

En un mo semblent affaire d’a absolumer certainemt et cepende et les repr ractères de Les Cafr d'animaux cès, Les souverit, a ches et d'a:

Quant a

(1) Denham,

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ique cen cependai ement le à paysagt pmprendn te de vel

« et de sable dans le désert, si bien rendue cependant « par le dessin du capitaine Lyons; il regardaitla gra- «vure le haut en bas; deux fois je la replacai dans la «position exacte : « Pourquoi faire? s’écria-t-il, c’est «tout à fait la même chose.» Je pus lui faire compren- « dre un dessin représentant un chameau et un autre «représentant un homme; à cette vueil exprima une « grande agitation et un grand plaisir : « Gieb! gieb!» « — Merveilleux ! Merveilleux ! Les yeux attirèrent « d'abord son attention, puis les autres traits; à la vue «de l'épée il s’écria : « Allah ! Allah!» et en discer- «nant les fusils il dit de suite : « Où est la pou- «dre? (1) »

Les Cafres ont aussi grande difficulté à comprendre les dessins ; la perspective est lettre close pour eux. En un mot, l'Afrique centrale et l'Afrique méridionale semblent être fort en arrière pour tout ce qui est affaire d’art. Cependant les Nègres ne manquent pas absolument d’idées dans cette direction. On ne peut certainement pas appeler leurs idoles des œuvres d'art et cependant elles représentent souvent des hommes et les représentent quelquefois en indiquant les caractères de la race nègre avec une grotesque fidélité,

Les Cafres aiment à tailler dans le bois, des figures d'animaux et de plantes et le font avec quelque succès. Les manches de leurs ustensiles représentent souvent, avec assez de fidélité, des girafes, des autruches et d’autres animaux.

Quant aux Bosjesmans, nous ne savons trop que

(1) Denham, Travels in Africa, vol, I, p. 167.

penser. Quelques voyageurs nous diseat qu'ils n’ont aucune idée de la perspective, qu’ils ne peuvent pas comprendre comment on peut représenter une surface courbe sur une surface plane ; d’autres au contraire affirment qu’ils reconnaissent facilement les dessins d'animaux et de fleurs. Les Chinois, si avancés sous tant d’autres rapports, ont, comme nous le savons, fort peu d'idée de la perspective.

Il est plus que probable que pendant l’âge de la pierre aucune race d'hommes n'avait atteint l’art de communiquer les faits au moyen de l'écriture, n’en était même arrivé au système bien plus grossier des hiéroglyphes; et ce qui, aujourd’hui, cause le plus d’admiration aux sauvages, c’est de voir que les Européens peuvent communiquer les uns avec les autres au moyen de quelques lignes, tracées sur un morceau de papier.

Les Péruviens eux-mêmes qui, à l’époque de la conquête espagnole, avaient atteint un si haut degré de civilisation relative, n'avaient, pour retracer les événements, que le Quippu ou Quipou. Le quippu consistait en une corde d'environ deux pieds de long à laquelle pendaient, sous forme de frange, des fils de différentes couleurs. Ces fils portaient des nœuds, d’où le nom quippu, signifiant un nœud, Ces nœuds servaient de chiffres; les différentes couleurs des fils avaient aussi une signification. Cette singulière méthode de mnémotechnie se retrouve en Chine et en Afrique. Ainsi (1), «les caractères chinois primitifs,

(3) Astley, Collection of voyages, vol. IV, p, 194,

«avant le « talent e + « dont cha | « et qu’on « existent « appelée lc qui hab « ture que « de petite « boules, 4 Mi « leurs con drah (1), À nous dit-on «tes corde « Ces corda | « tions sau ble que fair venir de qu : dans notre I qu'employai Le systèn dit, un imn pas entre | telles que c et la repré Esquimaux Sct je ne sac eu l'idée d les Esquima

(1) Astley, loc.

; n’ont nt pas surface ntraire dessins és SOUS avons,

de la l’art de >, n’en ier des le plus les Euautres Lorceau

de la degré cer les quippu e long des fils œuds, nœuds des fils re méet en mitifs,

ART ET ORNEMENTS. 43 « avant le commencement de la monarchie, consis- « taient en petites ficelles avec des nœuds coulants,

} « dont chacune avait une signification particulière, | « et qu’on employait pour les affaires. Ces caractères

«existent encore et sont représentés dans deux tables, « appelées /Æo-tu et Lo-shu. Les premières colonies

L« qui habitèrent Sechwen n'avaient d'autre littéra-

« ture que quelques compteurs arithmétiques, faits « de petites cordes à nœuds, imitant un collier de « boules, et dont ils se servaient pour leurs calculs et

D « leurs comptes de commerce. » Les peuples d’Ar- Qdrah (1), dens l'Afrique occidentale, ne savent,

nous dit-on, « ni lire ni écrire. Ils emploient de peti- «tes cordes à nœuds qui ont tous leur signification. « Ces cordes sont aussi employées par plusieurs na-

| « tions sauvages en Amérique. » Il n’est pas impossible que faire un nœud à son mouchoir pour se sou-

venir de que’que chose ne soit une dernière trace, dans notre Europe occidentale, de ces cordes à nœuds qu'employaient sans doute aussi nos ancêtres.

Le système des hiéroglyphes est déjà, sans contredit, un immense progrès. Cependant il n'y a qu'un

pas entre la représentation de chasses en général,

telles que celles des Esquimaux (voir figures 2-4), et la représentation d’une chasse particulière. Les Esquimaux marquent presque toujours leurs flèches et je ne sache pas qu'aucun Polynésien ait jamais eu l’idée de le faire. Ainsi, nous trouvons chez les Esquimaux un double commencement, pour ainsi

(1) Astley, loc, oit., vol, LIT, p, 71,

hk ORIGINES DE ZA CIVILISATION.

R dire, de la représentation des idées au moyen de | signes.

| Les leaux-Rouges avaient poussé fort loin cet art

| des hiéroglyphes. |

Carver nous raconte que dans une certaine occa-}

sion son guide Chipéway, craignant que les Naudo-!

| wessies, une tribu hostile, ne les rencontrassent ac-h

ll cidentellement et ne les attaquassent, «enleva l'écorce

« d’un grand arbre à l'embouchure d’une rivière, puis

« avec de la poussière de charbon mélangée à de Lk

« graisse d'ours (ce qu’ils emploient ordinairementh

«en guise d'encre), il dessina sur l'écorce la ville des|

« Ottagaumies. IL plaça à gauche un homme revêtu

« de peaux, pour représenter un Naudowessie, avec

«une ligne partant de sa bouche et allant rejoindre

« celle d’un daim, emblème des Chipéways. Après quoik

«il indiqua, encore plus sur la gauche, un canot}

« remontant la rivière, dans lequel il plaça un homme

«assis, la tête couverte d’un chapeau ; cette figure

« représentait un Anglais ou moi-même, il indiqu

« le Français qui m'accompagnait par une autre figure,

« ayantun mouchoir autour de la tête et ramant ; pui

«il ajouta plusieurs autres emblèmes significatifs,

« parmi lesquels le calumet de paix, peint sur |k

« proue du canot. Il voulait faire comprendre aux

« Naudowessies, et je suis certain qu'ils lurent sans

« difficulté ces hiéroglyphes, que quelques chefs Nau

« dowessies étaient venus trouver un des chefs Ch:

« péways, dans la ville des Ottagaumies, qu'ils ln

« avaient demandé de faire conduire l'Anglais, qui der.

« nièrement était avec eux, sur la rivière Chipéway;ll

oyen de

1 cet art

ne OCCa- A / s Naudo. . | muni | ssent ac-Ù A : ;

1 l'écorce

ière, puis | » à de hi airement ville des!

Le revêtu

ssie, avec rejoindre près quoi un canot} n homme tte figure L indiqua refigure, ant; pui nificatifs, it sur BR ———+

dre aux rent sans} hefs Nau- ,

efs Chr LEE ee FE TITI |

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qu'ils lui RECENSEMENT INDIEN , qui der: ns hipéway; ii

«qu'il © « servait « rait pas «avait à «autant Schoolc aux États art des hié La plan | indienne s Minnesota Unis par payement sentent orc D famille, me mème tote iudiquant | présente ui que la fami nes; le n° D un soleil 1 n° 22, un I 2 médecin ; + La figure 4 fameux che

DS lait Shin-ga

près du lac où tribu de gure. Les s

(1) Carver, 7

«qu'il comptait donc que le Chipéway, qui lui «servait de guide, bien qu’il fût un ennemi, ne se- « rait pas molesté par eux sur son passage, puisqu'il «avait à conduire une personne qu'ils estimaient «autant que si c'eût été un des leurs. (1) »

Schoolcraft, dans son «Histoire des tribus indiennes aux États-Unis, » consacre un excellent chapitre à cet art des hiéroglyphes chez les Peaux-Rouges.

La planche II représente le recensement d’une tribu | indienne séjournant à Mille Lac, dans le territoire de Minnesota, recensement envoyé à l’agent des Etats- Unis par Nago-Nabe, indien Chippewa, pendant le payement des annuités, en 1849. Les Indiens se représentent ordinairement par leur « totem », ou signe de | famille, mais dans ce cas comme ils avaient tous le mème totem, il désigne chaque famille par un signe iudiquant le nom commun du chef. Ainsi le n° 5 représente un chat marin et les six marques indiquent que la famille de cet individa comprend six personnes; le n° 8 représente une peau de castor; le n° 9, à un soleil ; le n° 13, un aigle ; le n° 14, un serpent ; le n° 22, un buffle; le n° 34, une hache; le n° 35, le médecin ; et ainsi de suite.

La figure 5 représente la planche tumulaire d’un ! fameux chef de la tribu Sainte-Marie. Ce chef s’appe- 2 lait Shin-ga-ba-was-sin, ou la Pierre à image; il mourut près du lac Supérieur en 1828. Il appartenait au totem où tribu de la grue, ainsi qu’il est indiqué par la fi- Sgure. Les six marques à droite et les trois à gauche

(1) Carver, Trovels, p. 418.

sont des marques d'honneur. Ces dernières représentent trois importants traités de paix auxquels il a pris part à différentes époques (1). Les marques à droite indiquent lescombats auxquels il s’est trouvé, entre autres sa présence sous les ordres de Tecumseh, à la bataille de Moraviantown où il perdit un frère.

La

Fig. 5.

Planches tumulaires indiennes (Schoolcraft, vol, 1, pl. 50).

La figure Ü représente l’adjedatig, où planche tumulaire de Wabojeeg, célèbre guerrier, qui mourut près du lac Supérieur, vers 1793. Il appartenait à lu famille où clan du renne. Ce fait est indiqué pur la figure du renne, La position renversée indique la mort, Son nom personnel, le Pécheur blanc, n'est pas

(1) Schoolcralt, Indian Tribes, vol. 1, p. 357.

indiqué.

command diculaires

blessures, re d'élan, placé rible avec ur

ART ET ORNEMENTS. k7

présen- D indiqué. Les sept traits à gauche indiquent qu'il a s il 48 commandé sept expéditions. Les trois lignes perpen-

rques à diculaires, au-dessous du totem, représentent trois trouvé, de Te-

il perdit

\À Ad

haha 4 À

> - a à a >) à n > à é QE É , dm a D). à ed ji nche tu- le > j mourut É NY + nait à la À lé pur la Ù ique la n'est pas BMblessires, reçues sur le champ de bataille. La tête |

d'élan, placée au-dessous, rappelle un combat ter- | rible aYec un animal de cette espèce.

| La figure 7 est la copie d’une lettre écrite sur écorce,

trouvée près des chutes Saint- Antoine, en 1820. | « L’écorce provenait d’un bouleau blanc, les figures

avaient été dessinées avec soin. Le n° { indique le dra-

peau de l'Union; le n° 2, le cantonnement récemment étubli à Cold Spring, sur le côté occidental des | collines, au-dessus de l’embouchure du Saint-Peter; | le n° 4, le symbole de l’officier commandant (le colonel H. Leavenworth), chargé d’une mission pacifique dans le pays des Chippewa; le n° 11, le symbole de Chakope, ou le Six, chef Sioux, qui commandait l'expédition; le n° 8 représente le second chef, ap-

son nom est le n° 10, il a quatorze cabanes. Le n°7 indique un chef subordonné à Chakope, avec treize

par le gouvernement pour aider à la conclusion de la paix. Le nom du n° 6, dont le wigwam se trouve indiqué par le n° 5 avec treize cabanes, n’est pas exprimé (1). »

Cette lettre indiquait qu’une troupe de Sioux, commandée par Chakope, et accompagnée, ou tout au moinsenvoyée, parle colonel Leavenworth, était venue dans cet endroit avec l'espoir de rencontrer les chas-

Chippewa Babesacundabee, qui trouva cette lettre, la comprit sans un moment de doute ou d’hésitation. Des explorateurs, accompagnés de deux guides In- , O

(1) Schoolcraît, /ndian Tribes, vol, [, pp. 352-3,

rang; le n°

pelé Wabedatunka, ou le Chien Noir. Le symbole de k

cabanes et un ballot de marchandises (n° 9) donné

seurs Chippewa et de conclure la paix. Le chef

diens, virent un matin, au moment de quitter leurk

bivouac p dans la di son extrém mis là pou rait passer.

Le n° { le détache

un livre, les Mde loi; le 1 marteau; le

rète. Le grot

oldats d’infa

e n° 10, port n feu sépar eprésentent euls qui ne rdinairemen Buer les homn 12 représe erte, qui con écédent et q

LuBsock, Or

ART ET ORNEMENTS. h9

bivouac pour se remettre en route, un bâton planté dans ia direction qu'ils allaient suivre, et portant à

corce,

figures son extrémité un morceau d’écorce couvert de dessins, le dra- D is là pour servir d'avis à tout autre Indien qui pourrécem- rat passer. La figure 8 représente cet avis. tal des Le n° ! indique l'officier subalterne commandant -Peter; Dj: détachement. I1 porte le sabre pour dénoter son (le co- Mans; le n° 2, le secrétaire : on l’a représenté avec n paci- Bu livre, les Indiens ayant cru que c'était un homme symbole Be loi; le n° 3, le géologue, reconnaissable à son mandait rteau; les n°° 4 et 5, des attachés; le n° 6, l’interhef, ap- 1bole de È Fe DT

Len ti à ec treize prit |

) donné |

on de la e trouve } est pas Fig. 8. Lettre indienne sur écorce.

x, com- Biprète. Le groupe de figures, marqué 9, représente sept

tout au it venue es chas-

oldats d'infanterie, dont chacun, ainsi que l'indique Me n° 10, porte un fusil. Le n° 15 montre qu'ils avaient in feu séparé et mangeaient à part. Les n° 7 et 8 Le chef Beprésentent les deux guides Chippewa. Ce sont les ettre, la Beuls qui ne portent pas de chapeau. C’est le signe tion. rdinairement employé par les Indiens pour distinides In- uer les hommes blancs des hommes rouges. Les n°* 11 ter Leur Bt 12 représentent un coq de prairie et une tortue | erte, qui constituent le résultat de la chasse du jour | écédent et qui ont été mangés au campement. L'in- | Lussocx, Orig. de la Civil. k |

clinaison du bâtou, portant ces hiéroglyphes, indiquait : fluent de |

la route suivie par la troupe et trois lignes tracées sur penchées i

le bâton, au-dessous du morceau d’écorce, la longueur EE 7, figur présumée de cette partie du voyage. Mau préside | La figure 9 donne la biographie de Wingemund, ES sssion de | fameux chef des Delawares (1). du lac Supé | Le n° 1 indique qu’il appartenait à la plus an- Len°{:

cienne branche de la tribu, qui a la tortue pour sym- Biient au cle bole; 2, est son totem ou symbole; 5, le soleil, et les Ennaires : dix lignes tracées au-dessous, dix expéditions guer- Es. l'unité rières au quelles il a pris »à t. Les figures, à gauche indiquer l’u mit-tig-oaz] [0gemagee — autre martr Mae n° 5, O-m un ours; le oisson, et le Pichef porte ea ident et une On à décor bccidentale d quelles nous ignification ; des Sauvages Omprendre c Étudions nm es sauvages Dans les races Das, 1] est vre Hommes garde De procurer, E

Fig.9%, Hiérphogiye indien sur écorce,

du dessin, représentent les résultats qu'il a obtenu dans chacune de ses expéditions, les hommes sont

distingués des femmes; les prisonniers qu’il a rame nés sont pourvus d’une tête ; les ennemis qu'il a tué n'ont plus de tête. Les figures au centre représentent

trois forts qu'il a attaqués : 8, un fort sur le læ Erié; 9, le fort de Détroit; 10, le fort Pitt, au cor

(1) Schoolcraft, vol, I, p, 368,

ART ET ORNEMENTS. 51 liquait ses sur

fluent de l’Alleghany et du Monongahela. Les lignes penchées indiquent le nombre de ses guerriers. igueur D La figure 10 représente une pélition, présentée Mau président des États-Unis, pour réclamer la posmund, session de certains lacs (8), situés dans le voisinage du lac Supérieur (10).

lus an- Le n° { représente Oshcabawis, le chef, qui apparir sym- tient au clan de la grue. Les yeux de ses co-péti- 1, et les BStionnaires sont tous reliés aux siens pour symbo-

s guer- liser l'unité de vues; et leurs cœurs au sien, pour

gauche indiquer l'unité de sentiment. Le n° 2 représente Wai-

mit-tig-oazh, dont le totem est une martre; le n°3,

Ogemagee-zhig, aussi une martre; le n° 4, une

autre martre, Muk-o-mis-ud-ains, la Petite Tortue ; |

Be n° 5, O-mush-kose, le Petit Elan, dont le totem est al

n ours; le n° 6 appartient au totem de l’homme |

oisson, et le =’ 7 au totem du chat marin. L’œil du

riche porte ea outre une ligne qui se dirige vers le pré-

ident et une autre vers les lacs (8).

On a découvert dans quelques parties de l’Europe —

bccidentale des rochers, couverts de sculptures, auxquelles nous ne pouvons encore attribuer aucune

ignification ; l'étude approfondie des hiéroglyphes |

des sauvages modernes nous permettra peut-être de À

omprendre ces sculptures. | 1

Étudions maintenant l’art appliqué à la parure, | (ll

es sauvages aiment passionnément les orr2ments, (|

Dans les races très-inférieures, les femmes n’en ont À

pas, il est vrai, mais la raison en est fort simple, les !

Mommes gardent pour eux tous ceux qu'ils peuvent

Me procurer, En règle générale, les sauvages du sud

obtenus nes sont

a rame il a tuëf ‘ésentenl r le la au Col-È

ornent leur corps, ceux du nord leurs vêtements. È | En un mot, toutes les races sauvages, qui lais- ss | sent une grande pretie de leur corps à découvert, BR | aiment à se peindre avec les plus brillantes couleurs. Le noir, le blanc, le rouge et le jaune sont leurs couleurs favorites, ou peut-être celles qu'ils se ll procurent le plus facilement. Quoique parfaitement! | nus, les Australiens de Botany-Bay n’en portaient pas moins des ornements. Ils se peignaient avec de l’ocre rouge, de l'argile blanche et du charbon; ils disposaient le rouge en larges taches, le blanc ordinairement en bandes, ou sur la figure er points, le plus souvent avec un cercle autour de cha. | que œil (1); ils se passaient dans la cloison du n«h un os, aussi gros que le doigt d’un homme et db cinq ou six pouces de long. Ce n'était pas, biel : entendu; fort commode, cela les empêchait de respirer

par le nez, mais ils se soumettaient gaiement à tou ces inconvénients dans le désir de se parer.

Ils portaient aussi des colliers de coquillages, très. L joliment coupés et enfilés, des boucles d'oreilles, del bracelets faits avec de la petite ficelle et des rein tures de cheveux humains tressés. Quelques-unkl avaient aussi des espèces de hausse-col, consistant «1h grands coquillages, leur tombant du cou sur la poitrine. Ils mettaient un grand prix à tous ces ornt-l

ments.

Spix et Martius (2) décrivent aiusi le tatouage d'un femme Coroado : «Sur la joue elle avait un cercle, th

(1) Hawkerworth, Voyages, vol. III, p. 635, (1) Travels in Brazil, vol, IT, p, 224.

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54 ORIGINES DE LA CIVILISATION. | « au-dessus de ce cercle deux traits ; au- dessous du ne: « plusieurs marques ressembiant à un M; des coin} « de la bouche au milieu de la joue, deux lignes pa- + « rallèles, et au-dessous, des deux côtés, plusieurs « bandes droites; au-dessous de ses seins et entre « eux, sur la poitrine rlusieurs segmenis de cercles « se reliant l’un à l’autre; sur chacun des bras w « serpent. Cette beauté ne portait, pour tout vête- « ment, qu'un collier de dents de singe. »

Les sauvages portent aussi des colliers et des bagues, des bracelets, des anneaux autour des chevilles, des bras et des jambes, et même autour de leur corps. Ils portent des ornements de toute espèce autour de leur corps, de leur cou, de leurs bras et de leur jambes, de leurs doigts et même de leurs doigt 2 de pied. Par leur nombre et par leur poids, ces orneBi ments doivent souvent être fort incommodes. Lichten-lk stein vit la femme d’nn chef Beetuan qui portail soixante-douze anneaux de cuivre.

La matière leur iriporte d’ailleurs fort peu : cuil vre, laiton ou fer. cuir ou ivoire, pierres, coquilh lages, verre, morceaux de bois, graines où dents, tout leur est bon. Dans l'ile du Sud-est, une des ileh de l'archipel de la Louisiade, Mac Gillivray a même vw plusieurs bracelets faits de mâchoires humaines, traversés par un os de la clavicule; d’autres voyageurs ont vu porter avec la plus grande gravité et beaucoup d’orgueil des anneaux à rideau en cuivre, des parties de serrures, des couvercles de boîtes à sar-b dines, et autres objets tout aussi impossibles.

Les dames Felatah, dans l'Afrique centrale, passeil

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